[Film] A Perfect Ending
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Griottesurlegateau
Re: [Film] A Perfect Ending
C'est peut-être vrai Alexkidd que le personnage de Paris manque un peu d'épaisseur psychologique.
Prendre la voie de la prostitution pour se punir, j'avoue ne pas forcément comprendre le lien ou en tout cas, il n'est peut-être pas suffisamment expliqué.
Artistiquement parlant, les éléments symboliques me touchent. De ce côté, je trouve que c'est réussi.
En revanche, le personnage de Rebecca, même s'il est d'âge mûr, me gêne bien plus que celui de Paris en ce qu'il ne réagit pas au viol de sa fille par son conjoint.
Là, c'est carrément, à mon goût, traité avec beaucoup trop d'improbabilité concernant la psychologie de la fille de Rebecca, les rapports entre elle et le beau-père, entre elle et sa mère, entre elle et ses demi-frères, entre Rebecca et son mari.
Je ne sais pas à quel âge on peut dépasser un deuil, quelqu'il soit et savoir la façon dont on va réussir ou pas à le surmonter.
Que veux-tu dire par "Même si ces scènes intimes étaient dures à avaler" ?
Prendre la voie de la prostitution pour se punir, j'avoue ne pas forcément comprendre le lien ou en tout cas, il n'est peut-être pas suffisamment expliqué.
Artistiquement parlant, les éléments symboliques me touchent. De ce côté, je trouve que c'est réussi.
En revanche, le personnage de Rebecca, même s'il est d'âge mûr, me gêne bien plus que celui de Paris en ce qu'il ne réagit pas au viol de sa fille par son conjoint.
Là, c'est carrément, à mon goût, traité avec beaucoup trop d'improbabilité concernant la psychologie de la fille de Rebecca, les rapports entre elle et le beau-père, entre elle et sa mère, entre elle et ses demi-frères, entre Rebecca et son mari.
Je ne sais pas à quel âge on peut dépasser un deuil, quelqu'il soit et savoir la façon dont on va réussir ou pas à le surmonter.
Que veux-tu dire par "Même si ces scènes intimes étaient dures à avaler" ?
- AlexKidd
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Re: [Film] A Perfect Ending
Plus que le personnage de Paris lui-même, c'est surtout la façon dont les scènes sont tournées qui rendent le film un peu kitsch, c'est difficile de le prendre au sérieux. A l'image de la scène du petit copain de Paris, ou ses souvenirs, ses délires dans sa pièce blanche.. Ce n'est pas l'idée en soi, c'est sa manière de se mettre en position fœtale sur fond blanc où, à la façon dont elle le fait, j'ai eu l'impression de voir une adolescente de 14 ans qui rage dans sa tête parce que Mr Durand le prof de math ne l'a pas regardée aujourd'hui. J'ai eu du mal à adhérer à la supposée douleur de Paris, en gros.
Concernant Rebecca et l'intrigue de sa fille, vu que ce "détail" n'est pas éclairci, on ne sait pas ce qui s'est passé. D'ailleurs, je n'étais même pas sûre qu'il s'agisse bien du beau-père au début. C'est si bien tourné et exploité qu'on ne sait pas si "la fille" (je ne me rappelle même plus son prénom, c'est dire l'importance qui lui a été donnée dans le film >_>) en a parlé à son beau-père, qui en aurait parlé à sa femme, qui en aurait parlé à sa fille. Flou total, comme le film.
Au sujet des scènes intimes de Rebecca, je faisais référence à sa manière d'hurler à l'orgasme chaque fois que Paris lui faisait un bisou sur l'épaule. Ça faisait un peu too much, et quand ce n'est pas crédible comme ça, je sors complètement du film. Mais tout n'est pas à jeter non plus, même si c'est subjectif le courant avait l'air de bien passer entre les deux actrices tout de même. D'où le fait que le film soit inégal pour moi. Je pense que l'idée du film était intéressante (femme sur le déclin, femme en pleine jeunesse, relation tarifée et cancer), il y avait moyen d'en faire quelque chose de "sympathique". Mais l'approche trop adolescente du film (les ralentis à la con, les plans lourds comme celui de la statue d'ange renversée après le souvenir de "la fille", le petit copain de Paris qui meurt comme une vulgaire biche sur la nationale 7, les positions fœtales de Paris, etc...) ont laissé une impression de raté pour moi.
