[Film] Mulholland Drive

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elleUwant
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Re: [Film] Mulholland Drive

Message par elleUwant »

HAN !

Mais nan, j'me suis gourrée quelque part !
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Et c'est ainsi que Jean-Pascalin et le raton-laveur furent anéantis.

ZKXNLZLKNRLEKZ

Re: [Film] Mulholland Drive

Message par ZKXNLZLKNRLEKZ »

Ok, alors je ne me lasserais jamais de revenir sur ce film, c'est officiel je crois. :lol:
Bref, j'ai tout lu, je me suis marrée, mais aussi je me suis dit que je ne pourrais jamais voir ce film d'une manière aussi rationnelle, mais j'ai envie de discuter et la question que j'aimerais te poser, c'est pourquoi, pour ton point 10, tu penses que ce sont les flics qui rappliquent quand les petits vieux passent sous la porte? Tu relies directement les petits vieux aux flics? ou pour toi les petits vieux sont une image indépendante et lors de cette scène, ils sont associés aux flics? ou autre?

elleUwant
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Re: [Film] Mulholland Drive

Message par elleUwant »

C'est mon problème : quand je regarde un film, je veux absolument tout rationaliser et tout relier... du coup, je suis très souvent frustrée car dans ce genre de film, l'important est de se laisser submerger. :roll:

Pour les flics : je pense que ce sont eux car on sait, par le biais de la voisine, qu'ils sont déjà passés. De plus, Diane les rêve en début de film (les deux qui sont chargés de retrouver "Rita")... et je ne pense pas qu'ils soient présents physiquement par hasard. Donc, dans c'te logique, je me dis que ça ne peut être qu'eux qui frappent à la porte. (ça pourrait être la voisine, mais il me semble bien que les coups sur la porte sont assez pressés).

Mais flics ou non, dans l'esprit de Diane, ce sont probablement eux qui débarquent. (si ça se trouve, elle ne fait qu'halluciner les coups à la porte)

Sinon, les papis ne sont pas liés aux flics à proprement parler, à mon avis. Mais au fait que ça y est : c'est officiel. Les flics sont devant chez elle. Le meurtre qu'elle a commis est "officiel", est véritable. Ce n'était pas qu'un sale rêve. Elle se retrouve réellement confrontée au meurtre de celle qu'elle aime.
Déjà qu'elle était ultra dépressive auparavant, là, c'est le point de non-retour et elle sombre définitivement dans la folie.

Après, les papis, on ne sait pas d'où ils sortent. Avec la clocharde, ce sont les seuls dont on ne connait pas l'origine. On les voit à l'aéroport, au début, mais c'est dans le rêve de Diane.
Perso, je pense à des vieux qu'elle a connu quand elle était dans l'Ontario... p'tete ses parents ou grands-parents ? Ou simplement des gens qu'elle a croisé un jour, et qu'elle fout dans son rêve et hallucinations (comme le mec qui fait une crise cardiaque, la serveuse & co)... (faudrait que j're-regarde si on les voit pas lors du diner d'annonce de mariage :? )

Les papis pour moi représentent la façade hollywoodienne. Au début, dans le rêve, ils sont gentils et ultra souriants. Il fait beau, elle est heureuse, elle va pieuter dans une magnifique maison...

Puis, c'est cette façade, toujours souriante, qui revient la pousser à la folie et la faire pousser au suicide. C'est Hollywood qui l'a tué, en gros.

Pourquoi ces deux papis là ? Ca, on ne peut que supputer :mrgreen:


Et tu penses quoi de la clocharde ? Élément le plus énigmatique, à mon sens. J'me suis fait une p'tite théorie, mais j'vais être repartie pour 3 plombes. Je préfère y aller par étape :lol:
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ZKXNLZLKNRLEKZ

Re: [Film] Mulholland Drive

Message par ZKXNLZLKNRLEKZ »

Ta théorie des flics, vue d’ici, semble se tenir! ils souhaitent interroger Diane, comme elle connaissait Camilla, elle fait partie de la liste des suspects et son absence devient douteuse, du coup, ils rappliquent un peu hargneusement chez elle, elle flippe.

