Pareil j'ai décroché après un episode. Pas de scénario, scènes de sexes complétement ratés et en plus vulgaire .
Mais il y a heureusement d'autres séries de qualité.
Pour "Orange is a new black" j'ai eu du mal a rentrer dedans , à cause de l’héroïne Piper. Je ne l'aimais pas et comme on voyait qu’elle. J'ai arrêté après 4 épisodes puis repris quelques mois après. Eh bien là j'ai mieux aimé et Piper n'était plus si chiante que ça (encore un peu quand même). Là je regarde la saison 2 qui est bien (on ne voit plus Alex ouf).
Denton comment s'appelle ton chat?
Tu m'es venu
Quand je n'y croyais plus
Comme un sanglot
Trop longtemps retenu
Tu n'es évidemment pas obligée de quoi que ce soit.
Sur les présentations, on aime bien faire les petites curieuses sur les hobbies, les préférences en séries, films ou livres, histoire de briser l'éventuelle glace. Il fut un temps où l'une de nous posait à chaque nouvelle venue la même question : "connais-tu le Portugal ?" (Bisou Lusi si tu passes par là !) Libre à toi de répondre et de développer, ou non.
Quant aux séries, heureusement cela ne se limite pas à The L Word ! Les nombreuses pages de la partie séries-tv contiennent certainement quelques découvertes intéressantes, car parfois la présence d'un personnage LGBTQ n'est qu'un prétexte pour pouvoir discuter de la série en général !
Le forum est assez vaste pour que tu puisses intervenir sur des sujets qui t'intéressent. N'hésite pas à laisser ton avis ci et là, ni à créer si le sujet que tu souhaites aborder n'est pas encore développé !
"Tout ce que je sais, c'est que je ne sais rien." Socrate
Tu as raison de préserver l'anonymat de ton chat. Après tout, lui, il n'a pas demandé à être sur le Net.
Je me demande d'ailleurs si Choupette, du célèbre couturier, a donné son accord
Denton010 a écrit :
Je pense que la première critique qu'on peut me faire est celle-ci: ne pas vouloir "être dans le réel".
En fait, je n'ai pas la même définition du réel. Et faire semblant me coûte bien trop cher.
Je me dis souvent que le réalisme de la vie c'est qu'elle est surréaliste.
Le réalisme ou même le réel? je le vois comme un cadre, un leurre pour faussement rassurer ceux qui sont paradoxalement dépassés par la réalité de l'imaginaire et de l'inconnu, dans l'espace où nous vivons, qui est l'équivalent de la science-fiction inventée par l'humain, sans savoir pourquoi nous sommes là au fond et un fond avec une infinité de vide où nous flottons parmi plein d'éléments qui ne sont pas à notre portée...
Je trouve vraiment fort la manière dont tu n'as pas aimé The L Word, parce que je crois bien que tu es la première personne qui n'a pas supporté son "réalisme". Du coup, je suis très intéressée par ta manière de ne pas avoir pu accrocher avec cette série.
Tu m'as l'air d'être sur ta petite barque avec ton Mr Chat, navigant vers des eaux troubles qui t'attirent mystérieusement. La curiosité semble être ta principale nourriture, pendant que la lassitude reste fidèlement à tes côtés, tout en ayant comme boussole l'instinct. La méfiance a l'air de te servir de pare-vent.
Tout est à découvert chez toi et rien ne l'est à la fois, par les directions, telle de l'écriture automatique, que tu donnes à tes paroles. Cap vers une perpétuelle mutation de pensées.
Et je suis bien curieuse de savoir ce qui n'a pas été digéré dans ta dernière relation.
En première aparté, j'aime bien l'idée de ne venir quasiment écrire que sur ce topic de présentation. Ca me donne vraiment la sensation d'aller de plus en plus loin au fonds de mon égocentrisme, aller gratter là où ça fait mal, encore un peu plus, s'étaler, toujours un peu plus...Un jour je trouverai un truc. Je sais pas ce que ce sera, je sais pas si ça vaudra que je me sois vautrée comme ça pendant toute une vie dans ma propre vie, mais il y a un truc au fonds. Je le vois.
J'ai l'impression d'être Narcisse 2.0, au fonds là-bas, après le reflet...et peu importe les jugements des Zautres.
Réalisme/Réel
L'année dernière on a eu un séminaire dit "transversal" ayant pour titre "Mythes du Futur Proche", par mon prof préféré qu'un jour je tatouerai son nom "for ever" sur mon bras gauche...Une question qui m'a marqué (et que je ressors comme ça sans regarder mon cours, donc dans l'à peu près):
"Quel est le premier livre de science-fiction?" ou de quand peut-on dater la science-fiction en tant que genre, etc?
