[Film] A Perfect Ending
- Mirabelle
- Messages : 78
- Enregistré le : jeu. 16 juil. 2009 20:22
Re: [Film] A Perfect Ending
Voilà un topic très pertinent. La plupart des questions posées dans les premières pages sont plus passionnantes que le film lui-même.
Oui on a le droit de critiquer un film pour sa qualité n'en déplaise à la cause. C'est une question de point de vu bien entendu et certains préféreront la thématique lesbienne à l'art. Mais de ce point de vu qu'apporte t'il à quelque cause que ce soit ? Pour l'aspect lesbien on repassera, presque tout se passant dans un lieu clos, l’héroïne n'ayant pas à assumer le regard des autres. Pour la prostitution, c'est un cliché paradoxal. Non il ne faut pas plaindre celle qui fait ce métier puisqu'elle l'a choisit et gagne 200 000 $ par an. Mais en même temps si elle le fait c'est pour une question de morale très judéo-chrétienne qui laisse sans voix.
Et pour la cause des femmes ? Bof aussi puisque forcément on a une artiste dans le lot. Là encore quel stéréotype ! Comme si ça avait été moins noble qu'elle aspire à une métier manuel par exemple. Non, tous ne se résumant pas à une séance de masturbation pour un client, on peut faire autre chose dans la vie qu'être peintre ou un méchant financier.
Ce film illustre à son corps défendant un stéréotype : si tu es gay, tu vas finir artiste ou un truc dans le genre. Aller voir flic si tu as peu d'instruction. Bien sur il y en a. Mais bon sang, déjà qu'on compose avec des stéréotypes et des attentes sur ce que chaque sexe doit faire comme métier (Osez le féminisme en parle assez bien, mais d'autres aussi), voir pour chaque couleur de peau, si en plus on ajoute cette version surreprésentée dans les œuvres, on en arrive à des cases de plus en plus petites. Socialement, ça me désole encore plus quand ça vient de gays ou de lesbiennes.
Ceci étant dit, voyons le film en lui-même. Attention y a des spoilers.
C'est un mélodrame. On ne doit donc pas s'attendre à autre chose ou à du réalisme. Comme tous les mélos, il parle bien souvent plus d'un individu que d'une époque ou alors faut être Douglas Sirk, qui lui avait un talent infini pour composer avec les différences d'age, le sexe voir les relations à sub text incestueuses, les différences raciales etc pour en faire le terreaux de ses films avec des scènes "énormes" parce que "biger dans life", mais devenant une apogée des sentiments.
Ici c'est non seulement un mélo comme dirait l'excellent site "matière focale" c'est pire c'est un film de maladie. Or il n'y a aucune issue la dedans bien souvent, la morale se limitant à "la maladie c'est triste et c'est moche." Tout le film est comme ça :
- le viol c'est moche.
- la finance c'est moche.
- épouser une végétarienne pour faire plaisir à ses parents, c'est triste.
- la pizza c'est plus sympa que les repas familiaux glacials vu que papa a violé sa belle fille.
- les secrets de famille c'est très moche.
- et oui le cancer stade 4 ça tue.
- même si tu te prostitues par choix, t'as des obligations et tous les clients ne te plaisent pas et t'as toujours un maquereau au dessus de toi même sympa et qui trifouille des barbies.
- d'ailleurs les barbies sont particulièrement moches. Si si.
J'exagère un peu, mais vous aurez compris l'esprit. Surtout si on ajoute qu'on peut penser de quelqu'un qu'on ne voit que dans une chambre d’hôtel qu'il est l'amour de sa vie parce qu'il vous a procuré une multitudes d'orgasmes et qu'il vous a montré ses dessins. Ca a beau être un mélo, c'est un peu léger et pas très flatteur pour les femmes.
Le problème finalement ce n'est pas que tout ça y soit, c'est qu'on insiste lourdement dessus : il y a peu de place pour l'imaginaire et le film fonctionne quand il évite la redondance.
Quand c'est le cas, on trouve des qualités dans le film. D'abord les deux actrices s'en sortent très bien avec un matériel pas évident. Jessica Clark balade sa silhouette dans les couloirs comme sur un podium et c'est à la fois amusant, intriguant et sexy. Louis Vuitton a pu choquer en le faisant avec plusieurs femmes dans un défilé, mais ici avec un rôle précis et une fiction, ça devient érotique. C'est certes pas très recherché, mais bien utilisé puisque nous savons tous qu'il s'agit d'un modèle out. Donc on joue avec notre connaissance de l'environnement et du back ground et ça marche. C'est en quelque sorte le coté positif de la cause : on regarde ce film avec des attentes et une connaissance. Ici la réalisation en joue avec certes peu d'inventivité, mais ça marque l'imaginaire.
L'autre séquence à mes yeux bien plus marquante que la déclaration d'amour, c'est quand Barbara Niven s'étant endormie parce que son corps est repu et sans doutes parce qu'elle glisse vers autre chose, se réveille en retard quitte l'escort qui devient plus que cela et lui dit qu'elle est tombée amoureuse de sa bouche. Quelle femme ici n'a jamais pensé une fois dans sa vie en contemplant les lèvres d'une maitresse (qu'elle soit l'amour de sa vie ou un simple moment au dessus du lot) n'a pas pensé que cet endroit précis n'était pas son coin de paradis ? C'est peut être du fétichisme pour certaines. Je dirais qu'il s'agit d'un dialogue : on touche du doigt une part du mystère comme l'empreinte de l'ange laissée sur nos visages. Ce que nous sommes, ce que nous aimons sans avoir d'emprise, l'exaltation, la passion, cet instant qu'on raccroche à un vocabulaire mystique et qui explique un attrait des femmes pour l'érotisme. Enfin un moment ou l'héroine assume pleinement le plaisir !
Malheureusement ce mystère là n'a pas plus de place dans la mise en scène alors qu'il est le vrai sujet du film. Si on devait faire un synopsis, c'est l'histoire d'une femme évoluant dans un milieu conservateur, vivant dans les secrets et la déception et qui souhaite faire l'expérience du plaisir et de la passion. Or comme lui dit Paris, l’orgasme c'est une chose, mais la passion en est une autre. Comme le but est d'en faire l’expérience, la mise en scène se contente bien souvent de l'expliquer, de la montrer au lieu de la faire ressentir parce qu'on est dans le mélo et pire, dans le film de maladie.
