Carmilla, de J.S. Le Fanu
Posté : jeu. 5 mars 2009 08:09
Comme j'ai vu ici et là quelques mentions de cette oeuvre littéraire (à propos d'une de ses adaptations cinématographiques je crois) et que je l'ai lue 2 ou 3 fois, voilà quelques informations à son sujet afin que certaines puissent la découvrir.
Carmilla, de l'écrivain irlandais J.S. Le Fanu, est une des premières oeuvres en prose ayant comme personnage important un, ou ici une vampire car, comme c'était souvent le cas avant "Dracula", le vampire est une figure typiquement féminine dans la littérature occidentale de l'époque (voir "Geraldine" de Coleridge par exemple)
C'est une oeuvre intéressante, à l'écriture quelque peu curieuse et elle met en scène une jeune fille de la basse noblesse qui a le plaisir d'héberger dans se demeure reculée une mystérieuse jeune femme avec laquelle elle développera une relation trouble... C'est un récit plein de langueur qui s'intéresse surtout aux émotions de la narratrice et à la façon dont elle perçoit son étrange compagne.
Le caractère lesbien de l'oeuvre est assez évident pour l'époque (ce fut quand même écrit en 1871) et il correspond à cette figure traditionnelle de "L'homosexuel(le) comme "autre dangereux" (pensez au nombre de lesbiennes représentées comme marginales à la "When Night is Falling)" Ce symbolisme fait d'ailleurs assez bien double emploi avec la figure du vampire, elle aussi représentation de ce double déconcertant.
Bref, si vous aimez cette langueur amoureuse et cette ferveur quelque peu "gothique", je suis sûr que vous serez intéressées à y jeter un oeil. Pour celles qui ne lisent pas l'anglais, il y a une traduction française relativement satisfaisante de J. Papy parue au sein du recueil "Les Évadés des Ténèbres"
Si vous avez des questions ou des commentaires, n'hésitez pas.
Carmilla, de l'écrivain irlandais J.S. Le Fanu, est une des premières oeuvres en prose ayant comme personnage important un, ou ici une vampire car, comme c'était souvent le cas avant "Dracula", le vampire est une figure typiquement féminine dans la littérature occidentale de l'époque (voir "Geraldine" de Coleridge par exemple)
C'est une oeuvre intéressante, à l'écriture quelque peu curieuse et elle met en scène une jeune fille de la basse noblesse qui a le plaisir d'héberger dans se demeure reculée une mystérieuse jeune femme avec laquelle elle développera une relation trouble... C'est un récit plein de langueur qui s'intéresse surtout aux émotions de la narratrice et à la façon dont elle perçoit son étrange compagne.
Le caractère lesbien de l'oeuvre est assez évident pour l'époque (ce fut quand même écrit en 1871) et il correspond à cette figure traditionnelle de "L'homosexuel(le) comme "autre dangereux" (pensez au nombre de lesbiennes représentées comme marginales à la "When Night is Falling)" Ce symbolisme fait d'ailleurs assez bien double emploi avec la figure du vampire, elle aussi représentation de ce double déconcertant.
Bref, si vous aimez cette langueur amoureuse et cette ferveur quelque peu "gothique", je suis sûr que vous serez intéressées à y jeter un oeil. Pour celles qui ne lisent pas l'anglais, il y a une traduction française relativement satisfaisante de J. Papy parue au sein du recueil "Les Évadés des Ténèbres"
Si vous avez des questions ou des commentaires, n'hésitez pas.