Concernant Rebecca et l'intrigue de sa fille, vu que ce "détail" n'est pas éclairci, on ne sait pas ce qui s'est passé. D'ailleurs, je n'étais même pas sûre qu'il s'agisse bien du beau-père au début. C'est si bien tourné et exploité qu'on ne sait pas si "la fille" (je ne me rappelle même plus son prénom, c'est dire l'importance qui lui a été donnée dans le film >_>) en a parlé à son beau-père, qui en aurait parlé à sa femme, qui en aurait parlé à sa fille. Flou total, comme le film.
Au sujet des scènes intimes de Rebecca, je faisais référence à sa manière d'hurler à l'orgasme chaque fois que Paris lui faisait un bisou sur l'épaule. Ça faisait un peu too much, et quand ce n'est pas crédible comme ça, je sors complètement du film. Mais tout n'est pas à jeter non plus, même si c'est subjectif le courant avait l'air de bien passer entre les deux actrices tout de même. D'où le fait que le film soit inégal pour moi. Je pense que l'idée du film était intéressante (femme sur le déclin, femme en pleine jeunesse, relation tarifée et cancer), il y avait moyen d'en faire quelque chose de "sympathique". Mais l'approche trop adolescente du film (les ralentis à la con, les plans lourds comme celui de la statue d'ange renversée après le souvenir de "la fille", le petit copain de Paris qui meurt comme une vulgaire biche sur la nationale 7, les positions fœtales de Paris, etc...) ont laissé une impression de raté pour moi.
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- AnnJas
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Re: [Film] A Perfect Ending
Film découvert et visionné après avoir lu les commentaires, afin de me faire une idée. Je rejoins donc le banc des "non convaincues"!
Un film long, trop long... Et lent de surcroît !
Conclusion, ce n'est pas le chef d'oeuvre du siècle, certainement à cause de la longueur et se ce goût d'inachevé... Mais ça peut plaire. Et puis les actrices ne sont pas désagréables 
Un film long, trop long... Et lent de surcroît !
Need for Fanfic? C'est par ici
“So please... make your own tea“ -Bea Smith
"Good evening. Hello. I have cancer. How are you?" - Tig Notaro
Yumi na teik / Won sonraun au ?
“So please... make your own tea“ -Bea Smith
"Good evening. Hello. I have cancer. How are you?" - Tig Notaro
Yumi na teik / Won sonraun au ?
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Griottesurlegateau
Re: [Film] A Perfect Ending
C'est amusant et intéressant de constater que nous recevons les images de façon différentes, normal puisque nos existences sont toutes uniques.
La position foetale de Paris ne me renvoie à rien d'adolescent.
Pour moi, elle évoque une position de sécurité, de repli, de défense, face à la souffrance, à la vie qui peut tacler fort.
Le fond uni, dans lesquelles sont tournées ces scènes, m'a bcp plu parce qu'elle reflette, à mon sens, l'errance de l'âme de Paris. Aucun objet : son esprit ne se raccroche à rien.
Pourquoi le blanc par contre ? J'aurais plutôt vu un fond plus sombre.
On retrouve ce blanc dans les draps du lit de la chambre d'hôtel.
Le fait que toute l'histoire se passe dans ce lieu, de façon quelque peu redondante, m'a lassée à un moment.
La répétition des scènes des points de stylo m'a renvoyée à l'extrême lenteur que peut prendre la reconstruction de soi, après un traumatisme. Ces séquences ne m'ont pas dérangée. Les points assemblés patiemment finissent par former un ensemble.
J'ai bcp ri, à la lecture de ton commentaire, Alexkidd, concernant le compagnon de Paris, qui "meurt comme une vulgaire biche sur la nationale 7. J'en ris encore...dans la formulation...