Contrairement à ce que j'ai pu lire, le film ne me semble pas avoir un problème de réalisation, même si les plans sont souvent bateaux, jouant peu sur les échelles. La lumière n'est pas très travaillée et je demande si les vergetures visibles sont involontaires tant ça joue sur les flous par ailleurs. Mais comme ça apparait ensuite dans les dialogues et puisque la subtilité est rarement de mise, le doute persiste. Pour ma part je n'ai pas pris ce plan comme un défaut au contraire, l'imperfection montrée au milieu des ralentis et de la lumière isolant l’héroïne dans ce blanc paradisiaque est troublante et sexy . Paradis toujours, même si c'est involontaire, la passion est à double sens : après la mort et hélas bien plus souvent harlequin. Le problème réside bien plus dans les choix d'écriture et de montage. Comment on le dit, comment on le montre avec beaucoup de ralentis parce que ça doit rester acceptable.
Malgré ses nombreux défauts, le film m'a donc assez intriguée pour prendre le temps de donner mon avis. Il m'a donné aussi envie de me relancer dans le montage numérique. En effet le film est beaucoup trop long et souffre de redondance tuant le mystère. En le dégraissant on obtiendrait non pas un film qui parle de la cause, mais d'une femme et de son époque dans un milieu bourgeois affairistes qui titillerait la cervelle.
Disons le franchement : comment un film parlant d'une femme acceptant l'idée de coucher avec une prostituée parce que forcément entre nous on maitrise mieux les questions de plomberies pourrait aider la cause lesbienne ? Au risque de choquer certaines ici, j'en appelle au précédent Grey Anatomy : il y a des hommes qui s'en sortent bien mieux pour faire jouir des femmes que d'autres femmes. Si l'orgasme était simplement une question d'appuyer sur le bon bouton au bon moment ça se saurait. Non toutes les femmes ne sont pas toutes un peu lesbiennes au fond d'elle (n'en déplaise à ce que fait dire Almodovar le roi actuel du mélodrame à son héroïne dans tout sur ma mère.) Si on n'a pas de désir ça ne fonctionne pas. Si on ne sait pas faire naitre rien ne suit et c''est pour cela que les 5 rendez-vous sont pertinents.
Mesdames (et messieurs ne soyons pas sectaires), le film a de l’intérêt même s'il semble dater d'une autre époque. Si on accepte de le voir non pas comme un manifeste mais comme une ouvre très imparfaite, on y trouve quelques accidents brillants et des défauts instructifs.
Oui on a le droit de critiquer un film pour sa qualité n'en déplaise à la cause. C'est une question de point de vu bien entendu et certains préféreront la thématique lesbienne à l'art. Mais de ce point de vu qu'apporte t'il à quelque cause que ce soit ? Pour l'aspect lesbien on repassera, presque tout se passant dans un lieu clos, l’héroïne n'ayant pas à assumer le regard des autres. Pour la prostitution, c'est un cliché paradoxal. Non il ne faut pas plaindre celle qui fait ce métier puisqu'elle l'a choisit et gagne 200 000 $ par an. Mais en même temps si elle le fait c'est pour une question de morale très judéo-chrétienne qui laisse sans voix.
Et pour la cause des femmes ? Bof aussi puisque forcément on a une artiste dans le lot. Là encore quel stéréotype ! Comme si ça avait été moins noble qu'elle aspire à une métier manuel par exemple. Non, tous ne se résumant pas à une séance de masturbation pour un client, on peut faire autre chose dans la vie qu'être peintre ou un méchant financier.
Ce film illustre à son corps défendant un stéréotype : si tu es gay, tu vas finir artiste ou un truc dans le genre. Aller voir flic si tu as peu d'instruction. Bien sur il y en a. Mais bon sang, déjà qu'on compose avec des stéréotypes et des attentes sur ce que chaque sexe doit faire comme métier (Osez le féminisme en parle assez bien, mais d'autres aussi), voir pour chaque couleur de peau, si en plus on ajoute cette version surreprésentée dans les œuvres, on en arrive à des cases de plus en plus petites. Socialement, ça me désole encore plus quand ça vient de gays ou de lesbiennes.
Ceci étant dit, voyons le film en lui-même. Attention y a des spoilers.
C'est un mélodrame. On ne doit donc pas s'attendre à autre chose ou à du réalisme. Comme tous les mélos, il parle bien souvent plus d'un individu que d'une époque ou alors faut être Douglas Sirk, qui lui avait un talent infini pour composer avec les différences d'age, le sexe voir les relations à sub text incestueuses, les différences raciales etc pour en faire le terreaux de ses films avec des scènes "énormes" parce que "biger dans life", mais devenant une apogée des sentiments.
Ici c'est non seulement un mélo comme dirait l'excellent site "matière focale" c'est pire c'est un film de maladie. Or il n'y a aucune issue la dedans bien souvent, la morale se limitant à "la maladie c'est triste et c'est moche." Tout le film est comme ça :
- le viol c'est moche.
- la finance c'est moche.
- épouser une végétarienne pour faire plaisir à ses parents, c'est triste.
- la pizza c'est plus sympa que les repas familiaux glacials vu que papa a violé sa belle fille.
- les secrets de famille c'est très moche.
- et oui le cancer stade 4 ça tue.
- même si tu te prostitues par choix, t'as des obligations et tous les clients ne te plaisent pas et t'as toujours un maquereau au dessus de toi même sympa et qui trifouille des barbies.
- d'ailleurs les barbies sont particulièrement moches. Si si.
J'exagère un peu, mais vous aurez compris l'esprit. Surtout si on ajoute qu'on peut penser de quelqu'un qu'on ne voit que dans une chambre d’hôtel qu'il est l'amour de sa vie parce qu'il vous a procuré une multitudes d'orgasmes et qu'il vous a montré ses dessins. Ca a beau être un mélo, c'est un peu léger et pas très flatteur pour les femmes.
