Les cadrages sont excellents, intimes, bruts de sens.
Les musiques ont un tempo parfaitement dosé, ni trop ni pas assez. Elles ne sont absolument pas envahissantes, sachant s'immiscer quand il le faut, sachant également se faire discrètes quand les seuls sons de la cadence des corps, de la force des regards suffisent à rythmer une scène.
Les lumières et les couleurs... là aussi, tellement bien choisies.
J'ai beaucoup aimé les personnages, tous, mais particulièrement le jeu des deux actrices principales, Ruth Vega Fernandez (Mia) et Liv Mjönes (Frida).
J'avoue, au début, j'ai eu peur. Peur que la blondinette soit encore la timide à dévergonder. Peur que la brunette soit encore celle à fort caractère qui mène la danse. Peur que ça soit encore ce schéma de la lesbienne qui détourne l'hétéro.
Et non, rien de tout ça. Ce film met remarquablement en scène à tour de rôle les forces de caractère de Mia et Frida tout comme leur féminité. Frida me semblait plus sur la retenue jusqu'à ce fameux baiser, et là, les rôles se sont inversés. Au cours du film l'alchimie s'est équilibrée, doucement, sûrement.
Elles sont très attachantes. Deux caractères forts à différents égards comme l'expliquait très bien Bee. Je suis conquise aussi bien par l'une que par l'autre.
Leur féminité est belle, le cadre de leur découverte de l'autre tellement bien filmé, ...
Le coup de coeur de l'année !