Contrairement à vous j'adore Cecile de France et ma moitié Izia Higelin .
J'avais un peu peur de la façon dont l'histoire allait se situer en pleine année 70. Au final ça m'a paru très réaliste par rapport à l'époque : vêtement, décoration, revendication,...
J'ai également aimé les paysages, la campagne, c'était frais et authentique.
Quand à l'histoire entre Delphine et Caroline, très bien construite, très réelle. en grosse partie grâce à Cécile de France et Izia Higelin, qui forment un couple crédible à l'écran. Les scènes sont bien réalisées, elles sont crédibles à l'écran. Même les scènes où elles sont nues ne m'ont pas choquée, contrairement "la vie d'adèle".
voilà voilà! nous sommes allées voir le film hier...... comment donner son ressenti sans vous spoiler ?
je résumerai en 1 mot; mouaisssss
les actrices sont géniales, les paysages magnifiques mais je l'ai trouvé bien sans être transcendant non plus.
moi qui n'ai pas aimé la vie d'adèle, là j'ai apprécié ce film français
et pis, quand même j'étais triste qu'elle ne la suive pas à la gare..... ensuite, j'ai trouvé inutile la dernière scène; je trouve que ça porte à confusion....
j'ai compris que c'était pour s'adresser à l'audience - en mode voilà où on en est dans la vie....mais perso je trouve que ce n'était pas nécessaire
à croire que le film est des plus traumatiques avec ces titres! ahah
Donc on est sur un site people qui veut du croustillant. Ok.
Prendre des bouts de déclarations, en développant ensuite des interprétations de la part d'un journaliste people qui sait comment donner une direction pour polémiquer, c'est tout simplement incomplet. Voilà ma réaction là tout de suite.
Oui le titre fait un peu trash pourtant Catherine Corsini la réalisatrice confirme dans cet interview qu'effectivement Izia Higelin n'était pas à l'aise avec le fait d'être nue dans certaines scènes.
dana a écrit :Oui le titre fait un peu trash pourtant Catherine Corsini la réalisatrice confirme dans cet interview qu'effectivement Izia Higelin n'était pas à l'aise avec le fait d'être nue dans certaines scènes.
Yep, et c'est plus intéressant la manière dont ici est reporté ce qu'ont pu dire, vivre les actrices dans le cadre du tournage du film, car je trouve qu'il n'y a pas le sentiment de vouloir créer de la polémique sur des petits bouts de déclaration. Ici l'intérêt est plutôt de partager les choses franchement comme la réalisatrice les a reçues et vécues. Puis rien n'est évoqué à demi-mot, c'est honnête et clairement plus complet.
Alors après, bien évidemment que les actrices pourraient formuler encore d'une autre manière leurs ressentis.
Voilà les passages intéressants qui répondent aux articles cités au dessus >
La présence de Cécile de France a dû aider aussi, non ?
Je pense oui. Je leur ai donné le scénario avec le casting idéal que je souhaitais. J'avais vraiment écrit pour Cécile en tout cas. Son rôle était du sur-mesure. Elle s'est imposée à moi. Je l'avais déjà rencontrée pour d'autres films, et je trouvais à chaque fois que ça ne collait pas. Et puis là, elle m'a dit qu'elle ne pensait pas accepter parce qu'elle avait déjà joué pas mal de rôles de lesbiennes, mais après avoir lu le scénario elle m'a tout de suite appelée, elle a bondi de joie, elle m'a dit qu'elle avait adoré. Pour le rôle de Delphine, j'ai pensé dans un premier temps à Adèle Haenel, elle a dit oui puis s'est désistée. Le casting a été long, j'avais vu Izia au début, je la trouvais trop jeune, puis je me suis dit qu'elle était la seule à avoir cette énergie, naturelle, sans filtre. On a fait des essais avec Cécile et j'y ai cru.
"Le tournage a été dur pour Izia"
Izia a déclaré après le tournage qu'elle avait été blessée, qu'il avait été difficile pour elle, ce premier premier rôle...