Mais je suis plus dans cette idée là que tu évoques, en tout cas c’est comme ça que je le perçois...
Mais flics ou non, dans l'esprit de Diane, ce sont probablement eux qui débarquent. (si ça se trouve, elle ne fait qu'halluciner les coups à la porte)
... qu’en gros c’est tout simplement dans sa tête qu’on vient la chercher, la paranoïa l’y pousse.
Ces coups à la porte, de ma mémoire auditive, ça m’a ramené à une scène dans le rêve, quand une voisine un peu illuminée rapplique chez Betty, frappe fort et inquiète en premier, pour ensuite demander qui elle est, qu’elle n’est pas Betty, que quelqu’un a des ennuis, quelque chose de mal va arriver, etc, etc, elle devient comme une sorte de messager, limite le messager de la mort.

Et là dans cette séquence finale, on refrappe à la porte, la même pression, la même résonance en ressort, (parallélisme ou pas?), et pour moi d’une manière symbolique, on vient juste sonner le glas, cette fois-ci ce n’est plus le messager, mais la mort à la porte, limite s’y on ouvrait elle serait avec sa capuche et sa faux, en train d’attendre.
C’est purement dans la tête de Diane qui est au bout du rouleau à mes yeux.

Puis les petits vieux sont présents, parce qu’eux, depuis le début ils sont quand même pas clairs, cette image dans la limousine n’inspire rien de bon, alors qu’à l’aéroport en compagnie de Betty ils étaient tout mielleux. Dans la limousine, ils semblent savoir ce qu’il se passe, ils savent que Betty et son bonheur n’existeront jamais, que la fin de Diane ne va pas tarder à pointer le bout de son nez et en jubilent. Il y a un mix de sensations, ils représentent comme une sorte de sagesse, ils rassurent Betty et en même temps par la suite de perversion, qu’on peut retrouver à Hollywood: tout n’est qu’apparence et mensonges, à travers leur rire de psychopathe.

Et enfin, ils sortent de la boîte d’où ils proviennent à la base et rappliquent comme la mort, en retrouvant leur rire de psychopathe justement.
Tout s’enchaîne dans la tête de Diane et ne peut plus rien contrôler, tout se transforme en un gros bordel pratiquement indéchiffrable et surtout en symbolisme pour nous.
Elle a quelque peu la fièvre notre chère héroïne et nous la refile.

Pour moi, David Lynch, s’est tout simplement inspiré du trouble de l’érotomanie pour créer la psychologie de Diane.
En gros, c’est une personne qui s’invente des histoires autour d’une personne sur laquelle elle flashe, le plus souvent d’un rang social élevé, tout en étant persuadée que cette personne ressent la même chose, et moins cette dernière est démonstrative, plus la personne atteinte est repoussée, plus le délire est amplifié et en général ça fini mal, du peu que j’en sais. Et d’ailleurs, une personne atteinte d’érotomanie, a souvent des troubles schizophréniques ou bipolaires, ou autres, bref, en gros, il peut y avoir des délires cérébraux facilement.
Diane me semble être sacrément dans ce trip là, avec la touche à Lynch, certes.

Pour te répondre, côté clochard.
La scène la plus flagrante, qui m’a parlé en tout cas, c’est la finale, quand on voit des visages se superposer, Betty, Rita avec la perruque, qui sont souriantes heureuses, ce visage déformé que je trouvais plus mélancolique qu’effrayant. Je l’ai ressenti comme le reflet de Diane, à travers le bonheur qu’elle ne peut pas avoir et celle qu'elle ne peut pas être, d’autant plus que la couleur des yeux de Betty/Diane/Cloclo est la même, un hasard qui n’est quand même là par hasard je crois bien.

Et là où il y a un gros parallèle entre Diane et cette mystérieuse personne difforme, à la fois directement et indirectement, c’est quand elle se retrouve dans le Winkies avec le tueur à gages qu’elle engage pour dégommer Camilla.
Un mec au comptoir en retrait se retourne vers elle d’un air un peu dédaigneux, et elle le regarde avec défi de son côté. Pour moi le mec la regarde avec dédain comme si elle n’était que ce visage effrayant, que dans le rêve, le mec lui-même ne pouvait pas supporter. Dans la réalité, le visage déformé-clochard-tout-ce-qu'on-veut/Diane ne représentent qu’un monstre allant à sa propre fin, c'est tout ce qu'elle est et le mec au comptoir le lui renvoie en un coup d’oeil.