Comme c'était "transversal", nous étions Zétudiants anglicistes, hispanisants, lettriques, bref, un peu de tout de la Science Zhumaine.
Après quelques hésitations, "19 ème siècle!!!".
Très bien. Pourquoi?
Ben, développement de la science, progrès, peur du progrès...
"Connaissez-vous Lucien de Samosate?"
Silence dans la salle...
Bon je vous mets une citation wikipédia, ce sera plus simple:
"Lucien de Samosate (en grec ancien Λουκιανὸς ὁ Σαμοσατεύς / Loukianòs ho Samosateús) (né vers 120, mort après 180) est un rhéteur et satiriste de Commagène, en Anatolie, qui écrivait en grec, dans un style néo-attique."
Puis:
"Son Histoire véritable1, où le personnage voyage sur la Lune, est parfois considérée comme une des premières œuvres de science-fiction2, même si c'est plutôt un conte facétieux et qu'il n'y a aucune référence scientifique. Il influença l’Histoire comique des États et Empires de la Lune de Cyrano de Bergerac, et le Micromégas de Voltaire."
rohhhh...de la Kultureuh dès le matin, c'est chiant....Ben ouais, mais ça permet un peu de perspective...
Alors comment peut-on estimer qu'un ouvrage du 2eme siècle après J'ai Crié soit considéré comme "première oeuvre de science-fiction"?
Parce que ça fait deux siècles, oh ben dis donc, ca date à peu près du début 19 eme ça, qu'on nous fait avaler que Les Lumières nous ont éclairés dans une caverne sombre de plusieurs millénaires...et que cette illusion là, elle a la dent très très très très dure...
Je vous laisse le lire éventuellement et vous faire une idée par vous-mêmes, de nombreux Zautres livres peuvent être considérés comme de "science-fiction", et pour moi, en gros hein, surtout les premiers en fait...vive Gilgamesh et tous ses copains.
Les langues, ce dont nous servons pour communiquer nous, les Zhumains, sont des conventions. Rien de réel quelque soit le mot que vous utilisiez. Une table est une table. Ah ouais? Ben j'ai comme un doute, j'ai comme l'impression que c'est la limite dont le Zhomme a eu besoin pour appréhender ce qu'il percevait comme réalité "table".
Vàlà. Alors je suis pas en train de conseiller à tout le monde de douter de tout ce qui l'entoure...c'est pas super facile au début, ça filerait presque La Nausée comme dirait l'autre.
Par contre après avoir vomi tripes et boyaux, il se passe un truc...C'est comme si un lourd sac de cailloux était enlevé des épaules. On se redresse, on hume, on regarde, les sens deviennent fous, ils en veulent toujours plus...sentir, voir, croquer...
Mais...les Zautres eux sont restés assis la table. Et vous essayez bien de leur dire que cette table n'existe pas, ils vous écoutent pas. Ils veulent que cette table existe. Ils ne veulent pas être malades. Ils voient bien au fonds de vos yeux, que ça remue un peu...ils ont juste envie de s'asseoir à cette putain de table et de jouer aux cartes.
Oui, on me repriche souvent ce "mysticisme" forcené.
Maintenant j'en ris. Ca m'a pris du temps pour trouver la bonne distance par contre...parce que contrairement aux apparences, je suis assez lente.
Oui, tout est à découvert chez moi. Oui, j'ai appris à me défendre même en m'exposant, parce que faut pas déconner, je suis pas suicidaire, ou alors pour l'expérience, mais je me la garde pour le final celle-là.
Une nouvelle mutation de pensée. C'est tout-à-fait ça. Nous sommes tous des mutants comme aurait pu le dire Léo au lieu de les attendre. Mais le système dans lequel nous vivons n'aime pas cette idée de mutation. C'est juste ça en fait. Nous vivons dans une société globalisante et tendant vers une "stabilité". Alors qu'à l'intérieur, les éléments constituants cette société eux sont en mouvement. En mutation perpétuel. Pour moi il est là le paradoxe. La lutte, la résistance, appelez ça comme vous voulez.
Je ne juge pas, je ne juge plus, j'essaye en tout cas.
Je vis ma vie. Et j'essaye de perdre le moins d'énergie possible en combats stériles, sachant bien que rien n'est stérile, mais il y a des choses qui apportent plus que d'autres. Encore faut-il être en capacité de réception. C'est ça quoi que j'apprends en ce moment. Y'a des moments, ben tu reçois ce que tu peux...on n'est pas encore des Sur-Hommes.
