[Film] La Vie d'Adèle (Le Bleu est une Couleur Chaude)
- Downtown
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- yoruichi
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Re: [Film] La Vie d'Adèle (Le Bleu est une Couleur Chaude)
Je te dirais non downtown, je met la suite sous spoiler pour celles qui n'ont pas vu le film
": A good DEB is a dead DEB:"
- Downtown
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Re: [Film] La Vie d'Adèle (Le Bleu est une Couleur Chaude)
J'aime bien quand tu me dis nonyoruichi a écrit :Je te dirais non downtown, je met la suite sous spoiler pour celles qui n'ont pas vu le film
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elleUwant
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Re: [Film] La Vie d'Adèle (Le Bleu est une Couleur Chaude)
?Georges a écrit :...elleUwant a écrit : D'accord ! En même temps, c'est pas une pub préventive. C'est un film réaliste. Et dans la réalité, bah, les jeunes font beaucoup de conneries.
Votre signature contient 544 caractère(s). Le nombre maximum de caractères autorisés est de 255.
Et c'est ainsi que Jean-Pascalin et le raton-laveur furent anéantis.
Et c'est ainsi que Jean-Pascalin et le raton-laveur furent anéantis.
- Shauzia
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Re: [Film] La Vie d'Adèle (Le Bleu est une Couleur Chaude)
Je sais pas pourquoi mais j'étais persuadée que c'était à Paris (le gros cliché de la parisienne qui pense que Paris est le centre du monde)... bref, bon bah tant pisyoruichi a écrit :Je te dirais non downtown, je met la suite sous spoiler pour celles qui n'ont pas vu le film
- AlexKidd
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Re: [Film] La Vie d'Adèle (Le Bleu est une Couleur Chaude)
Rapidement, je reviens du cinéma et j'ai emprunté le magazine de l'UGC. Il y a dans cette édition une interview dossier de Kechiche. Je vous en retransmet une partie :
Ce qui est étonnant dans cet accueil c'est que, au fond, c'est un film assez doux...
Vous trouvez, vraiment ?
Beaucoup plus doux que vos précédents, et notamment que Vénus Noire...
Ah oui ? Je n'ai pas cette lecture-là, non... Je ne vois pas autant de pessimisme dans Vénus Noire. Il y en a davantage dans celui-là. Il y a au cœur du film une idée assez désenchantée...
...Qui serait ?
L'impossibilité de s'aimer lorsqu'on ne vient pas des mêmes milieux sociaux, cette idée qu'ils ne peuvent pas se rejoindre, que l'un méprise l'autre même. C'est inscrit partout dans le film, même dans l'idée de prendre deux actrices qui viennent de deux milieux sociaux opposés. C'est pour cela que je m'étonne quand vous me parlez de la supposée douceur du film. Il n'est doux que par le "Sey" de Léa...
Je ne vous mets que cette partie de l'interview ( si ça vous intéresse, vous pouvez récupérer le numéro en question, ils sont distribués gratuitement dans les cinémas ). Mais forcément ce qui m'intéresse moi, c'est ce que Kechiche dit à propos de cette différence de milieux sociaux, qui est apparemment la véritable cause de leur rupture. Il va quand même loin, parce qu'il parle carrément " d'impossibilité de s'aimer " ou encore " de mépris de l'autre ". Ce qui me renvoie aux propos d'absolutely :
Ce qui est étonnant dans cet accueil c'est que, au fond, c'est un film assez doux...
Vous trouvez, vraiment ?
Beaucoup plus doux que vos précédents, et notamment que Vénus Noire...
Ah oui ? Je n'ai pas cette lecture-là, non... Je ne vois pas autant de pessimisme dans Vénus Noire. Il y en a davantage dans celui-là. Il y a au cœur du film une idée assez désenchantée...
...Qui serait ?
L'impossibilité de s'aimer lorsqu'on ne vient pas des mêmes milieux sociaux, cette idée qu'ils ne peuvent pas se rejoindre, que l'un méprise l'autre même. C'est inscrit partout dans le film, même dans l'idée de prendre deux actrices qui viennent de deux milieux sociaux opposés. C'est pour cela que je m'étonne quand vous me parlez de la supposée douceur du film. Il n'est doux que par le "Sey" de Léa...
