Adaptation littéraire au cinéma
Posté : mar. 3 avr. 2012 08:59
Je ne sais pas vous mais moi ça commence à me fatiguer de voir chaque semaine une adaptation qui sort au cinéma ou un nouveau projet d'adaptation. Je sais bien que ce n'est pas un phénomène nouveau mais ça commence à devenir systématique et je trouve ça vraiment dommage. A croire qu'on ne laisse plus aux scénaristes le droit de s'exprimer...
Tous les classiques de la littérature y passent, ainsi que les succès en librairie. Mais est-ce vraiment utile d'adapter un déjà bien lisse No et moi ou L'élégance du hérisson? Ou de ressortir des placards La guerre des boutons, quitte à en faire deux versions qui sortent en même temps (tant qu'à faire, assumons le ridicule jusqu'au bout). Je ne dis pas qu'il faut tout arrêter, par exemple Almodovar qui adapte Thierry Jonquet, je trouve que ça marche, justement parce qu'il en fait quelque chose de nouveau et qu'à la fin c'est du Almodovar pur et dur! Ou le projet d'adaptation de L'écume des jours par Michel Gondry, je ne sais pas ce que ça va donner mais voilà qui m'intrigue fortement, il y a de fortes chances que ça devienne une véritable création.
Bref, tout ça m'est venu à l'esprit parce que le cinéma lesbien n'y échappe évidemment pas : entre Les adieux à la reine, Bye bye blondie ou Le bleu est une couleur chaude, on a pas mal d'exemples en ce moment.
Je ne m'exprimerais pas sur Les adieux à la reine que je n'ai ni lu, ni vu au cinéma. Mais par contre, comme je l'ai déjà dit, j'ai du mal à imaginer l'adaptation du Bleu est une couleur chaude. Déjà, je me demande si c'est vraiment nécessaire d'en faire une adaptation. Cette BD est tellement visuelle que je ne vois pas ce que le cinéma peut lui apporter de plus. Je me demande si Abdellatif Kechiche va reprendre les jeux de couleur ou s'il va en faire une réalisation plus classique. Mais je ne vois pas ce que ça peut apporter... Je peux bien évidemment me tromper, on ne pourra juger qu'à la sortie du film.
En ce qui concerne Bye bye Blondie, j'ai un peu l'impression que Virginie Despentes s'est enfermée dans son roman d'origine. Je sais qu'elle a changé beaucoup de choses mais je ne peux m'empêcher de penser que son film aurait été meilleur, peut être moins décousu et plus crédible, si elle avait inventé de toutes pièces une comédie romantique lesbienne. Mais j'imagine qu'elle aurait eu encore plus de mal à le monter si ça n'avait pas été une adaptation d'un de ses romans qui avait bien marché...
Voilà, et vous ça vous inspire quoi cette flopée d'adaptations au cinéma?
Tous les classiques de la littérature y passent, ainsi que les succès en librairie. Mais est-ce vraiment utile d'adapter un déjà bien lisse No et moi ou L'élégance du hérisson? Ou de ressortir des placards La guerre des boutons, quitte à en faire deux versions qui sortent en même temps (tant qu'à faire, assumons le ridicule jusqu'au bout). Je ne dis pas qu'il faut tout arrêter, par exemple Almodovar qui adapte Thierry Jonquet, je trouve que ça marche, justement parce qu'il en fait quelque chose de nouveau et qu'à la fin c'est du Almodovar pur et dur! Ou le projet d'adaptation de L'écume des jours par Michel Gondry, je ne sais pas ce que ça va donner mais voilà qui m'intrigue fortement, il y a de fortes chances que ça devienne une véritable création.
Bref, tout ça m'est venu à l'esprit parce que le cinéma lesbien n'y échappe évidemment pas : entre Les adieux à la reine, Bye bye blondie ou Le bleu est une couleur chaude, on a pas mal d'exemples en ce moment.
Je ne m'exprimerais pas sur Les adieux à la reine que je n'ai ni lu, ni vu au cinéma. Mais par contre, comme je l'ai déjà dit, j'ai du mal à imaginer l'adaptation du Bleu est une couleur chaude. Déjà, je me demande si c'est vraiment nécessaire d'en faire une adaptation. Cette BD est tellement visuelle que je ne vois pas ce que le cinéma peut lui apporter de plus. Je me demande si Abdellatif Kechiche va reprendre les jeux de couleur ou s'il va en faire une réalisation plus classique. Mais je ne vois pas ce que ça peut apporter... Je peux bien évidemment me tromper, on ne pourra juger qu'à la sortie du film.
En ce qui concerne Bye bye Blondie, j'ai un peu l'impression que Virginie Despentes s'est enfermée dans son roman d'origine. Je sais qu'elle a changé beaucoup de choses mais je ne peux m'empêcher de penser que son film aurait été meilleur, peut être moins décousu et plus crédible, si elle avait inventé de toutes pièces une comédie romantique lesbienne. Mais j'imagine qu'elle aurait eu encore plus de mal à le monter si ça n'avait pas été une adaptation d'un de ses romans qui avait bien marché...
Voilà, et vous ça vous inspire quoi cette flopée d'adaptations au cinéma?