Le problème finalement ce n'est pas que tout ça y soit, c'est qu'on insiste lourdement dessus : il y a peu de place pour l'imaginaire et le film fonctionne quand il évite la redondance.
Quand c'est le cas, on trouve des qualités dans le film. D'abord les deux actrices s'en sortent très bien avec un matériel pas évident. Jessica Clark balade sa silhouette dans les couloirs comme sur un podium et c'est à la fois amusant, intriguant et sexy. Louis Vuitton a pu choquer en le faisant avec plusieurs femmes dans un défilé, mais ici avec un rôle précis et une fiction, ça devient érotique. C'est certes pas très recherché, mais bien utilisé puisque nous savons tous qu'il s'agit d'un modèle out. Donc on joue avec notre connaissance de l'environnement et du back ground et ça marche. C'est en quelque sorte le coté positif de la cause : on regarde ce film avec des attentes et une connaissance. Ici la réalisation en joue avec certes peu d'inventivité, mais ça marque l'imaginaire.
L'autre séquence à mes yeux bien plus marquante que la déclaration d'amour, c'est quand Barbara Niven s'étant endormie parce que son corps est repu et sans doutes parce qu'elle glisse vers autre chose, se réveille en retard quitte l'escort qui devient plus que cela et lui dit qu'elle est tombée amoureuse de sa bouche. Quelle femme ici n'a jamais pensé une fois dans sa vie en contemplant les lèvres d'une maitresse (qu'elle soit l'amour de sa vie ou un simple moment au dessus du lot) n'a pas pensé que cet endroit précis n'était pas son coin de paradis ? C'est peut être du fétichisme pour certaines. Je dirais qu'il s'agit d'un dialogue : on touche du doigt une part du mystère comme l'empreinte de l'ange laissée sur nos visages. Ce que nous sommes, ce que nous aimons sans avoir d'emprise, l'exaltation, la passion, cet instant qu'on raccroche à un vocabulaire mystique et qui explique un attrait des femmes pour l'érotisme. Enfin un moment ou l'héroine assume pleinement le plaisir !
Malheureusement ce mystère là n'a pas plus de place dans la mise en scène alors qu'il est le vrai sujet du film. Si on devait faire un synopsis, c'est l'histoire d'une femme évoluant dans un milieu conservateur, vivant dans les secrets et la déception et qui souhaite faire l'expérience du plaisir et de la passion. Or comme lui dit Paris, l’orgasme c'est une chose, mais la passion en est une autre. Comme le but est d'en faire l’expérience, la mise en scène se contente bien souvent de l'expliquer, de la montrer au lieu de la faire ressentir parce qu'on est dans le mélo et pire, dans le film de maladie.
Contrairement à ce que j'ai pu lire, le film ne me semble pas avoir un problème de réalisation, même si les plans sont souvent bateaux, jouant peu sur les échelles. La lumière n'est pas très travaillée et je demande si les vergetures visibles sont involontaires tant ça joue sur les flous par ailleurs. Mais comme ça apparait ensuite dans les dialogues et puisque la subtilité est rarement de mise, le doute persiste. Pour ma part je n'ai pas pris ce plan comme un défaut au contraire, l'imperfection montrée au milieu des ralentis et de la lumière isolant l’héroïne dans ce blanc paradisiaque est troublante et sexy . Paradis toujours, même si c'est involontaire, la passion est à double sens : après la mort et hélas bien plus souvent harlequin. Le problème réside bien plus dans les choix d'écriture et de montage. Comment on le dit, comment on le montre avec beaucoup de ralentis parce que ça doit rester acceptable.
Malgré ses nombreux défauts, le film m'a donc assez intriguée pour prendre le temps de donner mon avis. Il m'a donné aussi envie de me relancer dans le montage numérique. En effet le film est beaucoup trop long et souffre de redondance tuant le mystère. En le dégraissant on obtiendrait non pas un film qui parle de la cause, mais d'une femme et de son époque dans un milieu bourgeois affairistes qui titillerait la cervelle.
Disons le franchement : comment un film parlant d'une femme acceptant l'idée de coucher avec une prostituée parce que forcément entre nous on maitrise mieux les questions de plomberies pourrait aider la cause lesbienne ? Au risque de choquer certaines ici, j'en appelle au précédent Grey Anatomy : il y a des hommes qui s'en sortent bien mieux pour faire jouir des femmes que d'autres femmes. Si l'orgasme était simplement une question d'appuyer sur le bon bouton au bon moment ça se saurait. Non toutes les femmes ne sont pas toutes un peu lesbiennes au fond d'elle (n'en déplaise à ce que fait dire Almodovar le roi actuel du mélodrame à son héroïne dans tout sur ma mère.) Si on n'a pas de désir ça ne fonctionne pas. Si on ne sait pas faire naitre rien ne suit et c''est pour cela que les 5 rendez-vous sont pertinents.
Mesdames (et messieurs ne soyons pas sectaires), le film a de l’intérêt même s'il semble dater d'une autre époque. Si on accepte de le voir non pas comme un manifeste mais comme une ouvre très imparfaite, on y trouve quelques accidents brillants et des défauts instructifs.
- Liklaugh
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- Enregistré le : sam. 30 oct. 2010 14:59
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Re: [Film] A Perfect Ending
Juste pour dire que je suis tombée sur le dvd et sur le verso il y a une citation de la critique du site 
La classe
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lesbionic
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Re: [Film] A Perfect Ending
Interloquée, je viens de relire la critique d'Isabelle pour comprendre quels points positifs ils ont trouvés à inclure sur le DVD ?
Je ne vois que le titre: "A Perfect Ending: le meilleur film de Nicole Conn". Tout est relatif, je suis d'accord là dessus... 

C'est que je ne suis pas étudiante en cinéma moiMirabelle a écrit :on y trouve quelques accidents brillants et des défauts instructifs.
