J'adore ton post Bee dans le sens où je n'avais pas du tout vu cela sous cet angle-là !
Déjà l'histoire du travestissement, effectivement, je pense qu'on a rapidement fait un lien avec l'identité sexuelle, homosexualité ou asexualité et que comme tu nous le rappelles, il n'y a pas forcément de lien. Comme dans d'autres films où l'héroïne travestie en homme va justement tomber amoureuse d'un homme.
Et l'idée qu'il doit se conformer aux normes pour exister, je pense que tu as mis le doigt sur ce qui m'a dérangé. Que son moteur soit l'argent, ça n'a rien de nouveau et on a vu plein de films sur le sujet. Que ce soit l'argent et qu'il joue le jeu de la norme dans un film de facture très classique, ça m'a ennuyé. Il me manquait quelque chose. Mais il n'empêche qu'avec ton commentaire j'ai vu ça sous un autre angle et j'ai beaucoup aimé.
[Film] Albert Nobbs
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Re: [Film] Albert Nobbs
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Re: [Film] Albert Nobbs
Je n'aurais peut-être pas dû lire vos précédents messages, parce que maintenant j'ai la pression ! Difficile de rédiger un semblant de critique constructive après de tels avis...
Ah, il y aura certainement des spoilers potentiels dans ce message.
Je viens à peine de regarder ce film, donc ceci est une réaction "à chaud". J'ai pleuré, ce qui est chez moi la preuve irréfutable que je suis entrée corps et âme dans cette œuvre cinématographique et que j'ai été touchée.
Oui, les costumes, décors, photographie et prestations des acteurs sont formidables, c'est indiscutable. Et je ne parle même pas de Glenn Close (si elle n'a pas eu l'Oscar pour un tel rôle, je commence à penser qu'elle ne l'aura jamais).
Je pense également que nous sommes d'accord pour dire qu'il n'y a pas de représentation lesbienne à proprement parler, mais ça ne m'a pas dérangée le moins du monde ici.
Albert Nobbs...voici un personnage, pour moi, fascinant. Je comprends aisément qu'il puisse être perçu comme ennuyeux car, effectivement, sa vie l'est au plus haut point. Ce que je trouve intéressant chez lui, c'est le niveau de mimétisme qu'il a atteint. Il ne se comporte jamais comme il souhaiterait le faire, mais toujours en fonction de ce qu'il pense que les autres attendent de lui. C'est un serveur parfait, comblant les moindres désirs des clients de l'hôtel. Il gère également sa "vie privée" de la même manière : son désir de base est de gérer son propre commerce, mais c'est en découvrant la vie de Mr Page qu'il pense plus judicieux de se marier et d'assurer la gestion de son affaire avec son épouse. Il n'en éprouvait pas le moindre désir auparavant, et c'est ce même Mr Page qui lui met en tête l'idée qu'Helen serait parfaite dans ce rôle.
C'est un personnage terriblement naïf et extrêmement touchant. Mais je ne pense pas qu'on puisse dire qu'il est égoïste. Certes, il ne fréquente Helen que par pur intérêt au début (tout comme elle, d'ailleurs), mais on a l'impression qu'il souhaite vraiment les aider par la suite, elle et son enfant.
Non, je pense qu'il s'empêche simplement de ressentir quoi que ce soit, si ce n'est cette envie de liberté. Tout est caricatural dans ses fantasmes, ce qui prouve bien qu'il ne fait que s'inspirer de ce que les membres de son entourage vivent pour imaginer ce que sa vie pourrait être. Il est juste terriblement immature sur le plan émotionnel, et moi ça me donnerait presque envie de lui apprendre à se laisser ressentir les choses et à vivre, tout simplement.
Ah, il y aura certainement des spoilers potentiels dans ce message.
Je viens à peine de regarder ce film, donc ceci est une réaction "à chaud". J'ai pleuré, ce qui est chez moi la preuve irréfutable que je suis entrée corps et âme dans cette œuvre cinématographique et que j'ai été touchée.
Oui, les costumes, décors, photographie et prestations des acteurs sont formidables, c'est indiscutable. Et je ne parle même pas de Glenn Close (si elle n'a pas eu l'Oscar pour un tel rôle, je commence à penser qu'elle ne l'aura jamais).
Je pense également que nous sommes d'accord pour dire qu'il n'y a pas de représentation lesbienne à proprement parler, mais ça ne m'a pas dérangée le moins du monde ici.
