Peut-être pas si loin...Georges a écrit :La première partie est un récit douloureux de la présence non désirée de Suzanne au couvent, la vie y est assez austère et les relations entre les soeurs quasi inexistantes. Il y a cette mère supérieure qui se prend d'affection pour Suzanne et qui, même si elle semble comprendre la rebellion et le mal-être de cette dernière, en use pour l'amener à obéir. Une belle phrase : "je suis une piètre religieuse, j'ai toujours eu la foi", impliquant que Suzanne à travers son combat arrivera à en être une très bonne. Il y a de la fascination pour Suzanne et sa volonté.
Cette fascination je l'ai ressentie chez Soeur Christine qui, par ses humiliations, tortures semble vouloir la taire. Je rejoins Clarice sur le fait que Soeur Christine vit au travers de Suzanne un combat qu'elle a elle-même perdu. Cette fascination, ce désir de rabaisser, d'humilier, de faire plier crée une tension sexuelle entre Christine et Suzanne, rien qui ne soit franc et ouvert, mais quelque chose d'assez fort pour pousser l'une vers l'autre par le truchement des sévices. (Bon, ok, sur ce coup-là je vais sans doute assez loin...)
J'ai aussi perçu une tension sexuelle lorsque soeur Christine déboule dans la cellule de Suzanne en compagnie de ses 2 sbires co-religieuses bien décidée à y trouver papier, stylo plume et encre qu'aurait dérobés cette dernière.
Devant le silence de Suzanne, soeur Christine ordonne à ses 2 sbires de la déshabiller afin de les trouver. L'opération se révèle un peu longue car la tenue de religieuse comporte un nombre infini de couches. Lorsque Suzanne se retrouve en espèce de légère chemisette longue et extrêmement transparente (on aperçoit les poils de son pubis), il est évident que soeur Christine n'avait plus aucune chance de trouver ce qu'elle cherchait...
Pourtant elle va plus loin, en demandant aux 2 sbires de tout ôter, ce qu'elles font sans se faire prier du tout du tout du tout...
Soeur Christine regarde intensément Suzanne sans faire l'impasse sur son intimité... Mais Suzanne ne détourne pas le regard et la fixe avec beaucoup d'aplomb, presque du défi.
Et c'est à partir de là que soeur Christine va aller crescendo dans les sévices qu'elle va infliger à Suzanne, la faisant devenir la paria du couvent, "l'intouchable", la privant de nourriture... j'en passe et des meilleures...
Je laisse aller complètement mon imagination, ne connaissant pas le livre, et j'ai tendance à penser que soeur Christine aurait elle-même été initiée à la sexualité par une religieuse ayant peut-être autorité sur elle et même que cette religieuse pourraît être "soeur Isabelle" en personne, mère supérieure du couvent de Saint-Eutrope...
"Soeur Isabelle" n'a-t-elle pas dit à suzanne lors de son arrivée dans son couvent, "j'ai bien connu votre ancienne mère supérieure, soeur Christine..."
Déshabiller Suzanne n'est peut-être pas chez soeur Christine lié à un désir physique mais plutôt symptomathique de ce qu'elle a pu elle-même subir. Cesser de se révolter au moment où quelqu'une a investi sa sexualité, son plaisir alors qu'elle n'était pas consentante, peut-être...
Dès lors, c'était sa dernière arme, son dernier espace de pouvoir sur Suzanne, du-moins le pensait-elle... L'echec la transforme donc en bourreau.
Devant le silence de Suzanne, soeur Christine ordonne à ses 2 sbires de la déshabiller afin de les trouver. L'opération se révèle un peu longue car la tenue de religieuse comporte un nombre infini de couches. Lorsque Suzanne se retrouve en espèce de légère chemisette longue et extrêmement transparente (on aperçoit les poils de son pubis), il est évident que soeur Christine n'avait plus aucune chance de trouver ce qu'elle cherchait...
Pourtant elle va plus loin, en demandant aux 2 sbires de tout ôter, ce qu'elles font sans se faire prier du tout du tout du tout...
Soeur Christine regarde intensément Suzanne sans faire l'impasse sur son intimité... Mais Suzanne ne détourne pas le regard et la fixe avec beaucoup d'aplomb, presque du défi.
Et c'est à partir de là que soeur Christine va aller crescendo dans les sévices qu'elle va infliger à Suzanne, la faisant devenir la paria du couvent, "l'intouchable", la privant de nourriture... j'en passe et des meilleures...
Je laisse aller complètement mon imagination, ne connaissant pas le livre, et j'ai tendance à penser que soeur Christine aurait elle-même été initiée à la sexualité par une religieuse ayant peut-être autorité sur elle et même que cette religieuse pourraît être "soeur Isabelle" en personne, mère supérieure du couvent de Saint-Eutrope...
"Soeur Isabelle" n'a-t-elle pas dit à suzanne lors de son arrivée dans son couvent, "j'ai bien connu votre ancienne mère supérieure, soeur Christine..."
Déshabiller Suzanne n'est peut-être pas chez soeur Christine lié à un désir physique mais plutôt symptomathique de ce qu'elle a pu elle-même subir. Cesser de se révolter au moment où quelqu'une a investi sa sexualité, son plaisir alors qu'elle n'était pas consentante, peut-être...
Dès lors, c'était sa dernière arme, son dernier espace de pouvoir sur Suzanne, du-moins le pensait-elle... L'echec la transforme donc en bourreau.
Tout à fait d'accord ! Avec juste un petit "mais"...Georges a écrit :J'ajouterais que j'ai vu dans ce nouveau couvent une ode au lesbianisme (Eh oui!!!).
le personnage de Thérèse très intéressant aussi, soit se relèvera "comme après" un chagrin d'amour soit pourrait devenir une future "soeur Chrisine"...
J'imagine qu'il y a tout un éventail d'autres options pour elle bien sûr mais derrière cette caricature, j'ai envie de souligner qu'entre une Suzanne à la force de caractère qui la rend capable de se refuser et des femmes religieuses qui explorent avec plaisir et liberté un lesbianisme qui les épanouie, il y a de très jeunes filles qui ne savent pas (encore?) et se laissent "abuser" dans tous les sens du terme et ne le vivront pas bien par la suite, peut-être Thérèse est de celles-ci... Bien loin d'être folle la pauvre (
), mais trompée ?
J'imagine qu'il y a tout un éventail d'autres options pour elle bien sûr mais derrière cette caricature, j'ai envie de souligner qu'entre une Suzanne à la force de caractère qui la rend capable de se refuser et des femmes religieuses qui explorent avec plaisir et liberté un lesbianisme qui les épanouie, il y a de très jeunes filles qui ne savent pas (encore?) et se laissent "abuser" dans tous les sens du terme et ne le vivront pas bien par la suite, peut-être Thérèse est de celles-ci... Bien loin d'être folle la pauvre (