hoof a écrit :Je savais bien que j'avais oublié de développer un point: peut-on réellement tomber amoureuse d'une personne qu'on ne connaît que par correspondances?
Personnellement, je me suis longtemps dit que c'était impossible, illusoire: comment peut-on être éprise d'une personne dont on ne connait que ce qu'elle veut bien qu'on sache?
Pour le coup, je vais user de mon propre cas, qui répond plutôt bien à ce que tu dis là hoof ^^
J'ai à l'époque, rencontrée ma blonde (comme j'aime à la surnommée) sur un site web par un hasard des plus total. Nous correspondions comme on peut le faire sur ce même forum aujourd'hui, par sujets, thèmes, et un "chat" en temps réel, apprenants à nous connaître donc, que d'une façon très virtuelle. Cela à duré quelques semaines, deux peut-être trois, avant qu'elle fasse un pas de plus, en m’appelant de plus en plus régulièrement au téléphone. Les jours passent, et hormis quelques photos, le son de ma voix, et nos longs échanges sur divers sujets, elle tombe amoureuse et me l'avoue lors d'un de nos appels devenues rituels avec le temps. Pour être honnête, à cet instant, je ne sais pas vraiment comment réagir et reste bouche bée pendant un moment qui à l'époque côtoyait l'éternité. J'y réfléchis, et j'ai pas tellement le choix quelque part, dans ma tête, c'est un peu comme des feux d'artifices lancés à tout va par une bande de joyeux kangourou (pourquoi ?) bourrés (pourquoi pas ?)... Enfin bref, les jours passent, ses sentiments persistent et je reste plus ou moins perdue sans savoir quoi faire... Finalement, elle me propose de venir passer quelques jours de vacances chez moi, (j'habitai seule dans un petit appartement à ce moment là). J'accepte avec plaisir, non sans m'accabler d'une montagne de questions, peut-être deux même... Le fameux jour arrive, j'ai pris soins la veille de nettoyer l'appart de fond en comble, allez savoir pourquoi ?

Son train est prévu pour 12h16, évidement j'ai de l'avance, on se refait pas... Le train passe s'arrête, les portes s'ouvrent, les passagers descendent, et je cherche dans la foule son visage que javais pris soin de mémoriser.
La suite s'est déroulée à une vitesse astronomique, je croise son regard, et baboum... Une étreinte digne de se nom, un long, tendre et interminable baiser sur le quai au cœur de la foule. Et quand nous ne nous sommes finalement décidée à respirer, il n'y avait plus que cette voyageuse qui nous souriait alors qu'elle attendait le prochain train, je me souviendrai toujours de son expression. Bref, si avant cela je ne connaissais pas vraiment mes sentiments pour elle, une fraction de seconde aura suffit à faire définitivement pencher la balance du bon côté.
"Les barrières s’érigent, comme d’ultimes remparts voués à garder intact, ce qu’il y a de plus fragiles. Ce n’était pas arrivé depuis deux ans… Pourquoi maintenant ?"