Je ne vous mets que cette partie de l'interview ( si ça vous intéresse, vous pouvez récupérer le numéro en question, ils sont distribués gratuitement dans les cinémas ). Mais forcément ce qui m'intéresse moi, c'est ce que Kechiche dit à propos de cette différence de milieux sociaux, qui est apparemment la véritable cause de leur rupture. Il va quand même loin, parce qu'il parle carrément " d'impossibilité de s'aimer " ou encore " de mépris de l'autre ". Ce qui me renvoie aux propos d'absolutely :
Tu avais donc mis en plein dans le mille dans ta lecture du film, au vu de ce que dit Kechiche dans l'interview. En même temps, si j'avais réfléchi deux secondes, j'aurais vu qu'il a un truc avec les minorités et les différences sociales dans ses films. Ceci dit, je n'ai vu que L'Esquive de lui, hormis La vie d'Adèle. Mais nous avons déjà un élément de réponse concernant la relation Adèle-Emma. Emma est donc bien partie parce qu'Adèle n'était pas assez cultivée pour elle, et ce n'est pas si innocent que ça qu'elle finisse avec Lise ( non ? ).absolutely a écrit :L'analyse sociale (ce qu'est au final le film, au delà même de l'histoire d'amour, ) est parfaitement traitée. Le double dîner aurait pu être navrant de lourdeur. Par sa façon d'étirer les scènes, Kechiche introduit une véritable subtilité.
La 2ème partie, même s'il elle moins prenante que la première, porte magistralement la différence de classe, le déterminisme social traduit par les différences d'ambition, de comportements, de centres d'intérêt...
Dans la première partie, on est cœur de ce que Kechiche fait sans doute de mieux, parler de transmission, d'éducation, comme dans "l'Esquive", en montrant de façon réaliste, comment se fait cet apprentissage. Réaliste, pas tout à fait. J'ai bcp aimé le fait qu'il y ait plusieurs professeurs de français et non un seul...
Cette envie de s'inscrire dans la société, d'être utile, habite Adèle, plus encore que par le fait d'exercer un "vrai" métier. Je trouve les scènes d'ecole très bien traitées. Adèle aime être instit, elle aime les enfants, c'est ce qui la sauve indubitablement de l'abîme au moment de la rupture, son seul point d'ancrage apparent.
Et puis, comme rien n'est anodin chez Kechiche, je trouve intéressant la phrase qu'Adèle fait écrire aux enfants, de mémoire : "maman, dans la cuisine, épluche des oignons" qui traduit à la fois le conformisme d'Adèle, sa vision de la société (répartition des rôles), l'état de sa relation avec Emma (on sent qu'elle va pleurer, maman, en épluchant son oignon), ce qu'a été sa relation avec Emma (Adèle dans la cuisine...).
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Méluzine
Re: [Film] La Vie d'Adèle (Le Bleu est une Couleur Chaude)
Merci pour l'interview AlexKidd....Qui serait ?
L'impossibilité de s'aimer lorsqu'on ne vient pas des mêmes milieux sociaux, cette idée qu'ils ne peuvent pas se rejoindre, que l'un méprise l'autre même. C'est inscrit partout dans le film, même dans l'idée de prendre deux actrices qui viennent de deux milieux sociaux opposés.
C'est drôle parce que justement, j'y pensais à cette façon de montrer les milieux sociaux, et je n'arrive pas à me défaire de l'idée que c'est caricatural. Plus j'y pense et plus je ne comprends pas cette idée d'immobilisme entre elles : le temps passe mais rien ne change. Adèle qui a l'air assez curieuse comme dit précédemment semble toujours perdue dans le monde des artistes (alors que bon, dans un couple, en général on échange, on partage, on découvre des choses de l'univers de l'autre, même si à la base ça ne nous est pas familier). La scène où elle se retrouve à servir tous les amis d'Emma chez elles ne fonctionne pas pour moi, elles sont ensemble depuis un moment et elle ne connaîtrait pas les amis de sa conjointe? Et le fait qu'elle soit au service de tout le monde comme ça, pour moi ça aurait pu fonctionner si elles venaient de se rencontrer mais ça n'est pas le cas.
Bon, je ne reviens pas sur l'opposition entre les parents de chacune, qui est un peu grosse quand même (avec une Emma tellement sûre de ses goûts qu'elle ne prend même pas en compte ceux d'Adèle, et pire que ça, veut l'"éduquer").
Bref, je trouve tout ça très démonstratif, mais surtout, ce ne sont pas deux milieux si éloignés que ça, je ne vois pas en quoi ils ne pourraient pas se rejoindre. Du coup, savoir que c'est effectivement le point de vue du réalisateur, je trouve ça hyper pessimiste!
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thebest
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Re: [Film] La Vie d'Adèle (Le Bleu est une Couleur Chaude)
Je suis finalement allée voir le film. J'en suis ressortie au bout de presque 3h sans vraiment savoir quoi penser
.