La méfiance est ma meilleure amie. Jamais elle ne m'a quitté. Et je lui dois tout.
Pour ma dernière relation, je vais me permettre de mettre un teste, parce que je l'avais fait lire à l'interessée, et qu'elle l'avait compris. Ce qui a fini de me faire réaliser ce que je perdais "pour la cause". C'est comme ça.
Points de rupture dans l'oeuvre textuelle alexienne
J'ai souvent eu l'impression de me noyer. Comme un poisson volant dans l'air. Pas à sa place. Mais à force je me suis habituée à ce liquide étrange qui pénètre mes poumons. Je n'ai plus peur. En tout cas plus comme avant. Je crie un peu moins aussi.
C'était un dimanche soir sans neige et sans pluie. J'en suis sûre parce que c'est le dimanche soir qu'elle prend toujours la même route une fois pour le ramener et une fois pour l'emmener. J'ai bien senti que je devais faire un effort ce soir-là, mais j'étais fatiguée. J'avais travaillé les deux nuits précédentes, je n'avais pas assez commencé la lettre à Denton, je voulais me cacher encore un peu, juste un peu. Je sentais mauvais la fin de weekend mais même la douche me semblait être une aventure au-dessus de mes restes de forces. Je l'ai entendu fermer la porte et le son sourd a résonné sous toute ma peau. Pas si fort que ça, je ne l'ai pas laissé faire. Je savais très bien qu'il me restait à peine une heure à partir de là. Elle était sur la route, là elle prend la rocade, elle passe devant ces murs étranges censés protéger les riverains du bruit, mais qui semblent plus protéger les voyageurs envéhiculés d'une nature supposée envahissante. Ils ont l'air mou. A chaque fois que je passe à côté de ce genre de mur je ne peux pas m'empêcher d'avoir envie d'aller les toucher pour vérifier qu'ils sont faits d’une espèce de mousse. En fait la nature se cache sous forme de mur. Elle est plus maline qu'on ne le croit. Elle résiste tranquillement et attend son heure.
L'embranchement terrible. C'est une de ces entrées en virage. Je déteste cette portion. Ils arrivent tous par la droite, à chaque fois j'oublie qu'il y a des conducteurs dans les voitures. J'ai l'impression que les automobiles sont des consciences et qu'elles n'ont qu'un but dans la vie: dépasser tout le monde, à n'importe quel prix. Je déteste cette portion. Ils y ont mis un radar, j'ai dû passer une centaine de fois à côté, mais je le rate quasi-systématiquement occupée que je suis à surveiller ces boîtes de métal animées. C'est quand je les sens ralentir que je me calme. Alors je sais qu'on est presqu'arrivées. Un rond-point, trois quart de tour, un autre rond-point, tout droit, j'aime l'idée de devoir prendre une courbe pour aller tout droit. Ça m'amuse à chaque fois. Le chemin de fer. On a du s'y arrêter deux ou trois fois en 5 ans. C'est une petite gare et franchement miraculeux qu'elle soit encore desservie. Un feu, deux. A droite, encore un rond-point, mais celui-ci est à la fois tellement plat et tellement mal proportionné qu'on a l'impression de se retrouver sur les faux circuits d'école primaire.
Elle est presque arrivée. La moitié du chemin est fait. Il ne lui reste plus qu'à déposer son fils chez son père. Combien de fois ai-je laissé passer les perches lancées. "tu sais ce qu'il a fait notre fils...?». Je sais bien qu'à chaque fois j'aurai du déjà écouter, comprendre et enfin répondre. Mais non. J'étais paralysée. Pas sans réaction, non, de la demi-molle bien conne sans sueur. Rahhhhhhhhhhh...la facile auto-culpabilisation. Toi, oui, toi qui lis, si tu t'attends à ce que je te tire des larmes, tu ferais mieux d'arrêter de suite et de rallumer la télé.
C'est pas que je n'écoutais, ni ne comprenais. J'écoutais et comprenais tout très bien. Mais quoi? Dois-je m'excuser de ne pas vouloir absolument m'entendre affiliée à un être humain plutôt qu'à un autre parce que j'aurai eu la bonne idée de tomber amoureuse de sa mère biologique? Non, je n'ai pas dit que je ne l'aimais pas. Je l'aime beaucoup et je lui mettrais bien régulièrement deux tartes parce qu'il a bien plus de capacités et de moyens que moi et qu'il se contente du minimum. Et faut pas croire, j'ai une très haute estime de mes capacités en tout cas.
Heureusement que je ne suis pas sa mère. J'ai pas fini de me taper Jung, pas envie de commencer Freud, une amie m'a offert un Cyrulnik qui me sert à caler l'étagère remplie de dictionnaires, mais quelque chose me dit que ces histoires de parents, c'est un peu facile, vous trouvez pas?
