J'ai lu que pour le réalisateur il ne s’agit pas d’une série de science fiction, mais d’une narration qui en mélangeant le drame, la comédie et le thriller policier, permettait d'évoquer sous forme de métaphores les problèmes sociétaux que toutes les pays européens traversent actuellement : discrimination, rapport au travail, différence de classe, égalité entre homme et femme, liberté sociale…
C'est indéniable, notamment pour la saison une, mais, je trouve que plus encore, la série induit une réflexion sur l’être humain et cette S2, qui embarque le thème du clonage et du transfert de conscience, qui au travers du "procès" de la fin, questionne sur la définition du vivant, a su prolongé efficacement la S1.
Elle fait écho aux interrogations actuelles que l'on peut avoir sur le transhumanisme, courant qui considère que l’homme fusionnera bientôt avec les machines, donnant ainsi naissance à une posthumanité.
Cette thèse est reprise par Google au travers de Calico, l’entreprise que le géant d'Internet à lancée à l’automne 2013 avec Ray Kurzweil, promoteur de ce même courant, et dont l'ambition ultime est d'enrayer le phénomène de vieillissement et donc, d'accéder à l'immortalité... Or, les robots eux mêmes ne sont pas immortels, si ?!
J'aime bcp que cette série est plusieurs niveaux de "lecture", une plus ludique, avec la panoplie habituelle de rebondissements et de cliffhangers et une plus profonde, qui interroge à la fois notre présent, mais aussi notre futur proche...
Ce futur est d'ailleurs rendu totalement plausible, puisque la série mélange objets de notre époque et hubots très perfectionnés, ce qui a pour conséquence, non pas de les rendre anachroniques, mais au contraire totalement familiers.
Je suis, évidemment attachée à la famille Engman, à Mimi, tout comme toi VMJ, à sa délicatesse et à la promesse qu'elle représente, d'une altérité possible, d'un monde partagé.
