Mais au-delà de ça, on peut se demander si il y a un domaine de la poésie érotique réservé au saphisme.
Je me demande ça parce que j'aime beaucoup la poésie, j'aime beaucoup aussi quand elle se pare d'érotisme.
Aussi, je voudrais qu'on découvre et fasse découvre sur ce topic nos connaissances mutuelles dans ce domaine.(si connaissances il y a)
Je propose qu'on poste ici des poèmes lesbiens (amoureux et/ou érotiques), les nôtres, ceux d'illustres écrivains (et/ou poètes) qui s'y seraient attelés, ceux trouvés par hasard et d'auteur inconnu... tout ce qu'il y a de beau à lire et découvrir. Quelques phrases, ou un long poème...
Je me permet d'ouvrir la danse, on vous proposant un écrit personnel :
L'Echouée Délicate
Montante marée, tu m’échoue sur la plage
Mais quel est cet îlot où le sable est si doux ?
Le long de tes côtes, j'effleure tes rivages
Le glissement de la mer s’étire en long courroux
Les oiseaux pleurent alors la forêt chante
Le voyage se prolonge dans la fleur des nuages
Mes embruns perlent sur tes mirages qui m'enchantent
Ruisseaux, aspirez mon naufrage
Sous ta livrée divine j'ai déposé un baiser allumette
J'éclate en orage et fusionne à ton flux
Entêtantes effluves lapées par mon éperdue quête,
Je me mêle à tes doux sentiers nus
La brise nocturne se coule en mon souffle blessé
Mes yeux s'écoulent de ton absence
Mes doigts chapardeurs parcourent ton détroit
Et caressent la soie de ta frémissante odeur
Je méprend du chaud sillon de ta présence
Mes courants s'y confondent
Et je plonge en un doux émoi
Le voyage se prolonge je respire tes ondes
J'aspire à tes mondes mais tes démons me noient
J'écoute l'orée de ta bouche susurrant les plaisirs
Du parcours de mes lèvres loin d'être rassasiées
Étendue végétale, tes branches arpentent mes vallées
Je fonds, tumultueux fracas de vagues s'embrassant de désir
Mes tréfonds s'embrasent, je gravi tes apaisants sommets
Profondeurs obscures où la lumière jaillit
Tandis que j'arpente avidement tes délicats monts assaillies
Je goûte d'un tendre appétit à tes délicats mets
Ah ! Somptueux littoral, je respire ton iode
Libère moi de cette écorce qui corse les échouages
Car je suis totalement dévouée, en moi tonne l'orage
Le rouage du temps n'a pas fait naufrage à ton ode
Le feux brûle mes sens
Je me consume de tes eaux
L'essence de ta peau m’encense
Mon ciel est perlé d'étoiles
au toucher de nacre
Chaleureux méandres, où je veux te cueillir
Mon échouée délicate
A vous la parole...