Albert Nobbs...voici un personnage, pour moi, fascinant. Je comprends aisément qu'il puisse être perçu comme ennuyeux car, effectivement, sa vie l'est au plus haut point. Ce que je trouve intéressant chez lui, c'est le niveau de mimétisme qu'il a atteint. Il ne se comporte jamais comme il souhaiterait le faire, mais toujours en fonction de ce qu'il pense que les autres attendent de lui. C'est un serveur parfait, comblant les moindres désirs des clients de l'hôtel. Il gère également sa "vie privée" de la même manière : son désir de base est de gérer son propre commerce, mais c'est en découvrant la vie de Mr Page qu'il pense plus judicieux de se marier et d'assurer la gestion de son affaire avec son épouse. Il n'en éprouvait pas le moindre désir auparavant, et c'est ce même Mr Page qui lui met en tête l'idée qu'Helen serait parfaite dans ce rôle.
C'est un personnage terriblement naïf et extrêmement touchant. Mais je ne pense pas qu'on puisse dire qu'il est égoïste. Certes, il ne fréquente Helen que par pur intérêt au début (tout comme elle, d'ailleurs), mais on a l'impression qu'il souhaite vraiment les aider par la suite, elle et son enfant.
Non, je pense qu'il s'empêche simplement de ressentir quoi que ce soit, si ce n'est cette envie de liberté. Tout est caricatural dans ses fantasmes, ce qui prouve bien qu'il ne fait que s'inspirer de ce que les membres de son entourage vivent pour imaginer ce que sa vie pourrait être. Il est juste terriblement immature sur le plan émotionnel, et moi ça me donnerait presque envie de lui apprendre à se laisser ressentir les choses et à vivre, tout simplement.
"Tout comme une fleur ne choisit par sa couleur, nous ne sommes pas responsables de ce que nous sommes ; ce n’est qu’en prenant conscience de cela qu’on se libère. Et devenir adulte, c’est être libre."- Stoker
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Re: [Film] Albert Nobbs
Tous vos commentaires ont été très intéressants à lire. J'avoue, après les avis mitigés qui avaient été laissés, j'étais assez dubitative, et en général, quand ça part sur cette base, ce n'est pas le meilleur signe qui soit.
Mais bien au contraire, là, ce fut une agréable surprise. Je dirais même une très agréable surprise.
J'ai été emportée et profondément touchée par le personnage d'Albert. Il m'a ému du début à la fin, et je me suis interrogée durant le film à plusieurs reprises sur les passages que vous aviez pu trouver trop longs ou trop mous. Je suis rentrée immédiatement dans l'histoire, profondément intriguée par la vie de cette personne, ses attentes, sa manière d'appréhender les relations sociales.
J’ai rit aussi, énormément.
Ses mimiques si discrètes et pourtant fabuleusement expressives, la malice et les rêves peuvent se lire dans ses yeux, sur les moindres traits de son visage, dans ses moindres gestes aussi subtiles puissent-ils être. C'est extrêmement bien joué.
J'ai été émerveillée de voir Albert Nobbs sourire à tours de bras, se détendre comme jamais en compagnie de Hubert Page. Toutes les tensions pour garder son secret s'évaporent avec la confiance qui nait ici. Je trouve ça profondément touchant. Et pour cause, Albert N. n'a semble-t-il jamais vraiment eu l'occasion de se livrer, de vivre pleinement de son être, de s'épancher.
J'ai apprécié aussi la reconstitution historique. M'enfin là, je ne suis pas très objective puisque fan des films à trame historique ou basés sur une histoire vraie.
Après, chacun ses goûts, et bien heureusement, sinon l'industrie au sens large du terme serait vouée à l'échec le plus total. L'uniformisation est antonyme de richesse (au sens non pécuniaire s'il y eut besoin de précision).
J’aimerais toutefois réagir à vos avis. Tout d’abord, je n’aurais pas pu dire mieux que les premiers posts de Silverring, Clarice & Bee (qu’est-ce que ça fait plaisir de te lire par ici !), je m’y suis retrouvée à 100%, du coup j’espère m’être abstenue de faire un doublon.
C’est marrant, je n’ai absolument pas ressenti cela de cette manière. Au contraire, ce personnage dans son monde, ne conçoit la probabilité d’atteindre ses rêves qu’en continuant sur cette voie. Il y a une force là dedans malgré tout à mon sens.