Le fait marquant de la projection fut quand même le nombre de personnes qui quittaient la salle, toujours pendant une scène de sexe
. Ce qui était tout à fait compréhensible pour moi car j'ai trouvé les scènes très "gênantes" : un peu violente, trop crue, manque de tendresse...
Sinon sur le film dans son ensemble, je l'ai trouvé bof. C'est le 1e kechiche que je regarde et je ne suis pas fane de son style. Ok le film n'est pas mauvais, mais de là à lui attribuer une palm d'or, pour moi c'est un peu exagéré
.
J'ai aussi eu le sentiment qu'il manquait d'alchimie entre les actrices. Certaines scènes on a l'impression qu'elles ne sont pas sur la même longueur d'onde.
Que dire des multiples longueurs tout au long du film. Du genre Adèle filmée entrain de dormir, les scènes à l'école, au lycée, avec les collègues d'Emma, ...qui ne servaient pas à grand chose. Le film aurait bien pu se faire en 2h gros maximum.
Et puis passer plus de 3h à regarder un film et avoir l'impression qu'il a y a des points qui ont été oubliés :
-comment Emma sait qu'Adèle a été raccompagnée par un mec?
-on ne voit plus les parents d'Adèle, alors que je m'attendais à ce qu'elle fasse son coming out, vu le quiproquo qu'il y a eu quand elle a invité Emma chez elle.
-Puis Adèle de la terminale à instit, rien ne nous montre son évolution, du moins physique. Elle parait toujours avoir 16 ans, alors qu'il s'est passé au moins 5 ans!!! ils auraient pu la maquiller pour faire plus adulte. Du coup ça manque de crédibilité.
Le fait marquant de la projection fut quand même le nombre de personnes qui quittaient la salle, toujours pendant une scène de sexe
Sinon sur le film dans son ensemble, je l'ai trouvé bof. C'est le 1e kechiche que je regarde et je ne suis pas fane de son style. Ok le film n'est pas mauvais, mais de là à lui attribuer une palm d'or, pour moi c'est un peu exagéré
J'ai aussi eu le sentiment qu'il manquait d'alchimie entre les actrices. Certaines scènes on a l'impression qu'elles ne sont pas sur la même longueur d'onde.
Que dire des multiples longueurs tout au long du film. Du genre Adèle filmée entrain de dormir, les scènes à l'école, au lycée, avec les collègues d'Emma, ...qui ne servaient pas à grand chose. Le film aurait bien pu se faire en 2h gros maximum.
Et puis passer plus de 3h à regarder un film et avoir l'impression qu'il a y a des points qui ont été oubliés :
-comment Emma sait qu'Adèle a été raccompagnée par un mec?
-on ne voit plus les parents d'Adèle, alors que je m'attendais à ce qu'elle fasse son coming out, vu le quiproquo qu'il y a eu quand elle a invité Emma chez elle.
-Puis Adèle de la terminale à instit, rien ne nous montre son évolution, du moins physique. Elle parait toujours avoir 16 ans, alors qu'il s'est passé au moins 5 ans!!! ils auraient pu la maquiller pour faire plus adulte. Du coup ça manque de crédibilité.
- absolutely
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- Enregistré le : sam. 8 juin 2013 12:16
Re: [Film] La Vie d'Adèle (Le Bleu est une Couleur Chaude)
Oui le propos de Kechiche est bien celui-là. Et c'est vrai qu'il est particulièrement désenchanté...AlexKidd a écrit : Mais forcément ce qui m'intéresse moi, c'est ce que Kechiche dit à propos de cette différence de milieux sociaux, qui est apparemment la véritable cause de leur rupture. Il va quand même loin, parce qu'il parle carrément " d'impossibilité de s'aimer " ou encore " de mépris de l'autre ".
C'est bien pour cela qu'Emma se retrouve avec Lise, et ce qu'elle aime le plus chez elle, c'est son fils !
Je voudrais revenir sur qques aspects, pour donner mon point de vue. Le film de Kechiche n'est pas parfait et c'est vrai que l'on peut finir par n'en retenir que ses défauts...
Le parallélisme entre les deux familles, souligné par les repas, est réel et met en avant, au final, la similarité des comportements. Kechiche ne fait pas de choix entre les deux familles, ne privilégie pas un milieu par rapport à un autre, et de là pour moi, il sort de la caricature.
Il y a un paradoxe entre la façon de filmer très réaliste de Kechiche et sa façon de manier l'ellipse et de s'affranchir du réalisme en ce qui concerne l'évolution physique et mentale de ses personnages. Ok, elles bougent peu physiquement notamment Adèle. Bon, moi, ça ne m'a pas gênée. Disons qu'elle a un âge incertain dans cette 2ème partie, 25/26 ans, et d'où je suis, même si elle n'a pas bcp changé entre la première et la deuxième partie, ça passe. C'est une posture artistique.
