J'ai peut-être été un peu hard dans l'expression de mes doutes...
J'ai l'impression que cette recherche des causes des différences peut aboutir au banal phénomène de regarder le doigt qui montre au lieu de regarder la lune. Ou de prendre les résultats de situations historiques, sociales, etc, pour les résultats de différences "physiques" (voir le débat sur le QI des Noirs aux USA).
D'ailleurs, le fait que ces études soient principalement menées aux USA ne me rassure pas !
Concernant les différences hommes-femmes, par exemple, c'est un sujet trés vendeur, mais les ouvrages qui sortent sont trés contestés... Dans l'esprit du grand public, malheureusement, ils justifient une pseudo-infériorité des femmes dans certaines disciplines, ce qui entraine un moindre effort éducatif, une justification de l'inégalité, une persuasion que c'est "naturel".
Ce n'est évidement pas le but des chercheurs, c'est l'exploitation qui est faite de leurs travaux pour renforcer les normes sociales qui m'inquiète.
Un truc amusant c'est que ces études sur l'homo. sont toujours menées sur les hommes... les causes de l'homo. féminine n'intéressent personne ?
Biologie de l'homosexualité
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Michelle Paris
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- fremonette
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Re: Biologie de l'homosexualité
Oui, tu as été hard dans tes propos ! Je confirme ! LOL
Avant de dire que tu n'as pas été convaincue, lis le livre (si ce n'est déjà fait, je ne sais pas), après on en rediscute ^^ Mais bon, si déjà dès le départ, tu renies tout en bloc ça va être difficile...
Tu vas un peu vite en disant que les gays sont des hommes "féminisés"... Car le professeur Balthazart fait dès le départ une distinction claire entre 3 termes que sont l'orientation sexuelle, le comportement sexuel et l'identité sexuelle. Ces 3 éléments ne sont pas forcément corrélés et il dit clairement que ce n'est pas parce qu'un homme est gay qu'il se sent femme ou qu'il a forcément un comportement féminin.
Sinon, c'est vrai, l'auteur le dit lui même à la fin du livre. Il y a une partie où il explique les éventuels biais : Le fait que beaucoup de ces études sont basés sur des échantillons plus faibles, mais non négligeables, comparés à d'autres études étant donné le fait des questions très personnels qu'elles imposent. Mais cela n'empêche que des résultats peuvent toujours être confirmés si on voit une différence claire entre homo et hétéro.
C'est vrai aussi, Balthazart le note aussi, que la majorité de ces études se font sur les gays et non les femmes. Mais il y en a quand même plusieurs de décrites dans le livres et on remarque que pour certains faits, homosexualité masculine et féminine ne se recoupent pas. Je suppose qu'il fallait donc choisir.
De plus, le fait qu'il y a beaucoup de hétéro/homo exclusifs chez les hommes et plus de bisexualité chez les femmes a peut jouer ?
Et comme tu dis Michelle, oui, ça peut mener à des dérives malsaines ces études. Mais comme c'est dit tout au long du livre, ce n'est pas parce qu'on un trait "homo" (comme l'exemple de la taille des doigts que tu donnes par ex) est présent chez qqu qui l'est forcément. Alors on est encore loin de la "prédiction de l'homosexualité"... qui ne sera jamais atteinte selon lui.
Avant de dire que tu n'as pas été convaincue, lis le livre (si ce n'est déjà fait, je ne sais pas), après on en rediscute ^^ Mais bon, si déjà dès le départ, tu renies tout en bloc ça va être difficile...
Tu vas un peu vite en disant que les gays sont des hommes "féminisés"... Car le professeur Balthazart fait dès le départ une distinction claire entre 3 termes que sont l'orientation sexuelle, le comportement sexuel et l'identité sexuelle. Ces 3 éléments ne sont pas forcément corrélés et il dit clairement que ce n'est pas parce qu'un homme est gay qu'il se sent femme ou qu'il a forcément un comportement féminin.
Sinon, c'est vrai, l'auteur le dit lui même à la fin du livre. Il y a une partie où il explique les éventuels biais : Le fait que beaucoup de ces études sont basés sur des échantillons plus faibles, mais non négligeables, comparés à d'autres études étant donné le fait des questions très personnels qu'elles imposent. Mais cela n'empêche que des résultats peuvent toujours être confirmés si on voit une différence claire entre homo et hétéro.
C'est vrai aussi, Balthazart le note aussi, que la majorité de ces études se font sur les gays et non les femmes. Mais il y en a quand même plusieurs de décrites dans le livres et on remarque que pour certains faits, homosexualité masculine et féminine ne se recoupent pas. Je suppose qu'il fallait donc choisir.
De plus, le fait qu'il y a beaucoup de hétéro/homo exclusifs chez les hommes et plus de bisexualité chez les femmes a peut jouer ?
Et comme tu dis Michelle, oui, ça peut mener à des dérives malsaines ces études. Mais comme c'est dit tout au long du livre, ce n'est pas parce qu'on un trait "homo" (comme l'exemple de la taille des doigts que tu donnes par ex) est présent chez qqu qui l'est forcément. Alors on est encore loin de la "prédiction de l'homosexualité"... qui ne sera jamais atteinte selon lui.
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Michelle Paris
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Re: Biologie de l'homosexualité
Ben déja rien que ça, j'ai de sérieux doutes...fremonette a écrit :De plus, le fait qu'il y a beaucoup de hétéro/homo exclusifs chez les hommes et plus de bisexualité chez les femmes a peut jouer ?
- fremonette
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Re: Biologie de l'homosexualité
Il y a une étude qui le "prouve" (si je puis dire car comme dit précédemment, faut toujours être prudent). Mais personnellement, avant même de lire le livre, c'était aussi mon impression. Ca va déjà été discuté quelque part dans le forum je pense, mais je ne sais plus où.