La scène où Albert va pour la première fois chez Hubert est fantastique : le personnage s’ouvre littéralement. Il rit, il parle en quelques minutes plus que sur tout le reste du film.
Et la scène sur la plage ? Qu’est-ce qu’elle est belle… !
… tout cela pour souligner qu’il regorge de secrets, d’envies, de besoins. Son autisme l’empêche de souffrir de la vie qu’il ne peut se permettre d’avoir autrement (remettons les choses en contexte : à l’époque les femmes ne gagnaient presque rien, et sans soutien d’un homme, pour peu qu’elles veuillent entreprendre quelque chose, on lui aurait rit au nez) et lui assure de manière quasi certaine d’un jour accéder à ses rêves. Ce personnage est à mon sens introverti par obligation.
Il aurait également pu choisir une autre voie où il aurait été malheureux : se marier avec un homme, avoir des enfants, … et attendre que cet homme décide d’acheter un commerce. Mais ce n’est pas cela qu’Albert souhaite, et le chemin qu'il emprunte demande bien du courage. Un personnage qui se bat et refoule son bien être personnel des années durant pour atteindre ses rêves, ce n’est que l’antithèse d’une victime.
Je rebondis par là même sur ce côté « égoïste » que certaines lui prêtent. Je pense qu’il n’a simplement pas connu autre chose, et surtout, il a mis les barrières de sa liberté tellement resserrées qu’il y est totalement impossible et improbable pour lui, d’une de s’épanouir ne serait-ce qu’une seule seconde, de deux de faire rentrer dans son cadre de liberté qui que ce soit d’autre. Ses règles sont prodigieusement strictes et naïvement liberticides. A tel point que quand il rencontre Hubert et découvre sa vie, il est éberlué, espatarouffé, ne pensait pas une seule seconde qu’un individu comme lui ait le droit d’avoir une vie sociale, amoureuse, … Sinon, pourquoi se questionnerait-il sans cesse aucune par la suite ? Son système de barrières est mis en branle tout à coup, et il semble heureux de pouvoir les élargir.
Comment après avoir lu une peur viscérale dans ses yeux lorsque Mr Page découvre que Nobbs est une femme, peut-on réfuter le fait qu’il ne craint pas de voir son secret dévoilé ? Tous ses rêves partiraient en fumée, tout ce pour quoi il vit car c’est tout ce qu’il a.
Et je rajouterais le commentaire de Pam avec lequel je m'accorde entièrement :
Mais bien au contraire, là, ce fut une agréable surprise. Je dirais même une très agréable surprise.
J'ai été emportée et profondément touchée par le personnage d'Albert. Il m'a ému du début à la fin, et je me suis interrogée durant le film à plusieurs reprises sur les passages que vous aviez pu trouver trop longs ou trop mous. Je suis rentrée immédiatement dans l'histoire, profondément intriguée par la vie de cette personne, ses attentes, sa manière d'appréhender les relations sociales.
J’ai rit aussi, énormément.
Ses mimiques si discrètes et pourtant fabuleusement expressives, la malice et les rêves peuvent se lire dans ses yeux, sur les moindres traits de son visage, dans ses moindres gestes aussi subtiles puissent-ils être. C'est extrêmement bien joué.
J'ai été émerveillée de voir Albert Nobbs sourire à tours de bras, se détendre comme jamais en compagnie de Hubert Page. Toutes les tensions pour garder son secret s'évaporent avec la confiance qui nait ici. Je trouve ça profondément touchant. Et pour cause, Albert N. n'a semble-t-il jamais vraiment eu l'occasion de se livrer, de vivre pleinement de son être, de s'épancher.
J'ai apprécié aussi la reconstitution historique. M'enfin là, je ne suis pas très objective puisque fan des films à trame historique ou basés sur une histoire vraie.
Après, chacun ses goûts, et bien heureusement, sinon l'industrie au sens large du terme serait vouée à l'échec le plus total. L'uniformisation est antonyme de richesse (au sens non pécuniaire s'il y eut besoin de précision).
J’aimerais toutefois réagir à vos avis. Tout d’abord, je n’aurais pas pu dire mieux que les premiers posts de Silverring, Clarice & Bee (qu’est-ce que ça fait plaisir de te lire par ici !), je m’y suis retrouvée à 100%, du coup j’espère m’être abstenue de faire un doublon.