Je suis toujours curieuse de savoir, lorsqu'une actrice tourne une scène "orgasmique", si je vais être embarquée par le jeu ou si la scène va me laisser de marbre.
J'avoue que la scène de la jouissance de Rebecca est passablement longue. D'accord, c'est son premier orgasme, mais c'est un peu long ou trop répétitif. Je n'ai pas été embarquée.
En revanche, comme dans Elena, j'ai bcp aimé ce parti pris de Nicole Conn, de permettre au personnage "initiatié " de départ, de découvrir le plaisir qu'il peut ressentir à donner du plaisir à l'autre.
Paris dit à un moment à Rebecca "Ce n'est pas moi qui suis importante". Mais elle laisse cependant Rebecca driver. Et elle s'abandonne.
On retrouve également cette évolution du personnage de Mia, dans Kiss Me.
La place de l'avocat n'est en effet pas très explicite, ni ce que "trame" Rebecca.
Je n'ai pas eu le sentiment que la fille de Rebecca (Jess) et Paris, allaient devenir amantes.
Plutôt la découverte d'une facette quelque peu étonnante et ignorée de sa mère.
Donc plutôt de la curiosité, le fait d'être intriguée, d'essayer de comprendre.
La position foetale de Paris ne me renvoie à rien d'adolescent.
Pour moi, elle évoque une position de sécurité, de repli, de défense, face à la souffrance, à la vie qui peut tacler fort.
Le fond uni, dans lesquelles sont tournées ces scènes, m'a bcp plu parce qu'elle reflette, à mon sens, l'errance de l'âme de Paris. Aucun objet : son esprit ne se raccroche à rien.
Pourquoi le blanc par contre ? J'aurais plutôt vu un fond plus sombre.
On retrouve ce blanc dans les draps du lit de la chambre d'hôtel.
Le fait que toute l'histoire se passe dans ce lieu, de façon quelque peu redondante, m'a lassée à un moment.
La répétition des scènes des points de stylo m'a renvoyée à l'extrême lenteur que peut prendre la reconstruction de soi, après un traumatisme. Ces séquences ne m'ont pas dérangée. Les points assemblés patiemment finissent par former un ensemble.
J'ai bcp ri, à la lecture de ton commentaire, Alexkidd, concernant le compagnon de Paris, qui "meurt comme une vulgaire biche sur la nationale 7. J'en ris encore...dans la formulation...
Je suis toujours curieuse de savoir, lorsqu'une actrice tourne une scène "orgasmique", si je vais être embarquée par le jeu ou si la scène va me laisser de marbre.
J'avoue que la scène de la jouissance de Rebecca est passablement longue. D'accord, c'est son premier orgasme, mais c'est un peu long ou trop répétitif. Je n'ai pas été embarquée.
En revanche, comme dans Elena, j'ai bcp aimé ce parti pris de Nicole Conn, de permettre au personnage "initiatié " de départ, de découvrir le plaisir qu'il peut ressentir à donner du plaisir à l'autre.
Paris dit à un moment à Rebecca "Ce n'est pas moi qui suis importante". Mais elle laisse cependant Rebecca driver. Et elle s'abandonne.
On retrouve également cette évolution du personnage de Mia, dans Kiss Me.
La place de l'avocat n'est en effet pas très explicite, ni ce que "trame" Rebecca.
Je n'ai pas eu le sentiment que la fille de Rebecca (Jess) et Paris, allaient devenir amantes.
Plutôt la découverte d'une facette quelque peu étonnante et ignorée de sa mère.
Donc plutôt de la curiosité, le fait d'être intriguée, d'essayer de comprendre.
- virisab
- Messages : 61
- Enregistré le : ven. 23 oct. 2015 05:10
Re: [Film] A Perfect Ending
Alors moi je n'ai pas du tout accroché, j'ai du regarder les 6 premières minutes et ensuite regarder en accéléré, faire quelques pauses et re-accéléré... Trop kitch et trop mal joué à mon goût.. Et puis je me suis dit, ce n'est pas parce que c'est un film lesbien qu'il faut que je me le "tape" en entier et jusqu'au bout... 