J'ai rêvé, j'ai eu foi, j'ai tellement aimé
Que je ne suis plus de ce monde
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- Pam
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- Enregistré le : jeu. 19 nov. 2009 13:44
Re: [Film] A Perfect Ending

"Tout comme une fleur ne choisit par sa couleur, nous ne sommes pas responsables de ce que nous sommes ; ce n’est qu’en prenant conscience de cela qu’on se libère. Et devenir adulte, c’est être libre."- Stoker
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(Message subliminal)
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lesbionic
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- Enregistré le : sam. 26 juin 2010 11:16
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Re: [Film] A Perfect Ending
ouahh la classe. C'est vrai que les actrices sont bonnes. J'aurais pu vérifier quand même
Merci Pam
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VergeMarieJunior
Re: [Film] A Perfect Ending
"Un scénario intelligent et des scènes très érotiques" "Les actrices sont excellentes" mais voilà de quoi être persuadée à acheter ce film 17,99€!
Si je peux me permettre, je trouve l'affiche affreuse entre le flou, le lisse et le flou et le relisse à ne plus reconnaître les actrices. Je ne comprends pas l'intérêt de ne plus reconnaître les actrices. <_<
Sinon, waouhh Mirabelle, ton post est tellement gigantesque que j'ai failli le louper.
Je mettais penchée sur ce film, lorsque sa sortie DVD a été évoquée, étant intriguée par la bande-annonce, le sujet. Je n'ai toujours pas pris le temps de le voir et quand je te lis, je ne sais pas si tu m'as convaincu de vraiment ne pas prendre le temps de le voir, ou si au contraire j'ai envie de me lancer pour être sûre de mes propres yeux que j'étais complètement à côté de la plaque lors de mes premières réflexions.
A suivre.
PS/ j'oubliais même de dire qu'à la première lecture de la fiche DVD, j'ai cru que Barbara Niven et Jessica Clark embrassaient littéralement l'écran. Je suis hantée par l'art des kiss de Nicole.
Si je peux me permettre, je trouve l'affiche affreuse entre le flou, le lisse et le flou et le relisse à ne plus reconnaître les actrices. Je ne comprends pas l'intérêt de ne plus reconnaître les actrices. <_<
Sinon, waouhh Mirabelle, ton post est tellement gigantesque que j'ai failli le louper.
Je mettais penchée sur ce film, lorsque sa sortie DVD a été évoquée, étant intriguée par la bande-annonce, le sujet. Je n'ai toujours pas pris le temps de le voir et quand je te lis, je ne sais pas si tu m'as convaincu de vraiment ne pas prendre le temps de le voir, ou si au contraire j'ai envie de me lancer pour être sûre de mes propres yeux que j'étais complètement à côté de la plaque lors de mes premières réflexions.
A suivre.
PS/ j'oubliais même de dire qu'à la première lecture de la fiche DVD, j'ai cru que Barbara Niven et Jessica Clark embrassaient littéralement l'écran. Je suis hantée par l'art des kiss de Nicole.
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nath006
- Messages : 2
- Enregistré le : mer. 11 sept. 2013 10:42
Re: [Film] A Perfect Ending
bonjour
je voulais juste dire que j'ai vraiment aimé ce film, beaucoup de sensualité, chacun en comprend son sens
et concernant la fin 'a perfect ending' ce n'est pas pas le fait qu'elle meurt qui soit cette fin parfaite, mais le fait qu'avant de mourir elle est enfin connu l'amour...
je voulais juste dire que j'ai vraiment aimé ce film, beaucoup de sensualité, chacun en comprend son sens
et concernant la fin 'a perfect ending' ce n'est pas pas le fait qu'elle meurt qui soit cette fin parfaite, mais le fait qu'avant de mourir elle est enfin connu l'amour...
Modifié en dernier par nath006 le jeu. 12 sept. 2013 15:07, modifié 1 fois.
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lesbionic
- Messages : 643
- Enregistré le : sam. 26 juin 2010 11:16
- Localisation : Paris
Re: [Film] A Perfect Ending
oui enfin bon, la "fin parfaite" pour moi ça serait quand même l'amour ET la vie.
Tu n'as pas été gênée par le scénario un peu lourd, voir abracadabrant (agression sexuelle de sa fille ? Prostituée glamour super cultivée ?) et la mise en scène parfois agressive (par exemple les scènes où elle se rappelle son amoureux décédé)?
Tu n'as pas été gênée par le scénario un peu lourd, voir abracadabrant (agression sexuelle de sa fille ? Prostituée glamour super cultivée ?) et la mise en scène parfois agressive (par exemple les scènes où elle se rappelle son amoureux décédé)?
J'ai rêvé, j'ai eu foi, j'ai tellement aimé
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nath006
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- Enregistré le : mer. 11 sept. 2013 10:42
Re: [Film] A Perfect Ending
lesbionic a écrit :oui enfin bon, la "fin parfaite" pour moi ça serait quand même l'amour ET la vie.
Tu n'as pas été gênée par le scénario un peu lourd, voir abracadabrant (agression sexuelle de sa fille ? Prostituée glamour super cultivée ?) et la mise en scène parfois agressive (par exemple les scènes où elle se rappelle son amoureux décédé)?
je n'ai pas trouvé le scénario un peu lourd, et la prostituée endosse son rôle à merveille, enfin une 'vraie fille" qui casse le mythe de la lesbienne souvent stéréotypée.. et qui puis est la culture est un plus . j'ai trouvé les scènes sur son passé importantes car elles font parties de sa vie car elle en subit encore le deuil , apres chaque avis et différent et chacun y trouve des choses à dire ou à redire, c'est ce qui fait la richesse d'un public, pour ma part j'ai bien aimé la façon dont ça été filmé , un coté tres artistique qui nous rappelle que Paris (jessika clarck) est artiste !!donc ...elle à mis ma sensibilité a contribution et c'est pour cela que j'ai aimé ce film...
-
VergeMarieJunior
Re: [Film] A Perfect Ending
Je viens de voir ce film.
Après Jessica Clark que j'ai découvert en Lilith, je voulais la voir à l'action un peu plus longtemps et entendre un peu plus longuement sa voix et puis je crois que je voulais pouvoir me vanter dans une prochaine discu lors d'un super repas que j'ai vu mon premier film de Nicole Conn. ;D
(Juste une parenthèse au passage, je ne sais jamais quand utiliser cette balise spoiler surtout côté film, alors si quelqu'un n'a pas vu le film et ne veut pas être spoilé, ben qu'il ne lise pas du tout ce qui va suivre. )
Pour revenir à mes impressions, plus sérieusement que mon intro, ben j'ai vraiment accroché.
