[Film] La Belle Saison
- AlexKidd
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Re: [Film] La Belle Saison
Pour ma part, je vais avoir des difficultés à en parler clairement car visiblement, j'ai fait un rejet pur et simple. Au point où je n'ai même pas pu aller au-delà de la moitié du film. Est-ce que c'est le militantisme qui m'a empêché de m'intéresser au film, le Paris des années 70, Izïa Higelin, un concentré de tout ça... je ne sais pas mais le film n'est pas du tout passé. Ou alors :
Voilà. Je ne pense pas que je réessairai de le voir entièrement un jour ou alors, dans longtemps. Très longtemps. Dans une lointaine galaxie.
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- coraline18
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Re: [Film] La Belle Saison
Je suis assez d'accord avec toi ! J'attendais le film avec impatience, je m'étais interdite de lire les spoilers, de regarder une scène sur Youtube enfin quand j'ai pu le voir, j'étais hyper enthousiaste. Et là ! Samedi sur mon canapé on m'a volé l'espoir ...CuninaSpesStimula a écrit :Bref je n'ai pas été emballée par la fin, sinon le reste j'ai aimé.
J'ai trouvé leur couple crédible, sincère.
Bon au final le film est bien et il m'a réconcilié avec Cécile de France.
Modifié en dernier par coraline18 le lun. 4 janv. 2016 11:00, modifié 1 fois.
"Donne tes mais pour servir et ton cœur pour aimer" Mère Térésa
C'est mon credo et il est indélébilement inscrit sur mon bras
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- CuninaSpesStimula
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- coraline18
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Re: [Film] La Belle Saison
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Re: [Film] La Belle Saison
Mais moi aussi j'aime Disney ! Mais j'aime aussi les films plus crédibles 

Une ? Une quoi ? Précise un peu ta pensée voyons, je ne vois pas bien ce que tu veux dire..!je pourrais dire que Delphine est une ....
-
Griottesurlegateau
Re: [Film] La Belle Saison
Après quelques mois d'attente, voici, à chaud, mes impressions sur ce film.
Je m'y suis sentie bien du début à la fin.
Déjà, parce que Cécile de France, qui a, me semble-t-il, évolué, à mon sens, dans le rôle qu'elle incarne depuis celui qu'elle tenait dans L'auberge espagnole.
Ensuite, parce que l'époque, cette lutte sur les droits des femmes qu'a vécue la génération avant moi et dont nous sommes héritières, qui ne sont, tout comme la démocratie, jamais définitivement acquis. Ce bouillon de mise en commun d'idées, d'actions, de revendications, qui m'a renvoyée à Harvey Milk dans l'engagement politique.
Enfin, parce que le milieu agricole dans lequel évolue Delphine, qui me parle bien, dans lequel je me suis sentie à l'aise.
L'alchimie entre les deux actrices est assez difficile à définir.
Je n'ai pas été transportée par les scènes d'intimité; quelque chose manque dans le jeu, qui était présent entre Frida et Mia (Kiss me), entre Leyla et Tala (I can't think straight), entre Elisabeth et Lota (Reaching for the moon).
J'ai bien aimé par contre, les plans sur la nudité, et la scène dans les champs.
Et cette réflexion : c'est Delphine qui engage les hostilités mais c'est elle qui ne peut pas s'engager réellement dans la relation. C'est elle qui a déjà découvert son identité, mais c'est elle qui a le plus de mal à s'autoriser à la vivre par rapport à son environnement.
Carole est entière. Elle, par contre, s'engage, est prête à vivre au grand jour avec Delphine.
La fin m'a paru assez proche d'une possible réalité, de ce lent cheminement nécessaire à Delphine.
Et Carole reste très touchée par la lettre qu'elle reçoit des années plus tard.
On reste donc, dans ma lecture des évènements, sur une potentielle ouverture ou pas, dans l'avenir.
J'ai bien aimé aussi le jeu de Noémie Svovsky, la mère.
Elle dégage quelque chose à l'écran.
Par contre, son rire de satisfaction quand sa fille revient à la ferme, m'a paru insupportable, dans cette façon dont ces deux mondes étrangers, mis face à face, vivent l'instant, de façon totalement opposée.
Je m'y suis sentie bien du début à la fin.
