juste, moi aussi
"Les filles"
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Schony
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- Enregistré le : jeu. 29 août 2013 20:05
Re: "Les filles"
Perso, lorsque j'attends " les filles" je m'imagine toujours qu'on s'adresse à un groupe de nanas quelque soit leur âge. Peut-être parce que je l'ai souvent entendu avec mes sœurs. Je crois que tout dépend du contexte aussi et la façon de le dire par exemple .... Une fois dans une ruelle commerçante, je flâner avec mon amie et une nana nous a interpellé "HEY LES FILLES" plusieurs fois et suffisamment fort pour qu'on se retourne malgré nous. Elle voulait juste nous informer qu'elle organisait des soirées entre filles. Non seulement ce n'était pas discret sa façon de nous parler car la petite vielle du 4 ème étage aurait pu l'entendre ! Mais franchement c'était déplacé ou maladroit.
Un autre exemple, un autre contexte aussi, depuis peu nous faisons des cours de gym avec ma chérie. La prof de gym perspicace a su que nous étions un couple de nana. Lorsque nous partons elle ne peut s'empêcher de dire " au revoir les filles et bon week end !" Alors qu'aux autres nanas ( des copines de boulot) elle ne leur dit que "au revoir" . Je trouve que c'est plutôt mignon et je le prends bien.
Cela ne me dérange pas non plus quand mes ami(e)s m'envoient un texto avec "Salut les filles" ... tant que ce n'est pas récurent . De mon côté, je fais attention lorsque j'écris à des copains en couple car c'est la même chose pour eux "les garçons". Je crois qu'il ne faut pas en abuser.
Un autre exemple, un autre contexte aussi, depuis peu nous faisons des cours de gym avec ma chérie. La prof de gym perspicace a su que nous étions un couple de nana. Lorsque nous partons elle ne peut s'empêcher de dire " au revoir les filles et bon week end !" Alors qu'aux autres nanas ( des copines de boulot) elle ne leur dit que "au revoir" . Je trouve que c'est plutôt mignon et je le prends bien.
Cela ne me dérange pas non plus quand mes ami(e)s m'envoient un texto avec "Salut les filles" ... tant que ce n'est pas récurent . De mon côté, je fais attention lorsque j'écris à des copains en couple car c'est la même chose pour eux "les garçons". Je crois qu'il ne faut pas en abuser.
- Puzzle
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- Enregistré le : ven. 15 nov. 2013 00:06
Re: "Les filles"
L'emploi de l'appellation " les filles " à l'intention d'un couple de femmes ( eh oui, la langue française est enfermante, selon les conceptions ), renvoie à une négation du couple sexué.
Mais encore faut-il distinguer selon les personnes qui l'emploient. Car derrière les termes problématiques " filles ", " femmes " il y a une définition, qui varie selon les interlocuteurs.
C'est lorsque je devine que l'emploi du terme " les filles " est révélateur d'une négation du couple qu'il me devient dérangeant. C'est parce que derrière cette définition fonctionnelle, il y a des conséquences que l'emploi peut-être dérangeant, eu égard à ces conséquences.
La seule expérience que j'ai vis-à-vis de ce fameux " les filles " est similaire à celle de Clarice. Une amie de la personne avec qui j'étais nous a invité à passer le week-end chez elle. Cette amie vit en couple avec deux enfants. A ces derniers, elle n'a cessé de nous appeler " les filles ". Dans cet exemple, il est manifeste que cette appellation nie la dimension sentimentale et sexuelle du lien que j'entretenais avec " ma compagne ". Mais, là encore, c'est la raison pour laquelle elle l'a utilisé qui m'a heurtée : nier le couple à ses enfants, clore le débat ou toute autre question, ou encore nier leur découverte autonome de couples " différents ".
Je ne l'ai pas relevée ( malgré un regard réprobateur peu flagrant ) car cette personne n'est pas mon amie, et l'explication supposerait de revenir sur de nombreux fondements, et fondamentaux.
Ensuite, je n'emploie pas cette appellation, car au-delà du débat autour des gender studies, conceptualiser le couple n'est pas mon fort. De fait, j'emploie les prénoms réciproques des personnes, et j'individualise malgré une relation entre les deux. Mais est-ce dire que je nie le couple ? Peut-être que là aussi, cela s'explique par l'image de soi, mais ça ne me dérange pas de tenir cette position.
En dehors de la qualification du couple, " les filles " ne me dérangeant pas, tout comme les catégorisations liées à l'identité sexuelle. Mais, parce que j'essaye de distinguer selon les définitions que me semblent être érigées par mes interlocuteurs. Bien souvent, " les filles " désignent un " groupe de filles ".
Pour terminer et par là-même revenir sur le post initial, la comparaison avec les Dupont souffrait d'une différence assez congénitale. Le déploiement des effets de la loi du 17 mai 2013 permettra surement, dans quelques années que les couples homosexuel(les ) se fassent appeler par leur nom marital.
Mais encore faut-il distinguer selon les personnes qui l'emploient. Car derrière les termes problématiques " filles ", " femmes " il y a une définition, qui varie selon les interlocuteurs.
C'est lorsque je devine que l'emploi du terme " les filles " est révélateur d'une négation du couple qu'il me devient dérangeant. C'est parce que derrière cette définition fonctionnelle, il y a des conséquences que l'emploi peut-être dérangeant, eu égard à ces conséquences.
La seule expérience que j'ai vis-à-vis de ce fameux " les filles " est similaire à celle de Clarice. Une amie de la personne avec qui j'étais nous a invité à passer le week-end chez elle. Cette amie vit en couple avec deux enfants. A ces derniers, elle n'a cessé de nous appeler " les filles ". Dans cet exemple, il est manifeste que cette appellation nie la dimension sentimentale et sexuelle du lien que j'entretenais avec " ma compagne ". Mais, là encore, c'est la raison pour laquelle elle l'a utilisé qui m'a heurtée : nier le couple à ses enfants, clore le débat ou toute autre question, ou encore nier leur découverte autonome de couples " différents ".
Je ne l'ai pas relevée ( malgré un regard réprobateur peu flagrant ) car cette personne n'est pas mon amie, et l'explication supposerait de revenir sur de nombreux fondements, et fondamentaux.
Ensuite, je n'emploie pas cette appellation, car au-delà du débat autour des gender studies, conceptualiser le couple n'est pas mon fort. De fait, j'emploie les prénoms réciproques des personnes, et j'individualise malgré une relation entre les deux. Mais est-ce dire que je nie le couple ? Peut-être que là aussi, cela s'explique par l'image de soi, mais ça ne me dérange pas de tenir cette position.
En dehors de la qualification du couple, " les filles " ne me dérangeant pas, tout comme les catégorisations liées à l'identité sexuelle. Mais, parce que j'essaye de distinguer selon les définitions que me semblent être érigées par mes interlocuteurs. Bien souvent, " les filles " désignent un " groupe de filles ".
Pour terminer et par là-même revenir sur le post initial, la comparaison avec les Dupont souffrait d'une différence assez congénitale. Le déploiement des effets de la loi du 17 mai 2013 permettra surement, dans quelques années que les couples homosexuel(les ) se fassent appeler par leur nom marital.