Un film qui montre, qui dit, mais qui ne dit pas tout, ne montre pas tout. Il faut deviner, ressentir.
Divers thèmes sont abordés, je dirais les deux gros principaux: la perfection et la mort. En s'apercevant que perfection = s'oublier, s'empêcher de vivre et donc >mort, mais que quand la véritable mort pointe le bout de son nez, la vie démarre pour Rebecca avant son tout dernier soupir. Il y a aussi un jeu entre conscient/inconscient que j'ai vraiment aimé, pareil au niveau spatio-temporel, se retrouvant entre refuge-emprisonnement.
Le titre, n'est pas un titre à prendre au premier degré, c'est un titre qui offre divers sens. Il pose la question de la fin/mort parfaite quelque part, qu'est-ce qu'elle peut être pour chacun? c'est un titre qui peut être aussi ironique et là ça me renvoie à la réplique de la boss de Paris qui lui dit en gros qu'elle sait quel chemin elle est en train de prendre que ce n'est pas sa première fille qui le fait et que ça fini toujours mal et qu'elle reviendra vers elle.
La fin parfaite peut être aussi perçue pour Paris, car il y a le sentiment à la fin qu'elle se consacre vraiment à ce qui a du sens pour elle. Mais aussi cette rencontre avec la fille de Rebecca désirant connaître sa mère, chose que finalement elle n'a jamais pris le temps de faire du vivant de sa mère, puis je me suis dit qu'il y a moyen d'imaginer un rapprochement entre Paris et la fille... jusqu'à quel point? suspense.
Pour en revenir au thème de la mort, il est évident, parce que quand le film démarre, la mort de Rebecca est déjà arrivée. En quelque sorte, elle est morte depuis toujours à travers son statut de la "parfaite" mère au foyer qui dissimule plus qu'autre chose, mais là la mort concrète est déjà arrivée, ça se comprend avec les gros plans au départ sur les roses blanches, un bout du cercueil visible et le prêtre, qui renvoient à l'image de fin retrouvant les roses blanches, le prête, le cercueil, avec ensuite en plus la photo de Rebecca en blanc sur fond blanc, contrastée avec le noir que porte tout le monde tout autour qui renvoie aux fringues noires de Paris d'ailleurs, lors de la première véritable fois où Rebecca se laisse vivre la passion jusqu'au bout... un tout laissant comprendre alors que c'est Rebecca qui is dead depuis le beginning.
Tout ce qu'on voit par la suite, après les gros plans de départ sur les roses blanches etc, se trouve dans le passé, des souvenirs, des données, c'est un puzzle. Puis toujours côté mort, Rebecca savait que sa fin arrivait avant de rencontrer Paris, c'était son secret, en tout cas c'est ce que laisse comprendre les parallèles depuis le départ avec le médecin.
Et c'est surtout que par la suite, ce qui est évident: Rebecca s'est contentée toute sa vie de se ranger derrière une image bien contrôlée qui est devenue une espèce de non-vie, et que quand sa fin a été annoncée, tout en observant ses potes autour de soi épanouies, c'est là qu'elle l'a acceptée, qu'elle est totalement passée à côté d'elle-même, de son épanouissement.
A mes yeux, ce film remet en question bcp, pas qu'à ce niveau là, mais bcp sur la fin idéale, comment quitter cette planète avec le sentiment d'avoir vécu en quelque sorte, d'avoir vécu en phase avec soi-même?
Après l'autre thème, la perfection, est présent à travers les call-girl, qui doivent être celles que leur client veulent, ne pas décevoir, les satisfaire, répondant à toutes leurs attentes. Elles sont représentées par l'image des barbies que la boss chouchoute dans son bureau, étant elle-même une barbie ambulante. Et Barbie c'est l'image de la 'perfection', pour ne pas dire de la soumission.
La perfection est présente aussi à travers la famille de Rebecca. En surface, la bonne famille qui fait des repas en famille, qui semble vivre en famille, avec des rapports polis tous ensemble réunis en famille, se rendant surtout compte que chacun ne le vit pas super bien et dissimule son mal être, chacun de son côté.
Et au final cette perfection que ce soit d'un côté comme de l'autre, elle ramène tout simplement à la non-vie, à un masque, la mort, à se remettre en question sur ce que c'est vraiment exister, vivre sa vie.
Côté orgasme, j'ai trouvé particulièrement intéressant quand Paris a distingué orgasme et passion auprès de Rebecca en perdition, que l'orgasme est avant tout un phénomène physique mécanique, que la passion c'est autre chose, l'un ne dépend pas de l'autre et que pour le côté mécanique elle pouvait l'aider, mais avec trois petits points côté "passion"...
Et j'ai trouvé aussi intéressant le décalage entre les potes de Rebecca et Rebecca justement.Pour les potes la sexualité se vit naturellement, elle est fluide et pour Rebecca, elle se censure toute seule.
Ensuite, pour partir dans le montage du film qui a pu déstabiliser à travers des avis précédents, pour ma part j'ai particulièrement aimé l'utilisation de codes de couleurs, l'utilisation des petits points, ramenant à diverses significations.
Le blanc est très utilisé et le blanc peut être perçu comme un vide, un support à compléter, un refuge, une prison, une luminosité agressive, une couleur apaisante,... c'est une couleur qui je trouve renvoyait diverses émotions offrant divers contrastes à elle toute seule. Le blanc était comme la feuille de papier sur laquelle Paris dessinait.
Côté petits points, pareil, ils me ramenaient d'une certaine manière à toutes ces petites choses, ces petits éléments qui font qui nous sommes, qui forment ce qui nous entourent, pouvant y voir alors en un point, un être, une conscience, et en plusieurs, plusieurs consciences, plusieurs êtres, mais aussi un environnement, une histoire, et qu'un point a besoin de d'autres pour être, pour avoir son histoire.