Une victime ?? Nobbs ?Isabelle a écrit :Albert Nobbs m'a donné le sentiment d'être un énième personnage de victime qu'on a juste envie de secouer pour qu'il se bouge.
C’est marrant, je n’ai absolument pas ressenti cela de cette manière. Au contraire, ce personnage dans son monde, ne conçoit la probabilité d’atteindre ses rêves qu’en continuant sur cette voie. Il y a une force là dedans malgré tout à mon sens.
La scène où Albert va pour la première fois chez Hubert est fantastique : le personnage s’ouvre littéralement. Il rit, il parle en quelques minutes plus que sur tout le reste du film.
Et la scène sur la plage ? Qu’est-ce qu’elle est belle… !
… tout cela pour souligner qu’il regorge de secrets, d’envies, de besoins. Son autisme l’empêche de souffrir de la vie qu’il ne peut se permettre d’avoir autrement (remettons les choses en contexte : à l’époque les femmes ne gagnaient presque rien, et sans soutien d’un homme, pour peu qu’elles veuillent entreprendre quelque chose, on lui aurait rit au nez) et lui assure de manière quasi certaine d’un jour accéder à ses rêves. Ce personnage est à mon sens introverti par obligation.
Il aurait également pu choisir une autre voie où il aurait été malheureux : se marier avec un homme, avoir des enfants, … et attendre que cet homme décide d’acheter un commerce. Mais ce n’est pas cela qu’Albert souhaite, et le chemin qu'il emprunte demande bien du courage. Un personnage qui se bat et refoule son bien être personnel des années durant pour atteindre ses rêves, ce n’est que l’antithèse d’une victime.
Je rebondis par là même sur ce côté « égoïste » que certaines lui prêtent. Je pense qu’il n’a simplement pas connu autre chose, et surtout, il a mis les barrières de sa liberté tellement resserrées qu’il y est totalement impossible et improbable pour lui, d’une de s’épanouir ne serait-ce qu’une seule seconde, de deux de faire rentrer dans son cadre de liberté qui que ce soit d’autre. Ses règles sont prodigieusement strictes et naïvement liberticides. A tel point que quand il rencontre Hubert et découvre sa vie, il est éberlué, espatarouffé, ne pensait pas une seule seconde qu’un individu comme lui ait le droit d’avoir une vie sociale, amoureuse, … Sinon, pourquoi se questionnerait-il sans cesse aucune par la suite ? Son système de barrières est mis en branle tout à coup, et il semble heureux de pouvoir les élargir.
Aïe aïe aïe… je ne suis absolument pas d’accord.Isabelle a écrit : Qu'il ait choisit de devenir un homme pour gagner plus d'argent, je le comprends mais qu'on nous dise qu'il craint en permanence de voir son secret dévoilé, je ne le crois pas. Je crois qu'il vit au quotidien dans la peau d'un homme sans se poser de question. Le fait de ne pas mettre de robe ne lui manque pas, il n'a pas connu ça.
Comment après avoir lu une peur viscérale dans ses yeux lorsque Mr Page découvre que Nobbs est une femme, peut-on réfuter le fait qu’il ne craint pas de voir son secret dévoilé ? Tous ses rêves partiraient en fumée, tout ce pour quoi il vit car c’est tout ce qu’il a.
Et je rajouterais le commentaire de Pam avec lequel je m'accorde entièrement :
Pam a écrit :Tout est caricatural dans ses fantasmes, ce qui prouve bien qu'il ne fait que s'inspirer de ce que les membres de son entourage vivent pour imaginer ce que sa vie pourrait être. Il est juste terriblement immature sur le plan émotionnel, et moi ça me donnerait presque envie de lui apprendre à se laisser ressentir les choses et à vivre, tout simplement.
Diantre… je n’ai point trouvé une seule seconde pour m’ennuyer. Ces plans « longs » au contraire m’ont particulièrement plu car traduisant à la perfection l’ambiance de l’époque, mettant en écho le calme de Nobbs. Je trouve cela tout à fait cohérent avec l’époque du film, le personnage mis en avant et ce cycle insatiable des journées où s’amassent quelques pièces qui viennent agréger des parts de rêve au principal, l’achat du commerce.Edwine a écrit :Du coup la narration devient presque aussi molle que Nobbs avec des plans longs et peu bavards... Encore une fois c'est un choix très justifié, c'est un style de cinéma qui plaît à certains mais je dois avouer que j'ai commencé à décrocher à ce moment là parce que: tu peux être peu bavard et enchaîner des plans longs, si ceux-ci sont variés ou laissent vraiment ressentir en filigrane un changement, alors ça devient immensément riche et d'autant plus fort car plus que de faire passer un message avec des mots, le film te le fait ressentir. Et là, à part nous faire ressentir l'ennui de la vie de Nobbs...