Ensuite, on bifurque à l’arrière du Winkies retrouvant le clochard-truc-chose/Diane qui laisse échapper la boîte qui est un passage entre le réel et le fantasme, mais aussi devient comme une boîte de Pandore et laisse rappliquer les vieux.
En gros, Diane, laisse venir sa fin, elle ne contrôle plus rien. Elle est juste son pire ennemi, en plus d’un cercle vicieux Hollywoodien.

Lynch, pour monter son film, me semble avoir fait un mix entre le mécanisme du rêve pour obtenir divers parallélismes entre rêve/réalité à travers diverses scènes, Truc qui devient Chose et Chose se retrouve où Truc était, etc, et du trouble de l’érotomanie, pour obtenir l’histoire amoureuse de Diane délirante, en plus d’ajouter ses propres obsessions à lui qu’on retrouve dans ses autres films, pour en faire sa petite sauce, tout en y intégrant en fond une critique, en effet, sur la rêverie et la folie autour d’Hollywood, qui peuvent propulser tout en haut, comme tout en bas, très bas..

Au final, je pense vraiment que David Lynch, nous met dans le même état que Diane à clairement créer une intrigue qui peut-être est totalement autre, on voit des choses, mais qu'est-ce qu'on voit?

Voilà, ma nouvelle réflexion du jour. :ugeek:
Et tu penses quoi de la clocharde ? Élément le plus énigmatique, à mon sens. J'me suis fait une p'tite théorie, mais j'vais être repartie pour 3 plombes. Je préfère y aller par étape :lol:
:lol: Let's go pour la prochaine étape. Fais part de ta vision à toi!

elleUwant
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Re: [Film] Mulholland Drive

Message par elleUwant »

Yeah !

Bon, j'ai un mal de crâne pas possible donc j'avoue avoir du mal à assimiler tout ce que tu as exposé :lol: (j'ai pas encore tout lu :oops: )

Mais je vais me faire violence :twisted:

Bon, j'y vais point par point, sinon, je ne vais pas y arriver :lol:
... qu’en gros c’est tout simplement dans sa tête qu’on vient la chercher, la paranoïa l’y pousse.
Ces coups à la porte, de ma mémoire auditive, ça m’a ramené à une scène dans le rêve, quand une voisine un peu illuminée rapplique chez Betty, frappe fort et inquiète en premier, pour ensuite demander qui elle est, qu’elle n’est pas Betty, que quelqu’un a des ennuis, quelque chose de mal va arriver, etc, etc, elle devient comme une sorte de messager, limite le messager de la mort.
Je te rejoins ! (et j'avais complètement zappé la mi folle/mi voyante, qui vient dire à Diane que quelqu'un va avoir des problèmes (je crois). Diane/Betty ne comprend pas et, en effet, la voyante parle de la vraie Diane.)
J'te rejoins, donc. Ou alors, on frappe réellement mais elle amplifie le truc, quoi... bref :roll:


Les vieux : c'est sûr qu'ils n'ont pas l'air bien net, dans le taxi. Carrément flippants, même :shock:
Après, je ne suis pas sûre d'être d'accord avec le fait qu'ils jubilent du sort de Diane, dans ce fameux taxi justement. Faudrait que j'revois la scène mais ils ont juste l'air complètement tarés, diaboliques...
Perso, je les vois juste comme la face cachée d'Hollywood. Accueillant, chaleureux, apportant de l'espoir, au début. Puis, la face sombre, l'hypocrisie ressort et à la fin, Hollywood vient finir le boulot en se foutant bien de la gueule de Diane. :mrgreen: (donc, en fait, on est d'accord :mrgreen: )


Sinon, c'est intéressant ce que tu dis sur l'érotomanie... donc, tu penses qu'elle devient "folle" (ou malade) dès sa rencontre avec la belle brune ?
Perso, je voyais la vengeance de Diane comme un crime simplement passionnel. Puis la dépression, le regret qui mène à la folie et au suicide.

Un truc qui pourrait arriver à n'importe qui si on en arrive à un tel point d'addiction.

(et franchement, vu ce que l'autre lui fait subir, ça peut se comprendre).

Après oui, en plus de l'aimer passionnément, elle l'enviait car Camilla avait la carrière dont Diane rêvait.

Elles ont quand même (à ce que l'on apprend) eu une relation qui a duré un certain temps, et elle commence à péter une durite quand elle comprend que Camilla va la quitter pour un autre.