Déjà, parce que Cécile de France, qui a, me semble-t-il, évolué, à mon sens, dans le rôle qu'elle incarne depuis celui qu'elle tenait dans L'auberge espagnole.
Ensuite, parce que l'époque, cette lutte sur les droits des femmes qu'a vécue la génération avant moi et dont nous sommes héritières, qui ne sont, tout comme la démocratie, jamais définitivement acquis. Ce bouillon de mise en commun d'idées, d'actions, de revendications, qui m'a renvoyée à Harvey Milk dans l'engagement politique.
Enfin, parce que le milieu agricole dans lequel évolue Delphine, qui me parle bien, dans lequel je me suis sentie à l'aise.
L'alchimie entre les deux actrices est assez difficile à définir.
Je n'ai pas été transportée par les scènes d'intimité; quelque chose manque dans le jeu, qui était présent entre Frida et Mia (Kiss me), entre Leyla et Tala (I can't think straight), entre Elisabeth et Lota (Reaching for the moon).
J'ai bien aimé par contre, les plans sur la nudité, et la scène dans les champs.
Et cette réflexion : c'est Delphine qui engage les hostilités mais c'est elle qui ne peut pas s'engager réellement dans la relation. C'est elle qui a déjà découvert son identité, mais c'est elle qui a le plus de mal à s'autoriser à la vivre par rapport à son environnement.
Carole est entière. Elle, par contre, s'engage, est prête à vivre au grand jour avec Delphine.
La fin m'a paru assez proche d'une possible réalité, de ce lent cheminement nécessaire à Delphine.
Et Carole reste très touchée par la lettre qu'elle reçoit des années plus tard.
On reste donc, dans ma lecture des évènements, sur une potentielle ouverture ou pas, dans l'avenir.
J'ai bien aimé aussi le jeu de Noémie Svovsky, la mère.
Elle dégage quelque chose à l'écran.
Par contre, son rire de satisfaction quand sa fille revient à la ferme, m'a paru insupportable, dans cette façon dont ces deux mondes étrangers, mis face à face, vivent l'instant, de façon totalement opposée.
- casca
- Messages : 836
- Enregistré le : mer. 16 mars 2016 12:27
Re: [Film] La Belle Saison
Sur le jeu des actrices, c'est correct par rapport à l'histoire: bonne interprétation aussi bien pour Higelin que De France.
Ce qui m'a interpellé, c'est plutôt l'histoire qui sert de toile de fond: le début du féminisme. Là, j'ai été surprise par le rendu de cette période comme si la réalisatrice l'avait aussi vécue de l'intérieur!
Pour avoir été l'une des leurs: Maubert-Mutualité, les réunions bouillonnantes, la lutte clandestine pour le droit à l'avortement, nos sorties punitives comme la descente de la rue Saint-Denis (la mise à sac des sex-shop, les feux de joie à coup de poupées gonflables)...Toutes ces manifs ou réunions clandestines où la bastonnade n'était pas loin mais que c'était exaltant car tout devenait possible!
Pas mal vu aussi, le clivage ville-campagne. Je me souviens des regards et propos échangés entre les filles de la ville et celles des champs lors des manifs... Deux mondes, prêts à en découdre mais qui savaient aussi défilés ensemble et plus si affinités.
Franchement l'age d'or!!
On n'est pas loin du documentaire...
Ce qui m'a interpellé, c'est plutôt l'histoire qui sert de toile de fond: le début du féminisme. Là, j'ai été surprise par le rendu de cette période comme si la réalisatrice l'avait aussi vécue de l'intérieur!
Pour avoir été l'une des leurs: Maubert-Mutualité, les réunions bouillonnantes, la lutte clandestine pour le droit à l'avortement, nos sorties punitives comme la descente de la rue Saint-Denis (la mise à sac des sex-shop, les feux de joie à coup de poupées gonflables)...Toutes ces manifs ou réunions clandestines où la bastonnade n'était pas loin mais que c'était exaltant car tout devenait possible!
Pas mal vu aussi, le clivage ville-campagne. Je me souviens des regards et propos échangés entre les filles de la ville et celles des champs lors des manifs... Deux mondes, prêts à en découdre mais qui savaient aussi défilés ensemble et plus si affinités.
Franchement l'age d'or!!
On n'est pas loin du documentaire...
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Griottesurlegateau
Re: [Film] La Belle Saison
Sous ton impulsion Casca, j'ai donc revisionné le film et j'ai relu les commentaires précédents.