Quand Paris se retrouvait sur un fond blanc, isolée avec sa conscience, c'est comme ça que je l'ai ressenti, c'était comme si elle était dans un dessin, elle était mise au même niveau que ses petits points foncés qu'elles définissaient de particules, qu'un point seul ne voulait rien dire selon elle, mais qu'un point assemblé à d'autres, comme divers éléments qui se rencontrent, l'ensemble formait un dessin, avec un parallèle bien sûr à travers chaque élément qui a pu permettre leur rencontre à Paris et Rebecca, qui a formé leur propre paysage. Et là où l'idée était bien représentée à mon goût, c'est quand dans le fond blanc, Paris a brisé un vase bleu avec des arums, pouvant l'y retrouver à travers ce vase brisé en mille morceaux, et qu'ensuite, elle a utilisé chaque morceau petit à petit pour constitué comme un tableau, au fur et à mesure qu'elle apprenait à connaître Rebecca, comme si elle se reformait elle-même avec une nouvelle forme, avec ensuite un plan qui l'a rapetissé, comme si elle devenait un petit point sur un papier blanc tout seul, un point qui est retrouvé quand le tableau final de Rebecca est zoomé faisant ressortir ce fameux point/Paris, avec soudainement un nouveau point qui se marque ( ça fait bcp de points dans ma phrase
) représentant peut-être la fille aux côtés de Paris à ce moment précis! pouvant rappeler aussi d'une manière imagée, un point final, une end.
Et pour en revenir au tableau de Rebecca à la fin, qui est donc formé de petits points
, il m'a ramené à la réflexion de Paris au sujet de Rebecca qui n'aimait pas son corps, qui elle pouvait être, et que Paris l'a ramenée à l'idée que tout ce qui nous rend imparfait c'est ce qui fait parfaitement la personne que nous sommes, nous faisant des êtres à part entière au final. Voilà comment j'ai vu formé ce dernier tableau de Rebecca que Paris présente à la fille de Rebecca, qui d'ailleurs a le désir de connaître sa mère, à sa fin, là où quelque part elle s'est pleinement ouverte, plus que jamais.
J'aimais l'aspect pointillisme pouvant laisser imaginer bcp d'idées, très inspirant aussi par la même occasion.
Les scènes de sexe, là où elles m'ont plu c'est qu'elles laissaient percevoir dans leur refuge dans ce blanc, l'évolution de la découverte et des émotions qui prenaient naissances. Voilà en gros.
D'une manière générale, un décalage m'a plu, une réelle complexité dans la simplicité et une réelle pudeur aussi et pas trois heures d'exagération dans les sentiments tragiques.
La scène par exemple où Rebecca retrouve la call-girl, Sylvie je crois, qui a le même âge qu'elle en gros, quand elles se retrouvent sur le banc vers la fin, que Sylvie la charrie en faisant référence au fait qu'elle mate pas mal de série B et que là quand Rebecca avait rappelé la maison, elle s'était imaginée divers scénario et que le pire qu'elle s'était imaginée "Miss White rejoint l'équipe", puis que que toutes les deux se sont mises à partir en fou rire, j'ai aimé ce moment. Ou même ensuite quand Rebecca dit a Sylvie pourquoi elle ne veut pas revoir Paris, l'échange à ce moment là et les mots très simples de Sylvie ou même l'étreinte spontanée, pareil j'ai bien aimé.
Et je trouve que tout le film, même dans les moments les plus "tragiques" restent dans la subtilités pas à devoir sortir trois heures les mouchoirs, tout en ayant une petite touche d'humour, pour dédramatiser, en laissant un certain sourire. J'ai été sensible à cette sensation.
Et je voulais ajouter aussi cet avis que j'avais laissé après avoir vu la bande-annonce qui avait réussi à m'intriguer :
Je trouve qu'il y a bcp de choses à retirer de toute l'histoire présentée, ce qui me paraît véritablement intéressant. Je me suis sentie dans un puzzle, dans un tête à tête, dans un espace illimitée où j'ai aimé être invitée.
Aussi j'avoue que je fais partie de celles qui sont charmées par la voix de Jessica Clark, eh oui.
Voilà pour mes premières impressions et mon charabia du moment. Peut-être que d'autres choses me viendront à l'esprit plus tard. Je ne regrette pas de l'avoir vu en tout cas. Et je me demande si Edwine qui était intriguée aussi par la bande-annonce, l'a finalement vu.
Pour la musique du générique de fin que des membres cherchent, je crois bien que c'est celle-ci:
http://www.youtube.com/watch?v=MwAb14DkCtM
Sinon, toute la BO se trouve ici :
http://www.soundtrack-covers.com/variou ... ct-ending/
Par contre, je maintiens, je n'aime pas l'affiche, pour le voile blanc je comprends mieux, mais le floutage des visages, je n'accroche pas, ça enlève énormément tout le charme des actrices.
PS: je pensais à un autre truc. Je me dis que nous spectateurs, chacun avec nos impressions à travers le film, négatives ou positives, à travers notre regard, nous pouvons être des petits points formant un paysage, participant à notre manière à faire vivre ce film. Du coup, quand je lis
Après Jessica Clark que j'ai découvert en Lilith, je voulais la voir à l'action un peu plus longtemps et entendre un peu plus longuement sa voix et puis je crois que je voulais pouvoir me vanter dans une prochaine discu lors d'un super repas que j'ai vu mon premier film de Nicole Conn. ;D
(Juste une parenthèse au passage, je ne sais jamais quand utiliser cette balise spoiler surtout côté film, alors si quelqu'un n'a pas vu le film et ne veut pas être spoilé, ben qu'il ne lise pas du tout ce qui va suivre. )
Pour revenir à mes impressions, plus sérieusement que mon intro, ben j'ai vraiment accroché.
Un film qui montre, qui dit, mais qui ne dit pas tout, ne montre pas tout. Il faut deviner, ressentir.
Divers thèmes sont abordés, je dirais les deux gros principaux: la perfection et la mort. En s'apercevant que perfection = s'oublier, s'empêcher de vivre et donc >mort, mais que quand la véritable mort pointe le bout de son nez, la vie démarre pour Rebecca avant son tout dernier soupir. Il y a aussi un jeu entre conscient/inconscient que j'ai vraiment aimé, pareil au niveau spatio-temporel, se retrouvant entre refuge-emprisonnement.