Le tournage a été dur pour elle, c'est vrai. Il y a eu deux choses : d'abord quand elle est chanteuse, c'est elle qui décide de tout. Donc que ce soit un metteur en scène qui l'oblige à faire des choses, ça n'est pas simple à gérer. Et puis il y a eu les scènes de nu. C'est quelque chose qu'elle a eu du mal à faire. C'était un combat entre elle et moi. Mais elles étaient importantes à mon sens. Cela dit, elle a peut-être le sentiment que je n'ai pas été honnête là-dessus car au départ, je ne pensais pas en faire autant. Mais la liberté qu'a apportée Cécile, le fait qu'elle n'ait aucun problème avec son corps, qu'elle se dénude facilement, ça racontait tellement quelque chose de l'époque, et puis cette beauté, cette grâce, se sont imposées. Izia est un peu bébé avec ça, mais c'est compliqué je le conçois. Quand on fait un film on est obsédé par le résultat que l'on veut obtenir, ça peut être violent pour les acteurs. Mais le résultat me confirme que j'ai eu raison !
Et un passage que j'ai aimé lire :
"Je voulais du poil à la chatte"
Est-ce qu'inconsciemment vous avez construit "La Belle Saison" en opposition à "La Vie d'Adèle" ?
Je me suis posé pas mal de questions, au sujet des scènes d'amour notamment. Je ne voulais pas qu'elles soient voyeuristes, je les voulais mêlées à la nature. On n'a pas l'impression que les femmes se pénétrent dans ce film, je voulais que dans le mien si. Avec les années 70, je ne voulais pas de corps fantasmés. Je voulais du poil sous les bras, du poil à la chatte. Il y avait un rapport à la nudité où les femmes ne voulaient pas correspondre à un stéréotype. A l'inverse de notre époque où les filles regardent parfois des films pornos pour satisfaire les désirs de leurs copains. C'est devenu très pervers. Là, les femmes étaient comme elles voulaient être. Pas des poupées, pas des objets.
Ayant loupé la sortie de ce film, que par ailleurs j'avais très envie de voir, je suis la sortie du DVD.
Il est en précommande sur le site d la Fnac et prévu pour janvier 2016, pour celles que ça intéressent.
Bon bon, j'ai enfin vu La Belle Saison.
En fait j'ai beaucoup aimé jusqu'à la fin. Mais la fin m'a un peu déplu.
Déjà il faut avouer que Carole est heureuse en partant de la ferme, mais Delphine vient de tout quitter, ses parents, sa maison, son monde, elle ne connaît que ça ou presque, c'est toute sa vie qu'elle quitte pour toujours. Donc à la gare la laisser cogiter en affichant un grand sourire à coups de "j'ai faim, pas toi ?"...Ben non elle n'a pas faim andouille, elle est super mal, réconforte la ! Mais évidemment déçue que Delphine ne monte pas dans ce fichu train, elle avait fait le plus dur pourtant...Néanmoins c'était peut-être le plus crédible, elle n'était pas prête à affronter sa mère.
Puis la lettre 5 ans après, qui arrive au travail de Carole alors qu'elle a changé de boulot, et Delphine écrit espérer que la lettre lui parvienne, c'était un poil gros du coup. Puis 5 ans après, quel intérêt au fond ? Comment Carole peut-elle être émue de cette lettre après l'abandon qu'elle a vécu ??? Même si le temps guérit des blessures, il n'est quand même pas source d'amnésie, si ?
Bref je n'ai pas été emballée par la fin, sinon le reste j'ai aimé.
J'ai trouvé leur couple crédible, sincère. Bon par contre le féminisme je veux bien, on n'est pas des esclaves je suis bien d'accord, mais s'épiler ou se raser les aisselles est quand même une nécessité absolue ! Surtout quand on fait un travail physique toute la journée, merci l'odeur !
Ah oui dès le départ, Delphine sur le tracteur en sueur, j'aimais bien De manière générale j'aimais bien les deux actrices, et les scènes de nu n'étaient ni vulgaires ni gênantes ni de trop.
J'ai beaucoup aimé la réflexion que se fait Delphine sur la différence entre la terre chez elle et vers Paris, quand elle regarde le paysage, c'était très touchant.
De manière générale les acteurs jouaient bien et on retrouve dans ce film certains débats soulevés dans les années 70, c'est là qu'on se rend compte que oui les mœurs ont évolués, mais pas tant que ça finalement, et beaucoup de personnes pensent encore comme dans les années 60, c'est dommage, mais ça fait du bien du coup de reparler de tout ça, et de voir aussi l'engagement de certaines femmes à cette époque là. C'est quand même ce qui a fait que nous avons aujourd'hui certains droits qui nous étaient dû, merci à elles du coup.
On risque de pleurer un peu si l’on s’est laissé apprivoiser. Antoine de Saint Exupéry. ♫♥