Ainsi squatte-il.
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Re: [Film] Albert Nobbs
Enka, je suis pour le coup, totalement d'accord avec toi!
Voir albert nobbs sourire pour la premiere fois, moi ca m'a totalement retournée! Tout comme quand elle met une robe et qu'elle se met à courir, on voit qu'elle aime ca! tout est touchant en lui/elle. J'ai beaucoup aimé! Mais j'avoue que la fin et bien...
C'est si triste je trouve, c'est tellement dommage.
Ah le peintre m'a beaucoup touché aussi! Je l'ai trouvé très bien dans son genre. Ma seule déception va pour la fin de Nobbs, vraiment.
Bref, a voir donc quand meme ce film 
Voir albert nobbs sourire pour la premiere fois, moi ca m'a totalement retournée! Tout comme quand elle met une robe et qu'elle se met à courir, on voit qu'elle aime ca! tout est touchant en lui/elle. J'ai beaucoup aimé! Mais j'avoue que la fin et bien...
Ah le peintre m'a beaucoup touché aussi! Je l'ai trouvé très bien dans son genre. Ma seule déception va pour la fin de Nobbs, vraiment.
“My silences had not protected me. Your silence will not protect you.” Audre Lorde
"Disrespect invites disrespect. Violence incites violence. When the powerful use their position to bully others, we all lose." Meryl Streep
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Re: [Film] Albert Nobbs
J’ai vu ce film et le personnage d’Albert Nobbs m’a beaucoup touchée.
Je dirais que ce que croit savoir Albert Nobbs de la vie est juste un immense cliché. Comment peut-il en être autrement, c’est un être qui vit enfermé, en permanence : d’abord entre quatre murs, dans un hôtel où il travaille mais dans lequel il réside également, ce qui semble lui laisser peu de liberté pour établir des contacts avec le monde extérieur ; ensuite il est enfermé dans son accoutrement, indispensable sauf-conduit pour gagner son pain quotidien mais qui lui procure tant d’anxiété et de crainte d’être découvert ou dénoncé ; il est aussi enfermé dans un espoir, un grand projet qu’il veut concrétiser en accumulant ses maigres richesses pour pouvoir enfin, ouvrir sa propre affaire. Je trouve que la lenteur des scènes correspond bien à la patience du personnage qui poursuit un rêve et qui cherche à s'en rapprocher à très petits pas, sou après sou.
L’idéal, le rêve d’Albert Nobbs ne s’arrête pas à l’ouverture d’une boutique : depuis qu’il a rencontré le peintre, il imagine très bien une femme tenir la caisse de la boutique, une femme qui vivrait d’ailleurs tout naturellement à ses côtés dans l’appartement situé au-dessus du bureau de tabac. Albert Nobbs idéalise ses plans à travers une vision emplie de clichés, disais-je. Et pour que sa vie soit parfaite et réussie, ne manque plus qu’un détail : une horloge posée sur la cheminée. Là aussi j’ai trouvé la réalisation très en adéquation avec le personnage, Albert Nobbs a toujours ce souci du détail pour ne pas révéler sa véritable identité, il s’attache à des petites choses comme à cette horloge, transposition ultime du bonheur.
Albert Nobbs est à la fois surprenant et désarmant lorsqu’il déclare à la jeune fille qu’il l'aime. Albert Nobbs ne la sait pas, mais dans sa grande naïveté il confond tout ; ce qu’il aime réellement, c’est que cette femme puisse servir son projet, qu’elle puisse intégrer cette image de carte postale qu’il ambitionne de concrétiser. A cet instant, on a même l’impression qu’il est dépourvu de réels sentiments. En témoigne aussi ce passage où à l’annonce du décès de la femme de M. Page, il occulte complètement la peine de son ami, et ne semble pas comprendre qu’il y ait eu de l’amour entre eux.
