"Mademoiselle Colombo"
"Je vous ai envoyé une photo à transmettre au service scientifique. C'est une inscription, ils vont devoir la déchiffrer."
"Euh... oui, je n'ai pas encore pu regarder, je suis occupé pour l'instant."
"Qu'est-ce que vous faites ?"
"J'aide Francesca à déménager. Des nouvelles de Calcaterra ?"
"Il va bien. Il va revenir. On se voit plus tard."
"Merci pour le coup de main ! Je ne me voyais pas continuer à habiter là-bas après le départ de Gaetano."
"Je suis désolé que ce soit fini avec Pallodino."
"Je suis désolée qu'il ait quitté l'équipe. C'est moi l'enfoirée."
"Non ! Ce n'est pas ta faute. Et puis, tout le monde ne pense pas ça."
"Salopard !"
"Je plaisante !"
"Que dit Lara ?"
"Elle est très stressée."
"Évidemment, sa sœur est en prison."
"Euh... Francesca, où est-ce que je dois mettre ces cartons ?"
"A l'étage."
"A l'étage...!"
[Librairie Fleur Bleue]
"Ce n'est qu'un exemple de ce qui peut changer. Nous ne sommes pas nombreux, mais c'est important car les gens ont encore peur. D'ailleurs, j'ai des choses que vous pouvez distribuer aux alentours."
"Arrête-toi !"
"Mais qu'est-ce que vous voulez ?!"
"Pardon, pardon, excusez-moi... Je t'écoute."
"Trois magasins brûlés, deux dealers à l'hôpital, un prêteur sur gage mort et son garde du corps trouvé avec deux balles dans le genou."
"Autre chose ?"
"C'est tout."
"C'étaient les Ragnos."
"C'est un message de leur part : ici c'est chez eux."
"C'est réussi, hein ?"
"Oui, mais tout le monde n'a pas peur d'eux. Nous avons un témoin."
"Vous avez été vu entrain de tirer sur Pino Maggio."
"Pino Qui ?"
"Pino Maggio."
"Et qui l'a vu tirer dans une rue sombre ? Et à quelle distance ?"
"Non, ne vous inquiétez pas, je sais qui répand cette rumeur sur moi."
"C'était la femme de la librairie, n'est-ce pas ? Je ne sais pas pourquoi elle est en colère après moi. Je n'ai fait qu'aider les gens depuis mon retour dans le quartier. C'est une putain de féministe ! Elle fait croire n'importe quoi aux gens !"
"Vous ne voulez pas aller jusqu'à de la corruption, si ?"
"Vous voulez que je me rende à la police, mon cher commissaire ?"
"Non ! De quoi parlez-vous ?! Pourquoi devriez-vous vous rendre ? Je vous ai simplement appelé parce que vous êtes de retour. Je voulais juste vous rencontrer."
"Oh..."
"Nous avons prévu quelques gardes du corps chez vous et devant la librairie."
"Merci. Pourquoi ? Je me suis mise dans le pétrin ?"
"C'est la procédure. Ne vous inquiétez pas. Vous avez fait ce que personne n'ose faire d'habitude."
"Oui, mais il fallait le faire, non ?"
"Je suis désolée pour ce qu'il a dit là-bas."
"C'est pas grave, rien de nouveau pour moi."
"Je vous laisse mon numéro, au cas où. Comme ça, si vous avez le moindre problème, vous pouvez m'appeler."
"Merci. Au fait... si vous êtes dans le coin, passez à la librairie pour boire un café."
"Bien sûr ! Au revoir."
"Mange quelque chose."
"Je ne suis pas au régime."
"C'est toi qui le dit ! C'était une blague... Allo ?"
"Bonjour, c'est Marta... Aloisi."
"Oh bonjour. Quelque chose ne va pas ?"
"Non. Non, non, tout va bien. Je voulais juste vous demander quelque chose. Je vous dérange ? Les gardes du corps, ils sont là la nuit également ?"
"Il n'y a pas de garde du corps à la librairie la nuit. Pourquoi ?"
"Non, non, je me demandais. Je voulais vous remercier pour hier. Et si vous voulez passer, la librairie reste ouverte."
"D'accord, peut-être. Au revoir."
"C'était qui ?"
"Marta Aloisi. La femme de la librairie "Fleur Bleue". Tu te souviens ?"
"Pourquoi est-ce qu'elle t'appelles ?"
"Parce que je lui ai donné mon numéro."
"Oh..."
"Quoi ?"
"Rien, comme ça."
"Rachele, fiancée... Et toi ?"
"Quoi ?"
"Tu es fiancée ?"
"Pourquoi tout le monde s'intéresse à ma vie amoureuse ? Je ne comprends pas."
"C'est juste pour discuter."
"[...] Marta Aloisi est là."
"Qui ?"
"La femme de la librairie."
"Regardez qui je rencontre dans la nuit !"
"Qu'est-ce que vous faites là ?"
"Je pourrai vous poser la même question."
'Je suis en service."
"Vous voulez un café ?"
"Allons boire un café ! Caputo peut me couvrir."
"Vous avez le droit ?"
"Caputo, tu veux un café ?"
"Je te donne 50 euros si tu m'apportes un café !"
"Je t'en rapporte 2 !"
"Je dois avouer... Ca m'a pris beaucoup de temps pour me réhabituer à Catania."
"Combien de temps étiez-vous partie ?"
"Presque 5 ans. Juste le temps de mes études."
"Où êtes-vous allée ?"
"Dans pas mal d'endroits. Je suis allée en Somalie, avec Médecins Sans Frontières.Et puis en Afghanistan avec Save The Children."
"Vous avez vu la guerre ?"
"Je dirais qu'il y a aussi la guerre ici."
"C'est pour cela que vous êtes revenue à Catania ?"
"Il y a tellement de choses à faire ici que ça me semble idiot d'aller faire ce travail ailleurs. Qu'en pensez-vous ? Est-ce que je suis folle ?"
"Non ! Non. Merci."
"Pour ?"
"Merci parce qu'avec les gens comme vous... mon travail prend toute sa valeur. Vraiment ! Bon j'y vais sinon le café va refroidir et Caputo va s'énerver."
"Ok. Peut-être... qu'on pourrait aller boire une bière si vous avez plus de temps la prochaine fois."
"Oui, bien sûr ! Au revoir. Pardon."
"Faites attention à vous."
"Super !"
"Excusez-moi, Inspecteur Leoni ?"
"Oui, elle est là-bas."
"Oh, merci."
"Bonjour !"
"Je vous dérange ?"
"Non ! Qu'est-ce qui vous amène ?"
"Je vous ai apporté ceci. C'est une collection de dessins faits par des enfants en temps de guerre. C'était mon premier projet en Yougoslavie."
"Merci. Mais... c'est pour moi ?"
"Oui, bien sûr, c'est pour vous."
"Dites, je prends ma pause, vous voulez boire un café ?"
"[Acquiesce] Quand nous avons réalisé ce projet, j'étais animée par une passion que je pensais avoir perdue. Mais l'autre jour, je l'ai retrouvée grâce à ce que vous m'avez dit."
"Ca me fait plaisir."
"Je me suis dit que j'aimerais créer une collection de déclarations anonymes pour sensibiliser les habitants de San Vincenzo."
"C'est une très bonne idée. En... prenant les bonnes précautions. Est-ce que je peux vous aider ?"
"Non, vous faites déjà tellement. Il est temps pour moi de faire quelque chose. Contentez-vous de m'apporter votre soutien."
"Bien sûr."