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Chrysalide
Re: [Film] A Perfect Ending
Cette réaction me fait dire > pourquoi penser qu'un genre en particulier de film doit être vu en entier? : )virisab a écrit :Et puis je me suis dit, ce n'est pas parce que c'est un film lesbien qu'il faut que je me le "tape" en entier et jusqu'au bout...
- virisab
- Messages : 61
- Enregistré le : ven. 23 oct. 2015 05:10
Re: [Film] A Perfect Ending
Parce qu'ils sont tellement rares.. Qu'ont pourrait penser justement, contrairement aux autres films, comme c'est rare, car film lesbien, je vais me le "taper" de long en large....Et même le regarder 10 fois, même si c'est une "daube". Voilà pourquoi j'ai écrit ça !

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Chrysalide
Re: [Film] A Perfect Ending
C'est du masochisme que tu décris! :pvirisab a écrit :Parce qu'ils sont tellement rares.. Qu'ont pourrait penser justement, contrairement aux autres films, comme c'est rare, car film lesbien, je vais me le "taper" de long en large....Et même le regarder 10 fois, même si c'est une "daube". Voilà pourquoi j'ai écrit ça !![]()
Je ne sais pas totalement ce que tu appelles "film lesbien" mais il est évident qu'à notre époque, il y a plus de visibilité côté lesbianisme qu'il y a quelques années en arrière, dans le cinéma. Mais je suis d'accord pour dire qu'il ne faut pas tout se taper, sous prétexte que blablabla, après, c'est le choix de chacun. : )
Par contre, ce qui me rend curieuse, il me paraissait évident dès le départ que ce film allait avoir son côté méga too much, sachant la réalisatrice, sans non plus connaître à fond tout son travail, et puis en regardant le trailer, le résumé, enfin en se renseignant un minimum... qu'est-ce qui t'a donné envie à la base de le voir?
- virisab
- Messages : 61
- Enregistré le : ven. 23 oct. 2015 05:10
Re: [Film] A Perfect Ending
Certaines deviennent masos quand c'est "lesbien"...
Ce qui m'a donné envie de le voir ? La curiosité ! Je suis curieuse de tout dans la vie, si on ne regardait ou faisait que ce qui nous plait, on n'avancerait pas beaucoup dans la vie, non ?
Ce qui m'a donné envie de le voir ? La curiosité ! Je suis curieuse de tout dans la vie, si on ne regardait ou faisait que ce qui nous plait, on n'avancerait pas beaucoup dans la vie, non ?
- Mira2012
- Messages : 2005
- Enregistré le : dim. 4 nov. 2012 19:42
- Localisation : Paris
Re: [Film] A Perfect Ending
En retard sur pas mal de films, je me rattrape doucement... et viens de visionner celui-ci.
Je marche beaucoup à l'émotion et ce film là m'a pris aux tripes, malgré ses longueurs. Il m'a beaucoup touchée, au point de fermer les yeux sur ses petites imperfections. La seule partie du scénario que j'ai eue du mal à avaler étant - comme pour beaucoup d'entre vous - l'histoire du mari qui saute sur sa belle-fille. Au moins s'il n'avait pas été un parfait c...ard on aurait eu plus d'indulgence envers Rebecca pour être restée si longtemps avec lui.
Ah et puis j'ai bien rigolé avec le truc des barbies... et que ce soit une actrice de sitcoms bien connue qui les manipule (elle a toujours plus ou moins ressemblé à une poupée
)
Je marche beaucoup à l'émotion et ce film là m'a pris aux tripes, malgré ses longueurs. Il m'a beaucoup touchée, au point de fermer les yeux sur ses petites imperfections. La seule partie du scénario que j'ai eue du mal à avaler étant - comme pour beaucoup d'entre vous - l'histoire du mari qui saute sur sa belle-fille. Au moins s'il n'avait pas été un parfait c...ard on aurait eu plus d'indulgence envers Rebecca pour être restée si longtemps avec lui.
Ah et puis j'ai bien rigolé avec le truc des barbies... et que ce soit une actrice de sitcoms bien connue qui les manipule (elle a toujours plus ou moins ressemblé à une poupée