Pour la clocharde ( :mrgreen: ), avant de te répondre, je vais commencer par ma propre théorie avant que je me perde, haha ;)

- Alors qu'elle emploie un homme pour tuer Camilla, Diane croise le regard d'un homme qui semble suspicieux quant à ce qu'ils trafiquent (ou alors, elle s'imagine un regard suspicieux, forcément).
Dans son rêve, elle imagine ce fameux monsieur dans le même café. Il se trouve assis à la même place que Diane, dans la réalité.
Il explique à son ami qu'il fait un cauchemar récurrent avec une sorte de chose qui se trouve derrière le café, que personne ne voit... ni les clients, ni la serveuse. Personne, sauf un homme qui se tient à l'endroit ou "l'homme au regard suspicieux in real life" se trouve quand Diane passe le deal.
Puis, il va voir si le monstre s'y trouve réellement et meurt subitement, d'une crise cardiaque (le pauvre !)

Donc, Diane transpose le regard suspicieux de cet homme alors qu'elle passait le deal. Deal que personne d'autre n'a vu... ni les clients, ni la serveuse. Juste cet homme au comptoir.
Il a vu la chose terrible, atroce que Diane s'apprête à faire. Il a vu son côté sombre, le monstre qu'elle s'imagine être devenue à cause de l'atrocité de son acte.
Dans le rêve, le mec meurt en voyant ce monstre. Dans la vie, c'est juste un parallèle avec ce qu'elle ressent vis à vis d'elle même : elle agonise, son coeur est arraché quand elle repense à ce qu'elle a fait. Ce monstre a tué l'homme et c'est ce monstre, qui n'est autre que l'image que Diane se renvoie d'elle même, qu'elle ne supporte absolument pas et qui va la pousser au suicide.

Puis, ouais, on voit le monstre (je vais plus l'appeler "la clocharde", donc. :mrgreen: "Monstre", ça convient bien, je trouve. Et le mec, dans le rêve, l'appelle pas un truc style "la chose à tentacules", ou je sais plus trop quoi ?) avec la boite bleue. Il la tourne et la retourne entre ses mains. J'avais une idée là-dessus, mais je l'ai oublié...

Pourquoi le côté monstrueux de Diane s'amuserait avec la boite, la manipulerait ? Parce que c'est ce côté là qui va gagner le combat ?

Bon, bref...

"Pour dégommer Camilla" :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: J'me l'imagine se faire déglinguer en mode cartoon, je sais pas pourquoi :lol: (pas bien ! :evil: )

Donc, je crois qu'on pense la même chose pour le mec du café, aussi ?
Lynch, pour monter son film, me semble avoir fait un mix entre le mécanisme du rêve pour obtenir divers parallélismes entre rêve/réalité à travers diverses scènes, Truc qui devient Chose et Chose se retrouve où Truc était, etc, et du trouble de l’érotomanie, pour obtenir l’histoire amoureuse de Diane délirante, en plus d’ajouter ses propres obsessions à lui qu’on retrouve dans ses autres films, pour en faire sa petite sauce, tout en y intégrant en fond une critique, en effet, sur la rêverie et la folie autour d’Hollywood, qui peuvent propulser tout en haut, comme tout en bas, très bas..
Ouep ! Même le cow-boy, là...(qu'on retrouve au diner d'annonce de mariage, je crois ?)... il sert d'intermédiaire dans le rêve, entre la "mafia" et le réal', et d'intermédiaire entre le rêve et la réalité (c'est lui qui vient "réveiller" Diane). Et il enfile un costume de cow boy car représente un des genres majeurs du cinéma ricain. Encore ici, Hollywood qui vient la réveiller parce qu'Hollywood est sadique ? Ou au contraire, quelque chose, quelqu'un qui vient lui apporter la délivrance en la réveillant, et donc mettre fin à sa souffrance (// la mort).
Rhoooo, mais on s'en fout, comment j'me soule !!!!! :lol:

En fait, y'a juste sur l'érotomanie que je partage point ton avis, me semble-t-il :lol:


Puis, j'ai décidé que la prochaine fois que je regarde le film : je vais me persuader que c'est l'inverse : la partie rêvée est la partie réelle et inversement. Genre Betty fait un sale cauchemar alors qu'elle est au lit avec cette femme amnésique dont elle est tombée amoureuse.

Mode déni ON !