Il est vrai que l'intrigue amoureuse prend le pas, dans la seconde moitié du film, sur la période tellement importante qu'elle traverse en toile de fond. Mais d'un autre côté, Carole est confrontée à une réalité rurale. Cet environnement la lasse. Pourtant, elle est au coeur de son combat.
Et à la relecture, je suis assez d'accord avec ton spoiler Free Bitch, sur ton analyse de la fin du film.
Les articles postés concernant la difficulté qu'a eu Izia Higelin à tourner les scènes de nus me renvoient à Léa Sédoux dans La vie d'Adèle et je reste assez perplexe : un, une réalisateur(rice) peut forcer des acteur(rice)s à jouer des scènes traumatisantes ? Drôle de fonctionnement.
D'autant plus lorsqu'on voit la complicité qui lie Cate Blanchett, Rooney Mara et le réalisateur Todd Haynes (Carol), on se dit que ça peut se passer autrement, non ?
La réalisation d'un film reste vraiment une énigme pour moi.
Il est vrai que l'intrigue amoureuse prend le pas, dans la seconde moitié du film, sur la période tellement importante qu'elle traverse en toile de fond. Mais d'un autre côté, Carole est confrontée à une réalité rurale. Cet environnement la lasse. Pourtant, elle est au coeur de son combat.
Et à la relecture, je suis assez d'accord avec ton spoiler Free Bitch, sur ton analyse de la fin du film.
Les articles postés concernant la difficulté qu'a eu Izia Higelin à tourner les scènes de nus me renvoient à Léa Sédoux dans La vie d'Adèle et je reste assez perplexe : un, une réalisateur(rice) peut forcer des acteur(rice)s à jouer des scènes traumatisantes ? Drôle de fonctionnement.
D'autant plus lorsqu'on voit la complicité qui lie Cate Blanchett, Rooney Mara et le réalisateur Todd Haynes (Carol), on se dit que ça peut se passer autrement, non ?
La réalisation d'un film reste vraiment une énigme pour moi.
- casca
- Messages : 836
- Enregistré le : mer. 16 mars 2016 12:27
Re: [Film] La Belle Saison
J'ai envie de dire qui ne vit pas à certains moments de sa vie dans une dualité quelque soit sa nature... Ce sont ces confrontations avec soi-même qui enrichissent aussi ta vie.Griottesurlegateau a écrit :Sous ton impulsion Casca, j'ai donc revisionné le film et j'ai relu les commentaires précédents.
Il est vrai que l'intrigue amoureuse prend le pas, dans la seconde moitié du film, sur la période tellement importante qu'elle traverse en toile de fond. Mais d'un autre côté, Carole est confrontée à une réalité rurale. Cet environnement la lasse. Pourtant, elle est au coeur de son combat.
Et à la relecture, je suis assez d'accord avec ton spoiler Free Bitch, sur ton analyse de la fin du film.
Les articles postés concernant la difficulté qu'a eu Izia Higelin à tourner les scènes de nus me renvoient à Léa Sédoux dans La vie d'Adèle et je reste assez perplexe : un, une réalisateur(rice) peut forcer des acteur(rice)s à jouer des scènes traumatisantes ? Drôle de fonctionnement.
D'autant plus lorsqu'on voit la complicité qui lie Cate Blanchett, Rooney Mara et le réalisateur Todd Haynes (Carol), on se dit que ça peut se passer autrement, non ?
La réalisation d'un film reste vraiment une énigme pour moi.
Sur les actrices... On leur donne un manuscrit qui ne fait pas l'objet d'un surlignage au feutre noir, c'est donc en connaissance de cause qu'elles acceptent le rôle ou pas. L'interprétation variera, le metteur en scène en voudra peut-être plus pour un certain rendu mais delà à en faire tout un drame... Je sais bien que c'est dans leur nature mais parfois cela ne suffit pas et alors pour débloquer, soit tu discutes ou tu es sans pitié.
Je crois sincèrement que leurs réactions après tournage sont révélateurs d'un mécanisme d'autodéfense: oui, nous avons joué mais nous ne sommes pas comme çà comme si elles en avaient honte. C'est dérangeant, désobligeant pour les personnages qu'elles incarnent et j'appelle cet état de fait: cracher dans sa soupe!