Le titre, n'est pas un titre à prendre au premier degré, c'est un titre qui offre divers sens. Il pose la question de la fin/mort parfaite quelque part, qu'est-ce qu'elle peut être pour chacun? c'est un titre qui peut être aussi ironique et là ça me renvoie à la réplique de la boss de Paris qui lui dit en gros qu'elle sait quel chemin elle est en train de prendre que ce n'est pas sa première fille qui le fait et que ça fini toujours mal et qu'elle reviendra vers elle.
La fin parfaite peut être aussi perçue pour Paris, car il y a le sentiment à la fin qu'elle se consacre vraiment à ce qui a du sens pour elle. Mais aussi cette rencontre avec la fille de Rebecca désirant connaître sa mère, chose que finalement elle n'a jamais pris le temps de faire du vivant de sa mère, puis je me suis dit qu'il y a moyen d'imaginer un rapprochement entre Paris et la fille... jusqu'à quel point? suspense.
Pour en revenir au thème de la mort, il est évident, parce que quand le film démarre, la mort de Rebecca est déjà arrivée. En quelque sorte, elle est morte depuis toujours à travers son statut de la "parfaite" mère au foyer qui dissimule plus qu'autre chose, mais là la mort concrète est déjà arrivée, ça se comprend avec les gros plans au départ sur les roses blanches, un bout du cercueil visible et le prêtre, qui renvoient à l'image de fin retrouvant les roses blanches, le prête, le cercueil, avec ensuite en plus la photo de Rebecca en blanc sur fond blanc, contrastée avec le noir que porte tout le monde tout autour qui renvoie aux fringues noires de Paris d'ailleurs, lors de la première véritable fois où Rebecca se laisse vivre la passion jusqu'au bout... un tout laissant comprendre alors que c'est Rebecca qui is dead depuis le beginning.
Tout ce qu'on voit par la suite, après les gros plans de départ sur les roses blanches etc, se trouve dans le passé, des souvenirs, des données, c'est un puzzle. Puis toujours côté mort, Rebecca savait que sa fin arrivait avant de rencontrer Paris, c'était son secret, en tout cas c'est ce que laisse comprendre les parallèles depuis le départ avec le médecin.
Et c'est surtout que par la suite, ce qui est évident: Rebecca s'est contentée toute sa vie de se ranger derrière une image bien contrôlée qui est devenue une espèce de non-vie, et que quand sa fin a été annoncée, tout en observant ses potes autour de soi épanouies, c'est là qu'elle l'a acceptée, qu'elle est totalement passée à côté d'elle-même, de son épanouissement.
A mes yeux, ce film remet en question bcp, pas qu'à ce niveau là, mais bcp sur la fin idéale, comment quitter cette planète avec le sentiment d'avoir vécu en quelque sorte, d'avoir vécu en phase avec soi-même?
Après l'autre thème, la perfection, est présent à travers les call-girl, qui doivent être celles que leur client veulent, ne pas décevoir, les satisfaire, répondant à toutes leurs attentes. Elles sont représentées par l'image des barbies que la boss chouchoute dans son bureau, étant elle-même une barbie ambulante. Et Barbie c'est l'image de la 'perfection', pour ne pas dire de la soumission.
La perfection est présente aussi à travers la famille de Rebecca. En surface, la bonne famille qui fait des repas en famille, qui semble vivre en famille, avec des rapports polis tous ensemble réunis en famille, se rendant surtout compte que chacun ne le vit pas super bien et dissimule son mal être, chacun de son côté.
Et au final cette perfection que ce soit d'un côté comme de l'autre, elle ramène tout simplement à la non-vie, à un masque, la mort, à se remettre en question sur ce que c'est vraiment exister, vivre sa vie.
Côté orgasme, j'ai trouvé particulièrement intéressant quand Paris a distingué orgasme et passion auprès de Rebecca en perdition, que l'orgasme est avant tout un phénomène physique mécanique, que la passion c'est autre chose, l'un ne dépend pas de l'autre et que pour le côté mécanique elle pouvait l'aider, mais avec trois petits points côté "passion"...
Et j'ai trouvé aussi intéressant le décalage entre les potes de Rebecca et Rebecca justement.Pour les potes la sexualité se vit naturellement, elle est fluide et pour Rebecca, elle se censure toute seule.
Ensuite, pour partir dans le montage du film qui a pu déstabiliser à travers des avis précédents, pour ma part j'ai particulièrement aimé l'utilisation de codes de couleurs, l'utilisation des petits points, ramenant à diverses significations.
Le blanc est très utilisé et le blanc peut être perçu comme un vide, un support à compléter, un refuge, une prison, une luminosité agressive, une couleur apaisante,... c'est une couleur qui je trouve renvoyait diverses émotions offrant divers contrastes à elle toute seule. Le blanc était comme la feuille de papier sur laquelle Paris dessinait.
Côté petits points, pareil, ils me ramenaient d'une certaine manière à toutes ces petites choses, ces petits éléments qui font qui nous sommes, qui forment ce qui nous entourent, pouvant y voir alors en un point, un être, une conscience, et en plusieurs, plusieurs consciences, plusieurs êtres, mais aussi un environnement, une histoire, et qu'un point a besoin de d'autres pour être, pour avoir son histoire.
