Ah oui
Mais cette femme est Le Big One tout droit sorti du petit lexique hétéro de c'est quoi une lesbienne ?
Aucune finesse, à l'instar du caractère souvent scato-scabreux de cet ouvrage.
Le pire c'est en effet cette vantardise insupportable vis-à-vis du mépris qu'elle éprouve envers ses femmes.
Et dire que je croyais que ce n'était plus guère que du fictionnel désormais la petite bergère et ses blancs moutons sur laquelle la pluie menace .
Je pensais en effet que " bon, ils ont dû évolué tout de même. .."
Je constate que j'avais tort : il y a encore des personnes que l'on salue tout bas malgré leur bassesse manifeste uniquement du fait de leur haut rang.
Est-ce pour cela que Christine Angot , outre son propre hybris qui la titille, trouve en elle un véritable écrivain ?
La traiterait-elle ainsi si elle se nommait autrement ?
Je m'interroge.
Perso, j'ai moi-même souvent expérimenté la différence de traitement selon que les autres nous jugent riches ou misérables .
J'ai ainsi un nom à rallonge pareil à une table de banquet, qui m'a dans certains cas ouvert des portes ou attirer de l'indulgence .
C'est navrant ; de plus ce n'est même pas mon nom: c'est un nom d'adoption. Et au final dans ma branche à moi de mon arbre généalogique, ya des ramages greffés d'origine inconnue.
Ainsi , cette performance me ramène au film Un drôle de Paroissien , une critique féroce de la bonne société qui refuse par principe de se mêler au peuple par le travail. Seulement, faute d'exercer un emploi pour gagner leur vie, comme les privilèges sont tombés dans la nuit du 02 au 03 août 1789, ces braves gens se retrouvent sans le sou, si bien que l'héritier jure ses grands dieux qu'il leur procurera à nouveau le standing dû à leur rang, sans pour autant s'abaisser à travailler ( une torture laissée à la plèbe ), en pillant les troncs d'églises.

https://youtu.be/MdL15fSw28Q
Pour ce qui est de l'utilisation de la première personne, je comprends la gêne que cela peut occasionner chez le lecteur : cette impression de rentrer dans la vie privée de la narratrice ne peut pas plaire à tout le monde. C'est tout de même intrusif et voyeur, c'est exact.
Pour moi le je n'a d'intérêt que si on comprend qu'il y a une réelle possibilité de distinguer le narrateur fictionnel , certes omniscient, de l'artiste qui a produit l'oeuvre, même s'il est indéniable que l'écrivain se raconte toujours aux travers de ses personnages.