Curieux cet Albert Nobbs, déconnecté, seul ; j’ai gardé cette impression qu’il voyait la vie à travers des yeux d’enfant, et ai ressenti de la tristesse car il n’aura finalement jamais connu le bonheur.
Je dirais que ce que croit savoir Albert Nobbs de la vie est juste un immense cliché. Comment peut-il en être autrement, c’est un être qui vit enfermé, en permanence : d’abord entre quatre murs, dans un hôtel où il travaille mais dans lequel il réside également, ce qui semble lui laisser peu de liberté pour établir des contacts avec le monde extérieur ; ensuite il est enfermé dans son accoutrement, indispensable sauf-conduit pour gagner son pain quotidien mais qui lui procure tant d’anxiété et de crainte d’être découvert ou dénoncé ; il est aussi enfermé dans un espoir, un grand projet qu’il veut concrétiser en accumulant ses maigres richesses pour pouvoir enfin, ouvrir sa propre affaire. Je trouve que la lenteur des scènes correspond bien à la patience du personnage qui poursuit un rêve et qui cherche à s'en rapprocher à très petits pas, sou après sou.
L’idéal, le rêve d’Albert Nobbs ne s’arrête pas à l’ouverture d’une boutique : depuis qu’il a rencontré le peintre, il imagine très bien une femme tenir la caisse de la boutique, une femme qui vivrait d’ailleurs tout naturellement à ses côtés dans l’appartement situé au-dessus du bureau de tabac. Albert Nobbs idéalise ses plans à travers une vision emplie de clichés, disais-je. Et pour que sa vie soit parfaite et réussie, ne manque plus qu’un détail : une horloge posée sur la cheminée. Là aussi j’ai trouvé la réalisation très en adéquation avec le personnage, Albert Nobbs a toujours ce souci du détail pour ne pas révéler sa véritable identité, il s’attache à des petites choses comme à cette horloge, transposition ultime du bonheur.
Albert Nobbs est à la fois surprenant et désarmant lorsqu’il déclare à la jeune fille qu’il l'aime. Albert Nobbs ne la sait pas, mais dans sa grande naïveté il confond tout ; ce qu’il aime réellement, c’est que cette femme puisse servir son projet, qu’elle puisse intégrer cette image de carte postale qu’il ambitionne de concrétiser. A cet instant, on a même l’impression qu’il est dépourvu de réels sentiments. En témoigne aussi ce passage où à l’annonce du décès de la femme de M. Page, il occulte complètement la peine de son ami, et ne semble pas comprendre qu’il y ait eu de l’amour entre eux.
Curieux cet Albert Nobbs, déconnecté, seul ; j’ai gardé cette impression qu’il voyait la vie à travers des yeux d’enfant, et ai ressenti de la tristesse car il n’aura finalement jamais connu le bonheur.
-
mely4
Re: [Film] Albert Nobbs
Je viens de voir « Albert Nobbs », et vous proposer modestement mon avis sur ce film sachant ne pas m'exprimer aussi aisément que mes prédécesseurs ci-dessus sur ce topic.
ce film a vraiment tous les composants pour être très bon ;
il y a les moyens financiers pour les décors, les costumes ; de bons acteurs, une bonne histoire mais ….. j'ai attendu en vain que l'action vive enfin.
Non hélas, pas grand chose !
Deux scènes que j'ai notées :
lorsque Page donne une garantie à Nobbs qu'avec lui son secret est bien gardé, en levant sa jaquette et dévoilant deux énormes protubérances mammaires ;
l'autre la sortie en tenue féminine, leur démarche mal assurée, la seul expression d'émotion profonde de Nobbs, qui cours sur la plage.
Seul moment ou le personnage lâché prise sur le personnage qu'il prétends être, super expression de bonheur.
Page est un personnage plus vivant et donne de l’intérêt à l'histoire.
Je trouve les interprètes excellents même si le scénario me laisse sur ma fin. En savoir plus sur la condition féminines de l'époque et pousser plus avant l'explication de l'orientation des personnages comme Nobbs et Page. J'avais envie de savoir plus sur eux.
Je sais qui est Glenn Close mais je suis allée visiter wiki pour savoir à quoi ressemble Janet McTeer, wouah elles sont fortes ces actrices.
ce film a vraiment tous les composants pour être très bon ;
il y a les moyens financiers pour les décors, les costumes ; de bons acteurs, une bonne histoire mais ….. j'ai attendu en vain que l'action vive enfin.