PS : désolée si j'ai zappé des trucs ou mal compris ce que tu disais ;) (et n'hésite pas à me dire si j'te fais chier :lol: )

EDIT : ah oui, et pourquoi penses-tu que les vieux sortent de la boite de pandore ? Can you explain ?
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ZKXNLZLKNRLEKZ

Re: [Film] Mulholland Drive

Message par ZKXNLZLKNRLEKZ »

Je suis pliée de rire. Va falloir aller sonner chez David Lynch je crois " DING DONG toc toc toc" , avec capuche et faux " la vérité ou des farces! ". :lol:
donc, tu penses qu'elle devient "folle" (ou malade) dès sa rencontre avec la belle brune ?
Yep je le ressens ainsi. En gros, que Diane, invente bcp plus qu’on ne veut, peut l’imaginer.
Comme bcp, je perçois la part fantasme et la part réalité, mais j’ajoute aussi la part vérité, élément que j’avais déjà évoqué, jadis, à travers d’autres posts.
On ne voit que la vérité de Diane qui n’est peut-être que le fruit d’un pur délire. Peut-être qu’elle n’a fait que déformer ses souvenirs.
Et là du peu que j’en sais de l’érotomanie et cette sensation admiration/désir/rejet/ autour de Camilla, ça me ramène à ce trouble, des éléments en tout cas, un trouble qui enfonce la personne dans une grosse grosse illusion se faisant clairement ses films autour d'une personne désirée. Et quelque part à travers ce film c’est à notre tour d’être dans notre propre illusion.
Peut-être qu’il y a eu un moment de rapprochement entre les deux, mais que Diane a amplifié les choses dans sa tête et que nous on y croit tout autant que Diane. Ce sont bcp bcp de peut-être. :lol:
D’ailleurs, une parenthèse, déjà nous-même, rien qu’en racontant nos théories par rapport à nos souvenirs des images du film, notre mémoire peut avoir tendance à modifier des petits éléments.
Ceci est bien un phénomène réel que Diane a peut-être en version puissance 1000. :lol:

Sinon je vais répondre à tes deux questions concernant la boîte et les petits vieux.
La boîte, pourquoi le monstre/Diane la traficote comme un objet quelconque et s’en débarrasse? certainement parce qu’elle n’en a plus rien à faire, tout est terminé, le passage fantasme réel est ouvert depuis lontemps, le mal est fait, il n’y a plus rien à en retirer, c’est la fin et elle est là symboliquement cette boîte presque comme un objet inutile abandonné, pour montrer que tout lui échappe, ne pouvant plus échapper à la sentence finale.
Et les petits vieux qui rappliquent, pour moi ils sortent de la boîte, car ils étaient ans la partie fantasme avec Betty et passent dans la partie réelle retrouver Diane, comme c’est son heure, le moment qu’ils attendaient depuis le début dans leur limousine.

Je crois que je suis plus dans un délire psychologique, métaphorique, que rationnel, cartésien...

Mais sinon, à travers nos variantes, je crois qu’on prend des routes sinueuses différentes, pour en arriver à la même destination. Ce film propose divers itinéraires, c'est ce qu'il me plait.

On verra demain ce que notre cerveau en dit. :lol:

PS/ J'oubliais
Puis, ouais, on voit le monstre (je vais plus l'appeler "la clocharde", donc. :mrgreen: "Monstre", ça convient bien, je trouve. Et le mec, dans le rêve, l'appelle pas un truc style "la chose à tentacules", ou je sais plus trop quoi ?)
"Chose à tentacules" je n'ai pas ce souvenir là. :lol: :lol:
Je crois qu'il évoque une idée toute simple, il parle d'un "visage" qu'il ne veut plus revoir, le visage d'un homme, mais je ne sais plus trop, va falloir revérifier. :lol:

elleUwant
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Re: [Film] Mulholland Drive

Message par elleUwant »

Je refuse catégoriquement d'entendre tes arguments concernant l'érotomanie ! :shock:

Déjà que ce film m'a brisé le coeur, et toi, tu veux en rajouter une couche ! :shock:

Tu me veux du mal, c'est ça ? :evil: :(

:mrgreen: Je te répondrai plus tard, j'ai peur d'y passer trop de temps. Je vais plutôt aller profiter du soleil, tant qu'il est là :lol:

A plus tard ;) (si tu passes sur ce topic d'ici là)
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ZKXNLZLKNRLEKZ

Re: [Film] Mulholland Drive

Message par ZKXNLZLKNRLEKZ »

elleUwant a écrit : Déjà que ce film m'a brisé le coeur, et toi, tu veux en rajouter une couche ! :shock:

Tu me veux du mal, c'est ça ? :evil: :(
:lol: Turlututu pouet pouet.