Quand je vois ce que moi je mets dans la tête à ma mère. Coupable de tout, responsable jusqu'au moindre ongle incarné, pendue cent fois et brûlée cent une. Elle ne fait jamais rien de bien, jamais là au bon moment, et même que si, mourir écartelée plutôt que de le reconnaître. Un coup de chance oui. Et même là elle arrive encore à tout gâcher à tout ramener à elle...j'en rirais presque...
Presque parce que pour l'heure, elle se gare. Je la sens monter les escaliers. J'ai dû fumer six clopes en une heure. Oh c'est pas la première fois qu'on a ce genre de discussion. Mais là, je ne sais vraiment plus quoi répondre si elle me pose la question. J'ai usé tous les stratagèmes, tous les masques, tous les faux-espoirs. Il ne reste plus que moi. Et je sais bien que pour ce qu'elle me demande, c'est pas suffisant. Je ne suis pas rassurante. Ni financièrement ni autrement.
Pendant longtemps je me suis vue à travers les yeux des autres, écorchée vive, jusque dans les sensations de chair à vif. Ne supportant pas qu'on m'effleure, même à travers les cinq couches de vêtements que j'accumule sur la chair purulente.
Je me souviens de ce concert de Stromae. Pour quelqu'un soupçonné d'agoraphobie entre autres maladies mentales, j'avais fait fort. J'avais pris les billets avec un an d'avance. J'ai eu peur de ne plus pouvoir l'écouter. Une fois j'ai zappé la piste dans le tramway. Là il passe bien. Pendant le concert j'ai fait peur à son fils. Parce que je l'ai tellement attendu ce concert, je voulais juste être moi. Alors j'ai été moi. Mais moi, sans masque, je fais peur. Je l'ai vu dans ses yeux. Alors j'ai remis un masque à oxygène. Le seul que je supportais encore. Et j'ai arrêté de pencher la tête pour suivre les images sonores. Là je l'écoute et je ne penche pas la tête, mais je sais que je peux si j'en ai envie. Et rien que ça, ça me suffit. En tout cas pour le moment.
On a échangé quelques phrases banales, puis elle s'est assise sur le canapé à côté de mon corps battu d'avance, auto-battu, comme malade de lui-même.
"Je voudrais qu'on parle..."
J'ai fait illusion pendant quelques échanges, mais je savais que c'était plus pour la lourdeur du geste que dans l'espérance de toute autre chose. Ou pour ne pas craquer et me réfugier encore une fois derrière le masque de la victime. Parce qu'il lui en a fallu du courage pour me dire ça. Ne pas tout gâcher. Pour une fois j'en aurai presque conscience au bon moment. Il ne s'agit pas que de moi. Je la trouve belle juste à cet instant, et je me trouve presque pas moche...
C'est étrange, comme si ces quelques phrases anodines avaient été nécessaires pour trouver la bonne distance. Pour ne pas s'éclabousser d'impudeur.
Et ça y est. C'était fini. 5 ans. C'est mon nouveau record. Et j'espère le dernier. Parce que j'ai plus la force de faire semblant. Même pas par amour comme on dit.
Ca fait une semaine, et dans trois semaines ça fera un mois, et dans onze mois et trois semaines, ça fera un an, etc. Ou alors...j'arrête. J'arrête d'essayer de m'insérer à tout prix.
J'ai 38 ans, 18 adresses dans 9 villes différentes dont 2 de naissance, 5 pays traversés et un chat.
Tout ce que je veux aujourd'hui c'est un endroit où travailler. Assez propre pour ne pas oublier de prendre soin de moi, avec du soleil à travers une fenêtre pour Ghost, il adore faire bronzer sa moitié de pelage blanc.
Appeler ma mère de temps en temps pour lui dire que rien ne va mal.
Pour le reste, je pense que si j'avais du croiser un Dieu ou un maître, ça serait déjà fait. Alors je n'attendrais plus rien pour pouvoir profiter de ce qui est.