Sur l'aspect mental effectivement, on a l'impression qu'Adèle et Emma sont, pour reprendre l'expression de Clarice, "figées", alors que vers cet âge on bouge "vachement" en principe, on s'affranchit de ses parents en ne vivant plus avec eux, on est autonome financièrement, voire et là c'est le cas, on vit une relation amoureuse qui forcément nous emmène "ailleurs".
Kechiche a volontairement gommé les années de bonheur entre Emma et Adèle, les années où elles "filent le parfait amour", où leur passion est plus forte que tout, où leur relation très charnelle (et ça on l'a vu en long et en large, hein), transcende leurs différences. Ce n'est pas son propos.
On les retrouve à un moment ou leur couple se délite. Il y a des milliers de raisons pour qu'un couple se délite et des milliers de façon de le représenter. C'est vrai que souvent nos différences nous attirent et souvent elles finissent par nous séparer !
On arrive dans le domaine de l'incommunicabilité.
Et là, Kechiche appuie sur la différence de classe. C'est son choix, on y adhère ou pas.
Pour lui, une fois dépassée la période de la passion, Emma et Adèle se retrouvent face à ce qui les différencie, elles sont rattrapées par leur conditionnement social, et sont dans l'impossibilité de se comprendre, Adèle est immobile et Emma capitule, sans être capable elle-même de bouger (elle continue de penser qu'Adèle ne peut s'épanouir dans son métier d'instit).
Kechiche a pris aussi le parti de laisser Adèle dans l'incapacité de faire son coming-out. Je pense qu'il n'a pas voulu faire un film sur l'homosexualité et démultiplier les pistes de réflexions...
Adèle a t'elle été traumatisée par son expérience au lycée ?
Dans quelle mesure le fait qu'Adele ne fasse pas son coming-out joue dans la rupture entre Emma et Adèle ?
Autant de points sur lesquels on a pas de réponse.
Ce faisant, Kechiche a t'il raté quelque chose ?
Tous les jours, des gays de tout milieu font leur CO, parfois avec des conséquences violentes, sont obligés de se battre pour s'affirmer, affirmer leur identité et il est certain que cela les fait bouger, les structure et a une incidence majeure sur leur rapport à l'autre.
Une sorte de spécificité homo, qui mène bcp d'entre nous a nous confronter à notre milieu familial et social et aux conventions.
Je me suis souvent fait la réflexion, à tord peut-être, que l'homosexualité permet de mélanger davantage les cartes dans ce domaine et entraîne des personnes d'horizons très différents à se rencontrer et à s'apprécier, par le biais de leur orientation commune qui est quand même sacrément structurante en terme de partage.
Je crois qu'il n'est effectivement pas facile de sortir de son éducation, de son milieu, mais je suis bcp moins désenchantée que Kechiche. Je suis convaincue que l'on peut s'affranchir du déterminisme social, la culture sert à ça notamment, et que l'on peut se construire en dehors de ça.
Pour le coup, dans un couple, ça peut être une cause de rupture, bien sûr, mais une parmis d'autre.
C'est marrant, parce que je trouve qu'il peut y avoir un parallèle avec Orange Is The New Black (non, je ne suis pas obsédée par cette série, malgré les apparences, je vous assure
Avec un traitement différent du Kechiche, OITNB offre aussi une réflexion intéressante sur le déterminisme social, non seulement dans les personnages de Piper et d'Alex, mais aussi et voire plus, dans les personnages secondaires.
Il me semble qu'Il y a une dimension dans OITNB, celle du choix personnel qui revient souvent dans le témoignage des personnages. Rares finalement sont celles qui s'abritent derrière leur origine sociale pour expliciter pourquoi elles en sont là, et pourtant, cette origine est omniprésente dans toute leur histoire (elle correspond de toute façon à une réalité sociale, quoiqu'on en dise), mais la plupart d'entre elles mettent en avant le fait qu'elles ont fait des choix.
Il y a là, j'ai l'impression, une conception différente de la responsabilité personnelle, exacerbée par le fait de se retrouver en prison.
En même temps c'est encore plus impliquant pour chacun, car cela ramène les decisions au niveau de l'individu, et s'éloigne de la responsabilité collective, qui reste, je crois (?) le propos de Kechiche.
Qu'en pensez-vous ?
-
ritastears
Re: [Film] La Vie d'Adèle (Le Bleu est une Couleur Chaude)
Grâce à tous vos commentaires, je vais attendre sa sortie en dvd. En tous cas, çà me rappelle un autre film: Les nuits fauves.