Quand Paris se retrouvait sur un fond blanc, isolée avec sa conscience, c'est comme ça que je l'ai ressenti, c'était comme si elle était dans un dessin, elle était mise au même niveau que ses petits points foncés qu'elles définissaient de particules, qu'un point seul ne voulait rien dire selon elle, mais qu'un point assemblé à d'autres, comme divers éléments qui se rencontrent, l'ensemble formait un dessin, avec un parallèle bien sûr à travers chaque élément qui a pu permettre leur rencontre à Paris et Rebecca, qui a formé leur propre paysage. Et là où l'idée était bien représentée à mon goût, c'est quand dans le fond blanc, Paris a brisé un vase bleu avec des arums, pouvant l'y retrouver à travers ce vase brisé en mille morceaux, et qu'ensuite, elle a utilisé chaque morceau petit à petit pour constitué comme un tableau, au fur et à mesure qu'elle apprenait à connaître Rebecca, comme si elle se reformait elle-même avec une nouvelle forme, avec ensuite un plan qui l'a rapetissé, comme si elle devenait un petit point sur un papier blanc tout seul, un point qui est retrouvé quand le tableau final de Rebecca est zoomé faisant ressortir ce fameux point/Paris, avec soudainement un nouveau point qui se marque ( ça fait bcp de points dans ma phrase
Et pour en revenir au tableau de Rebecca à la fin, qui est donc formé de petits points
, il m'a ramené à la réflexion de Paris au sujet de Rebecca qui n'aimait pas son corps, qui elle pouvait être, et que Paris l'a ramenée à l'idée que tout ce qui nous rend imparfait c'est ce qui fait parfaitement la personne que nous sommes, nous faisant des êtres à part entière au final. Voilà comment j'ai vu formé ce dernier tableau de Rebecca que Paris présente à la fille de Rebecca, qui d'ailleurs a le désir de connaître sa mère, à sa fin, là où quelque part elle s'est pleinement ouverte, plus que jamais.
J'aimais l'aspect pointillisme pouvant laisser imaginer bcp d'idées, très inspirant aussi par la même occasion.
Les scènes de sexe, là où elles m'ont plu c'est qu'elles laissaient percevoir dans leur refuge dans ce blanc, l'évolution de la découverte et des émotions qui prenaient naissances. Voilà en gros.
D'une manière générale, un décalage m'a plu, une réelle complexité dans la simplicité et une réelle pudeur aussi et pas trois heures d'exagération dans les sentiments tragiques.
La scène par exemple où Rebecca retrouve la call-girl, Sylvie je crois, qui a le même âge qu'elle en gros, quand elles se retrouvent sur le banc vers la fin, que Sylvie la charrie en faisant référence au fait qu'elle mate pas mal de série B et que là quand Rebecca avait rappelé la maison, elle s'était imaginée divers scénario et que le pire qu'elle s'était imaginée "Miss White rejoint l'équipe", puis que que toutes les deux se sont mises à partir en fou rire, j'ai aimé ce moment. Ou même ensuite quand Rebecca dit a Sylvie pourquoi elle ne veut pas revoir Paris, l'échange à ce moment là et les mots très simples de Sylvie ou même l'étreinte spontanée, pareil j'ai bien aimé.
Et je trouve que tout le film, même dans les moments les plus "tragiques" restent dans la subtilités pas à devoir sortir trois heures les mouchoirs, tout en ayant une petite touche d'humour, pour dédramatiser, en laissant un certain sourire. J'ai été sensible à cette sensation.
Et je voulais ajouter aussi cet avis que j'avais laissé après avoir vu la bande-annonce qui avait réussi à m'intriguer :
et je dirais que le film finalement a répondu à mes questionnements, mes attentes, tout en pouvant apporter, comme l'a dit Nathoo6 sa perception personnelle. Je citeZKXNLZLKNRLEKZ a écrit :Et là justement pour moi je trouve qu'elle joue parfaitement bien la tentatrice, dominatrice, mais qui m'a l'air d'être un guide aussi en ne laissant filer aucune émotion face à cette femme mariée qui elle par contre est dans tous ses états. D'ailleurs je trouve la combinaison parfaite, la blonde ne maîtrise rien et la brune on ne sait pas ce qu'il y a vraiment d'elle dans tout ça et justement je suis curieuse de voir la call-girl peut-être devenir troublée ou déstabilisée, ou de la voir évoluer en dehors de ses heures de boulots, ou...
En plus dans le trailer j'ai le sentiment que c'est un double personnage et symbolique, il y a comme une espèce de double moi, c'est une impression. Je la trouve mystérieuse, ambigüe, sans trop savoir ce qu'elle ressent vraiment et ce qui me trouble particulièrement.
Aussi, ce qui m'attire, c'est une légèreté qui flotte, à travers diverses situations insolites, mais surtout diverses émotions remuantes surtout du côté du personnage de la femme mariée et c'est un mix qui m'attire vraiment.
Je suis très curieuse de voir le long-métrage, découvrir comment il est monté, mais surtout ce que chaque personnage cache.
je voulais juste dire que j'ai vraiment aimé ce film, beaucoup de sensualité, chacun en comprend son sens
Je trouve qu'il y a bcp de choses à retirer de toute l'histoire présentée, ce qui me paraît véritablement intéressant. Je me suis sentie dans un puzzle, dans un tête à tête, dans un espace illimitée où j'ai aimé être invitée.
Aussi j'avoue que je fais partie de celles qui sont charmées par la voix de Jessica Clark, eh oui.
Voilà pour mes premières impressions et mon charabia du moment. Peut-être que d'autres choses me viendront à l'esprit plus tard. Je ne regrette pas de l'avoir vu en tout cas. Et je me demande si Edwine qui était intriguée aussi par la bande-annonce, l'a finalement vu.
Pour la musique du générique de fin que des membres cherchent, je crois bien que c'est celle-ci:
http://www.youtube.com/watch?v=MwAb14DkCtM
Sinon, toute la BO se trouve ici :
http://www.soundtrack-covers.com/variou ... ct-ending/
Par contre, je maintiens, je n'aime pas l'affiche, pour le voile blanc je comprends mieux, mais le floutage des visages, je n'accroche pas, ça enlève énormément tout le charme des actrices.
PS: je pensais à un autre truc. Je me dis que nous spectateurs, chacun avec nos impressions à travers le film, négatives ou positives, à travers notre regard, nous pouvons être des petits points formant un paysage, participant à notre manière à faire vivre ce film. Du coup, quand je lis
je me dis que c'est faussé de trouver les questions posées plus passionnantes que le film lui-même, parce que les questions ont pris formes grâce au film lui-même, c'est le film, les données présentées qui ont amené à se poser ces questions, elles n'ont pas été inventées.Mirabelle a écrit :Voilà un topic très pertinent. La plupart des questions posées dans les premières pages sont plus passionnantes que le film lui-même.