Non hélas, pas grand chose !
Deux scènes que j'ai notées :
lorsque Page donne une garantie à Nobbs qu'avec lui son secret est bien gardé, en levant sa jaquette et dévoilant deux énormes protubérances mammaires ;
l'autre la sortie en tenue féminine, leur démarche mal assurée, la seul expression d'émotion profonde de Nobbs, qui cours sur la plage.
Seul moment ou le personnage lâché prise sur le personnage qu'il prétends être, super expression de bonheur.
Page est un personnage plus vivant et donne de l’intérêt à l'histoire.
Je trouve les interprètes excellents même si le scénario me laisse sur ma fin. En savoir plus sur la condition féminines de l'époque et pousser plus avant l'explication de l'orientation des personnages comme Nobbs et Page. J'avais envie de savoir plus sur eux.
Je sais qui est Glenn Close mais je suis allée visiter wiki pour savoir à quoi ressemble Janet McTeer, wouah elles sont fortes ces actrices.
- Redsnow
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- Enregistré le : mer. 11 juil. 2012 15:28
- Localisation : Nantes
Re: [Film] Albert Nobbs
Je viens de voir aussi Albert nobbs et je suis toute novice pour les critiques de films ^^"
Mais deja j'ai était bleuffer par la préstation en tant que traverstie de glenn close c'est tellement impressionnant. De plus, dans ce role son côté sans emotion renforce tellement l'image d'un personnage entre deux enfin je veux dire, elle ne peut pas laisser parraitre ses émotions de femmes tout autant que mimer des emotions d'hommes lui semble difficile en tout cas c'est comme cela que j'ai ressentit le côtés "vide" d'emotion du personnage.
J'ai vraiment beaucoup aimé l'histoire, la fin en particulier ou tout comme mely j'ai pleurée c'est assez dur, je suis restée dubitatif du coup est-ce que cela correspond à la fin qu'elle envisager puisqu'elle n'a pas bougé lorsque helene vient frapper à sa porte, ou bien etait-ce de la resignation?
De même la hargne qu'elle joue lorsqu'elle courtise héléne, la même que l'on retrouve lorsqu'elle parle de son affaire, je trouve au contraire de ce qui a pu être dit plus haut que l'argent y a tout a faire dans ce film, c'est même intéressant d'avoir jouer sur ce point puisque cela renforce la hargne qu'elle a pu avoir pour continuer à se cacher ainsi...
Seule déception, elle lance comme ca a paige qu'elle a etait violée et puis on n'en re-entend pas parler, alors que je pense que comme pour paige et son ex-mari violent cela a joué un role super important dans le travestisation (je ne sais pas trop si ca se dit
)
J'aurais bien aimé retrouvé un peu plus de ce côtés mais tant pis.
Voila j'aurais essayer
Mais deja j'ai était bleuffer par la préstation en tant que traverstie de glenn close c'est tellement impressionnant. De plus, dans ce role son côté sans emotion renforce tellement l'image d'un personnage entre deux enfin je veux dire, elle ne peut pas laisser parraitre ses émotions de femmes tout autant que mimer des emotions d'hommes lui semble difficile en tout cas c'est comme cela que j'ai ressentit le côtés "vide" d'emotion du personnage.
J'ai vraiment beaucoup aimé l'histoire, la fin en particulier ou tout comme mely j'ai pleurée c'est assez dur, je suis restée dubitatif du coup est-ce que cela correspond à la fin qu'elle envisager puisqu'elle n'a pas bougé lorsque helene vient frapper à sa porte, ou bien etait-ce de la resignation?
De même la hargne qu'elle joue lorsqu'elle courtise héléne, la même que l'on retrouve lorsqu'elle parle de son affaire, je trouve au contraire de ce qui a pu être dit plus haut que l'argent y a tout a faire dans ce film, c'est même intéressant d'avoir jouer sur ce point puisque cela renforce la hargne qu'elle a pu avoir pour continuer à se cacher ainsi...
Seule déception, elle lance comme ca a paige qu'elle a etait violée et puis on n'en re-entend pas parler, alors que je pense que comme pour paige et son ex-mari violent cela a joué un role super important dans le travestisation (je ne sais pas trop si ca se dit
J'aurais bien aimé retrouvé un peu plus de ce côtés mais tant pis.
Voila j'aurais essayer