Après, tu peux ne pas être d'accord, c'est normal. Aucune étude n'est infaillible. Mais après avoir lu le livre, faut quand même avouer que beaucoup de résultats sont troublants et ne peuvent être réfutés.
Après, tu peux ne pas être d'accord, c'est normal. Aucune étude n'est infaillible. Mais après avoir lu le livre, faut quand même avouer que beaucoup de résultats sont troublants et ne peuvent être réfutés.
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mcr20200
Re: Biologie de l'homosexualité
Je ne me base que sur l'intitulé de la discussion "Biologie de l'homosexualité", qui ne me donne pas du tout envie de le lire. A quand une "biologie de l'hétérosexualité"?? Pourquoi toujours vouloir expliquer, analyser l'homosexualité? Ce genre de titre me renvoie toujours l'idée qu'être homosexuel(le) n'est pas normal, qu'il faut y trouver des raisons, des explications.
Toute hypothèse peut mener à des dérives, des clichés que nous sommes tous et toutes amenés à reprendre, à véhiculer. "Une lesbienne a-t-elle le droit d'aimer être pénétrée, si oui n'est-elle pas une hétéro refoulée?" "Qui fait l'homme et pourquoi?" "Cet homosexuel est-il passif, actif et pourquoi?"
Maintenant il y a des études pour tout, comme ça il y a des cases pour tout qui se dessinent et tout le monde va pouvoir être rassuré de rentrer dans l'une ou l'autre.
Je m'écarte du sujet, je m'en rends bien compte, mais tout cela en ce moment me gonfle légèrement.
Toute hypothèse peut mener à des dérives, des clichés que nous sommes tous et toutes amenés à reprendre, à véhiculer. "Une lesbienne a-t-elle le droit d'aimer être pénétrée, si oui n'est-elle pas une hétéro refoulée?" "Qui fait l'homme et pourquoi?" "Cet homosexuel est-il passif, actif et pourquoi?"
Maintenant il y a des études pour tout, comme ça il y a des cases pour tout qui se dessinent et tout le monde va pouvoir être rassuré de rentrer dans l'une ou l'autre.
Je m'écarte du sujet, je m'en rends bien compte, mais tout cela en ce moment me gonfle légèrement.
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Christophoros
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- Enregistré le : ven. 20 févr. 2009 23:51
Re: Biologie de l'homosexualité
Parce que, pour la biologie et la génétique où tout est affaire de reproduction et de transmission de son patrimoine génétique, il est évident que l'homosexualité pose un défi de taille : pourquoi y a-t-il des organismes qui ne pourront léguer leur patrimoine génétique à cause de leur sexualité?Pourquoi toujours vouloir expliquer, analyser l'homosexualité?
On parle ici de biologie et l'on ne tient pas compte, évidemment, des développements de l'insémination artificielle etc.
C'est donc, il me semble, une question scientifique tout à fait légitime. Tout comme le modèle évolutionniste s'intéresse à la question du sacrifice de l'individu pour le bien commun (un animal qui "se sacrifie" pour sauver d'autres individus qui lui sont apparentés), il ne peut pas ne pas s'intéresser à la question de l'homosexualité. Refuser d'étudier la question serait, selon moi, un aveu d'échec de la part de la théorie et, à la limite, de la censure.
N'oublions pas que les sciences étudient un très grand nombre de sujets statistiquement intéressants, qu'ils soient positifs (l'oreille absolue - le calcul mental prodigieux) neutres (l'homosexualité) ou négatifs (toutes les pathologies et déficiences qui puissent se concevoir).
Mais tout cela n'explique pas pourquoi l'on s'intéresse presque exclusivement à l'homosexualité masculine - si tel est bel et bien le cas.
- fremonette
- Messages : 353
- Enregistré le : sam. 14 nov. 2009 17:43
Re: Biologie de l'homosexualité
Je suis tout à fait d'accord avec toi Christophoros ! Je pensais la même chose mais tu l'as très bien expliqué avant !
Sinon, non, ils ne s'intéressent pas exclusivement qu'à l'homosexualité masculine, comme je l'ai dit plus haut. Dans le livre, on parle également des femmes. Mais il est vrai, comme Balthazart le dit dans son livre, que la majorité des études se consacrent à l'homosexualité masculine.
Je ne me souviens plus de ce qu'il en dit, mais je pense que c'est du au fait
1) Que la majorité des chercheurs sont des hommes, et qu'il existe malgré tout une sorte de "machisme"
2) Les "mécanismes" qui pourraient participer à l'explication du phénomène de l'homosexualité ne sont pas les même chez hommes et femmes. Il fallait donc bien se concentrer sur l'un des deux.
3) Ca, c'est personnel comme argument, mais je pense également au fait que il y a une étude prouvant qu'il y a plus de homos exclusifs chez les hommes que chez les femmes. C'était donc plus facile.
Sinon, non, ils ne s'intéressent pas exclusivement qu'à l'homosexualité masculine, comme je l'ai dit plus haut. Dans le livre, on parle également des femmes. Mais il est vrai, comme Balthazart le dit dans son livre, que la majorité des études se consacrent à l'homosexualité masculine.
Je ne me souviens plus de ce qu'il en dit, mais je pense que c'est du au fait
1) Que la majorité des chercheurs sont des hommes, et qu'il existe malgré tout une sorte de "machisme"
2) Les "mécanismes" qui pourraient participer à l'explication du phénomène de l'homosexualité ne sont pas les même chez hommes et femmes. Il fallait donc bien se concentrer sur l'un des deux.
3) Ca, c'est personnel comme argument, mais je pense également au fait que il y a une étude prouvant qu'il y a plus de homos exclusifs chez les hommes que chez les femmes. C'était donc plus facile.