J'essaie de mettre tes lunettes Fantasmagorie, mais il me semble qu'il en va de même pour Carol. C'est l'histoire d'une rencontre. C'est la façon dont c'est filmé qui peut différer. Mais le thème reste le même sur le fond.Fantasmagorie a écrit :Tout est histoire d'amour aussi (les autres films que tu cites) mais si on enlève ces histoires d'amour que reste-il du film ?
Je dirais même que concernant l'évolution du couple, I can't think straight va plus loin puisque les deux personnages (j'aime bcp cette dernière scène du banc), soulève le désir de fonder une famille. Les personnages de Carol ne vont pas aussi loin. Ils laissent une interrogation en suspens : quel va être le futur de ces deux femmes et de leur histoire balbutiante ? La même question clôt le film Kyss Mig.
Pas plus, me semble-t-il, que d'autres films. Il suggère même plus qu'il n'invite à la réflexion. La vie à deux des personnages commence quand le film se termine. Je pense à Zwei Mütter par exemple, qui parle du désir d'enfant au sein d'un couple de femmes. Il est bcp plus ancré dans la réalité actuelle, bcp moins édulcoré.Fantasmagorie a écrit : Carol ouvre à une grande réflexion.
J'ai bcp aimé tout ce qui a gravité autour du film de Carol : l'équipe de tournage, le charisme des deux actrices, la BO, l'esthétisme de l'image, mais sur le fond, le film s'arrête à une rencontre. C'est après que ça deviendrait intéressant de savoir comment évoluent les deux personnages dans ce NY des années 50.
Dans mon regard, ce film n'a aucun intérêt. Et d'un, il dénature totalement la BD de Julie Maroh dont il dit être issu, qui est à mes yeux, un petit chef-d'oeuvre et de deux, il porte à l'écran les fantasmes du réalisateur. Là, pour le coup, il parle de lui et non pas du couple.Fantasmagorie a écrit :La vie d'Adèle n'est pas ma non plus.
Je ne sais pas si le budget d'un film fait sa force. Peut-être bien que c'est le contraire. Avec peu de moyen, il faut dire les choses peut-être avec moins de fard, aller à l'essentiel.Fantasmagorie a écrit :Les deux films n'ont pas le même budget.
Je parlais de celle dans laquelle se déroule l'histoire.Fantasmagorie a écrit :Et même... de quelle époque est-il question... celle représentée dans le film ou celle à laquelle le film a été réalisé ?
Ça dépend desquels je trouve et ma culture est très limitée dans ce domaine. J'ai du mal à m'identifier à des dessins animés, je crois. Mais avec Le tombeau des lucioles, j'ai un peu changé mon fusil d'épaule.Fantasmagorie a écrit : Je trouve que le travail d'un film d'animation est souvent plus minutieux qu'un film normal.
Moi, moche et méchant, Le chat potté...je retiens ces titres
Il faudrait que je te passe en revue tous les films que j'ai vus qui mettent en scène un couple de femmes car chaque film a ses intérêts, je dirais 'collatéraux', en regard de l'histoire centrale.Fantasmagorie a écrit :Quel est-il cet intérêt ?
Par exemple, pour revenir à I can't think straight, les cultures présentées à l'écran (également pour Saving face), la réalisatrice, le livre dont le film est tiré, qui m'a donné envie de lire en anglais, d'aller voir un peu plus loin la filmographie des actrices.
Pour Reaching for the moon, la vie des deux personnages, leur pays aussi, le prix Pulitzer, les écrits d'Elisabeth Bishop.
Pour The duke of Burgundy, l'actrice Sidse Babeth Knudsen, qui m'a emmenée à aller voir L'Hermine avec Fabrice Luccini, à m'intéresser à la filmographie et à la société danoise.
Vrai aussi pour la filmographie suédoise avec des actrices comme Liv Mjönes, Ruth Vega Fernandez, Lena Endre pour Kyss Mig.
Enfin, tu vois, ce genre de balles à rebonds.
When the night is falling est mon premier film mettant en scène un couple de femmes et je l'ai visionné quand mon identité commençait à bien me chercher. J'ai bcp aimé le monde du cirque, l'esthétisme, à l'époque, la sensualité qu'il soulevait et la fin, ce départ en roulotte. Il a pris qques rides, je trouve...l'image.Fantasmagorie a écrit :Les seuls films lesbiens que je n'avais vraiment pas aimé sont When Night is Falling, Imagine me & you (et pourtant j'adore la chanson... mais ça n'a pas réussi à sauver le film à mes yeux) Loving Annabelle.
Imagine me and you...un moment agréable, peu probable concernant la réaction du personnage de Heck.
Loving Annabelle...j'avais bien aimé l'alchimie entre les deux actrices, la sensualité de la scène où elles se retrouvent. Là aussi, on s'arrête quand leur vie de couple commence.
Pourquoi ne les as-tu pas aimés ? ou n'y as-tu trouvé aucun intérêt ?
Je n'ai pas ce sentiment. Je prends quelque chose de chacun d'eux. Et d'ailleurs, cette multiplicité d'atmosphères me fascine quelque peu.Fantasmagorie a écrit :Ce que je reproche aux films lesbiens comparé à Carol c'est qu'ils manquent d'âme.
Je te suis sur le volet du réalisme. C'est ce qui m'a bcp plus dans Zwei mütter. J'aime bien les films de société en général.Fantasmagorie a écrit :Pour moi la majorité de films avec un couple de femmes manquent de consistance. de recherche, de force, de réalisme.
Bonne mémoireFantasmagorie a écrit :ça me rappelle le sujet sur le mot "lesbienne". Et les résultats que ça pouvait engendrer sur google ^^