Des bords d'une rivière, du mouvement de l'eau, du soleil blanc au soleil chaud, de la pluie, des ombres froides à chaudes, des pavés et de leur parfait alignement imparfait, du faux ciel bleu à l'immensité de la nuit, du temps et de l'espace qui s'étirent et se contractent, de la Terre qui tourne sous mes pieds, des cathédrales des Zhommes, et lever la tête de temps en temps, sentir mon corps exulter peut être sous les mains d'un autre être humain, s'il me reste assez de force pour cette illusion-là, la plus proche que je connaisse d'un réel inatteignable à nos pauvres carcasses humaines, pleines de vide qu'on essaye de combler de tout et de rien, d'espoir, de foi, de toi, n'importe quoi pourvu que l'espace d'un instant, juste un instant, on n’ait pas l'impression d'avoir un trou au milieu du corps, comme en attente d'âme ou de diable, et qui finit par pourrir de tout ce qu'on y met, ignorants que nous sommes que c'est dans le vide, dans ce sans-nom, dans cet espace au-delà de l'intime, dans cet égocentrisme poussé à l'extrême que réside la seule petite chance qu'il nous reste de nous améliorer.
Et peut-être plus tard rencontrer des gens. Je veux dire les écouter comme si je les considérais comme indépendants de ce que je m'en représente. J'ai comme une vague idée du truc, mais je sens bien qu'il me reste un petitt bout de chemin à faire avant d'en arriver là.
"La nature a horreur du vide." Je caillasserai bien la tête de celui ou celle qui l'a dit en premier. C'est le premier qui dit qu'y est d'abord. Parait que c'est un gars qu'aurait penser que la Démocratie serait le moins pire des régimes, ou un de ses potes. C'est pas que je pense qu'il avait tort. Mais comment voulez-vous avoir le courage de penser à autre chose quand vous avez trouvé "la moins pire des situations"? Du coup la Grande Flemme arrive par-dessus et on vole de compromis en compromis pour garder à tout prix ce qui apparait comme naturel car transmis de génération en génération. Du parallélisme de l'intuition de la génétique dans l'antiquité jusqu'à aujourd'hui.
Et tel un virus menaçant le fragile équilibre de ce corps amené à la vie par le fait qu'il ait été placé juste à la place du vide de chacun, toute pensée déviante du paradigme premier est inexorablement exterminée, mise à distance de celle qu'on ne franchit plus car ne répondant pas au sacro-saint critère du "moins mauvais".
Depuis ce soir-là j'ai l'impression d'être une écluse qu'une lente crue a accidentellement réparée. Ses mots, choisis dans ceux qu'il y a de plus tendre, sont passés sur la manivelle si doucement que la porte s'est ouverte ni trop, ni trop peu. Les mots coulent d'un flot tranquille, parfois le flux est un peu plus violent, un peu plus chargé d'énergie de l'eau mais il se calme rapidement, bloqué qu'il n'est plus par la porte fermée.
On me reproche souvent de ne pas structurer ce que j’écris, ce qui a tendance à obscurcir le discours pour le lecteur.
Comment écrit-on un soupir ?
C’est dans les espaces trop nombreux que je laisse sans même en avoir conscience que le texte permet au lecteur de s’insinuer, de venir danser avec lui, salsa, tango, pogo, à vous de choisir. Qu’il y a respiration, distance nécessaire à la vie de la relation texte-lecteur, de la naissance du mouvement, de la première note de musique, de l’invitation à entrer en Soi.
A ceux qui, nombreux je pense, je crois, espère et désespère, me voient lascivement posée sur le bord de la vie et refusant dans un caprice agaçant de jouer au jeu, je demande sincèrement de poser là les règles du jeu. Et de s’asseoir un instant sur le bord de la vie avec moi.
Que nous n’ayons ni ne soyons ni Dieux, ni Maîtres, mais des êtres communiquant, ou au moins tentant de.
Un logiciel intelligent me dit qu'il me manque des mots qui formeraient le minimum de caractères pour ce texte...s'il savait combien j'en ai de mots.Des étouffés, des bafoués, des timides et des vulgaires, des féminins. Mais ceux-là je les ai bien cachés au fonds, ça serait con que quelqu'un les lise et découvre ce que je me cache depuis si longtemps. Je ne les ai pas cachés par peur d'eux. Mais juste parce que je sentais qu'il fallait que j'attende le bon moment pour ne pas les polluer. Je les aèrerais peut être bientôt,mais pas ici, pas maintenant.
Au bord d'une rivière peut-être.
Je crois bien que c'est le post le plus long que j'ai jamais écrit. Faut croire que j'en suis au ramassage, la structuration devrait pas tarder derrière, chouette.
Ce n'est pas à la science que tu donnes ton corps et même coeur, c'est sur la place publique que tu te dissèques.
C'est la création d'une harmonie entre énergie, directions, connexions, projetant des conséquences, mais aucune structuration, qui me paraît significative.
Collage de pensées, de mots, de visions, tu transmets- je reçois depuis là où je suis - plein de données à la fois!
La table.
Je pense à Magritte. >>>>>> mais le point n'est pas final!