Bref. Tu sais, je me suis retrouvée les larmes aux yeux à la fin, sans ne plus vraiment savoir pourquoi. :roll: :lol:
Là tout de suite, ça me fait rire, mais sur le moment, j'étais vraiment chamboulée. Je ne sais plus si je pleurais pour la nana qui s'est dégommée, ou pour l'autre nana qui s'est fait dégommer, ou si quelque part je ne pleurais pas parce que je m'y retrouvais en quelque sorte, ou si tout simplement c'était à cause du film éprouvant émotionnellement tout le long à trop changer d'humeur, d'état d'esprit entre diverses séquences, ou peut-être une grosse grosse frustration est venue à moi???.... enfin, je ne sais pas trop pourquoi je chialais, mais en tout cas, je chialais. :lol:

Je vote, pour laisser reposer mon cerveau quelques instants.
See you later.

Fleming

Re: [Film] Mulholland Drive

Message par Fleming »

comme vous avez épluché le film Z et elleUwant! je viens me joindre à votre échange d´impressions et d´idées, mais je ne vais pas aborder tous les points ce soir je crois bien :D
Voilà pour ma contribution ce soir :mrgreen:

elleUwant
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Re: [Film] Mulholland Drive

Message par elleUwant »

Rhaaaaa, p*t*in !!!! J'veux mettre la BO du film sur youtube pour me mettre in the mood, et y'a c'te p*t*in de pub/spam/j'sais-pas-quoi de The Voice qui se met en route, et impossible à éteindre !!! :twisted:

Bon, je commence à prendre du recul sur le film donc je ne vais pas autant blablater, cette fois-ci (OUF !). :lol: Mais je tenais quand même à te répondre !


Ce que tu dis sur l'érotomanie est tout à fait plausible ! Mais sincèrement, je sais pas si c'est parce que je me refuse à y croire, inconsciemment, ou parce que je ne le sens simplement pas comme ça : mais, je vois vraiment ça comme fantasme/réalité !
Un violent contraste entre les 2 qui amplifie le choc. Si rêve et réalité se brouillent, je trouve le film moins poignant, du coup.

Puis, à moins que Diane romance absolument tout, j'ai l'impression que Camilla a quand même "tenu" à elle. (dans la mesure du possible de cette con*sse intégrale :mrgreen: )
Lors de la rupture, Diane la dégage de chez elle et Camilla essaie quand même de la ménager.

Puis, pourquoi la "c*nasse-intégrale-mais-tellement-divine-que-je-lui-pardonnerais-tout-absolument-tout" se donnerait-elle tellement de mal pour humilier Diane si elle s'en foutait royalement et qu'elles n'avaient eu qu'une petite aventure ?

Bref, même si ta théorie est tout à fait crédible, je n'y crois pas trop... j'trouve même que le film perdrait de son impact émotionnel :?


Et t'en fais pas, là, je rationalise à donf, mais c'est tout simplement pour me préserver :lol: Quand un film me chamboule trop, j'ai la facheuse tendance (mais qui me sauve la vie :lol: ) de vouloir dénouer le tout, trouver le noyau, et le jeter à la poubelle pour me venger de la dépression intense dans laquelle il m'a plongé :lol:
J'suis au contraire, beaucoup trop émotive, devant les films. Je pleure pour rien et tout le temps, c'est lamentable :lol: (enfin, non, beaucoup moins maintenant, j'abuse)


En tout cas, en fin de mois : je commande le DVD sur le net ! J'regarderai si y'a pas une version collector avec des heures et des heures de bonus, avec commentaire audio et tout et tout :twisted: :twisted: :twisted: :twisted: :twisted:


Tiens, salut Fleming ! :)

Merci pour ta contribution ! :D Mais je préfère y aller petit à petit, dorénavant, pour ce film.
Donc, comme d'hab' : je reviendrai ;) "I'm coming to get you" :twisted:
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Et c'est ainsi que Jean-Pascalin et le raton-laveur furent anéantis.

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