En outre, et c'était peut-être le but, j'ai remarqué le retour de certaines qui ne venaient plus guère poster dans ce forum: tout est donc pour le mieux dans le meilleur des mondes. La famille se retrouve, et a tiré la leçon: ne pas trop se croire tout permis, dans des murs qui appartiennent aux propriétaires et co-propriétaires, lesquelles ont su se doter d'un videur-physionomiste pour garder les nouveaux lieux propres.
Pour ma part, je me sens aujourd'hui comme l'une de ces ouvrières d'usine, dont le patron ne peut se permettre de faire tourner une fabrique à bout de souffle, écrasé par les charges et la concurrence; du fait, on délocalise, se met au goût du jour: on n'y peut rien, c'est le progrès.
Dans ce forum, je me sentais enfin à ma place, même si je restais encore, parfois, à faire tapisserie, trop timide pour oser m'immiscer. Cette timidité, peu-à- peu, je la soumettais, encline à oser dire ce que je préférais taire, parce que de toute façon, nul autour de moi ne s'intéressait à mes dires: ici, on m'écoutait, sans doute parce que mes problèmes étaient aussi les problèmes d'autres mon cas.

