Dans l’épisode suivant le 2113, On a droit à une Isabelle habillée en motarde.
La scène dans la nature où elles discutent de leurs divergences sur la façon de vivre leur homosexualité est très bien faite. C'est assez rare dans un soap de voir ce genre de conversation. Elles ne voient pas la vie de la même façon et malheureusement ça va expliquer leur future rupture.
La scène de la surprise est trop mimi. J'ai beaucoup aimé quand Isabelle raconte qu'en fait avec les hommes ce n'était pas si bien que ça. Beau jeu de l'actrice chapeau.
Franchement toutes les scènes sont superbes et les actrices ont vraiment une belle alchimie. Dommage que le contrat de Charlotte n'était que de 3 mois.
Épisode 2113 – 07 janvier 2016 : Sentiment paternel
Éliane est à la blanchisserie quand une personne portant un casque de moto entre sans dire un mot.
Éliane : 34,99 euros. Pour laver la veste mais ça durera 3 jours
La personne enlève alors son casque et Éliane très soulagée voit qu'il s'agit d'Isabelle.
Éliane : Dis t'es cinglée ?
Isabelle : Je savais que tu étais forte.
Éliane : Eh j'ai grandi dans les favelas de Rio de Janeiro.
Isabelle : Reconnais que tu étais un peu nerveuse!
Éliane : Alors tu veux rendre le quartier incertain?
Isabelle : Non. J'aimerais faire un tour en moto, avec toi.
Éliane : Eh comment t'es venue là-dessus?
Isabelle : J'ai mauvaise conscience car je t'ai posé un lapin aujourd'hui. A ta place je serais vraiment fâchée.
Éliane : Je le suis aussi. Mais je sais aussi combien ce truc de « gender » est important pour toi.
Isabelle : J'aurais souhaité que ça t'intéresse aussi.
Éliane : Je m'intéresse à toi ça devrait te suffire.
Isabelle : Viens.
Éliane : Je ne peux pas fermer la blanchisserie.
Inge rentre à son tour dans la blanchisserie.
Isabelle : Regarde je me suis occupée de te trouver une remplaçante.
Inge : Ici je peux écrire tranquillement sans que madame Jansen regarde ce que je fais.
Éliane : OK je n'ai plus rien à dire.
Éliane part chercher sa veste et Inge s'installe au comptoir.
Après leur tour en moto, Éliane et Isabelle se promènent dans la nature.
Éliane : Pour moi, tu pourrais avoir plus souvent mauvaise conscience. Je me serais passée à regret de cette excursion.
Isabelle : Je ne te poserai plus de lapin à cause des genders studies, promis!
Éliane : Exact et après tu me poseras encore un lapin à cause d'un autre rendez-vous dans la « scène » (scène lesbienne). Mais je ne m'intéresse pas plus à ça qu'aux genders studies.
Isabelle : Mais le coming out n'a absolument rien déclenché chez toi?
Éliane : Si (elle prend Isabelle par la taille). Beaucoup, beaucoup, beaucoup de bonheur (elle embrasse plusieurs fois Isabelle).
Isabelle : Oui mais c'est une vie complètement différente. Nous devrons toujours nous expliquer face à l'imagerie populaire.
Pour toute réponse Éliane embrasse de nouveau Isabelle.
Isabelle : Oui oui oui. Qu'est-ce que ça veut dire maintenant?
Éliane : Vous avez vu? Tu vois, personne ne s'est retourné ou nous a montré du doigt. Eh vous avez vu je viens d'embrasser une femme parce que je l'aime !
Un homme qui passe met ses pouces en l'air en signe d'approbation.
Éliane : Tu vois rien n'a changé, c'est exactement comme avant.
Isabelle : Tu te rends les choses faciles.
Éliane : Comment ça ? Ma vie est facile et je l'aime comme ça, je ne la veux pas plus compliquée.
Isabelle : Mais ça ne concerne pas que nous.
Éliane : Si, l'amour est quelque chose de très privé.
Isabelle : Si c'était comme ça les gens n'auraient pas tant de problèmes à s'outer.
Éliane : Ce mot seul « outing »! Eh j'aime une femme, point!
Isabelle : C'est bien que tu vois les choses comme ça. Mais il y a encore tant de gens qui ont des préjugés contre les homosexuels.
Éliane : Comme beaucoup ont des préjugés contre les motards, contre les acteurs, les peintres..
Isabelle : Éliane, tu ne peux absolument pas comparer, l'homosexualité est un sentiment, un mode de vie.
Éliane : Comme conduire une moto.
Isabelle : Mais c'est un monde passionnant et j'aimerais bien le découvrir avec toi. .
Éliane : Et j'aimerais bien explorer ce monde avec toi sur la moto.
Isabelle : Mmh!!
Plus tard Edda vient aussi à la blanchisserie. Éliane fait ses comptes.
Edda : Oh tu es encore studieuse.
Éliane : Oui, le lot des travailleurs indépendants.
Edda : Salutations de Mr Lüder.
Éliane : Merci.
Edda : Il est arrivé sans dommage au Rwanda. Et la rééducation a aussi été un succès. Et là au moins il s'en souvient.
Éliane : Cet homme est vraiment indestructible.
Edda : Mmh, eh regarde. Il m'envoie des photos de l'usine qui traite les eaux usées au Rwanda.
Éliane : Eh!
Éliane regarde les photos sur le téléphone d'Edda.
Edda : J'aurais préféré être là-bas aussi.
Éliane : Et ta formation? Tu as du stress avec ta chef?
Edda : Je ne sais pas. Je lis des bouquets depuis des mois et remplis les pots. Ce n'est pas ce que je voulais faire au départ. Je m'intéresse à l'architecture paysagiste.. à la construction de jardins.
Éliane : Je pensais que les pépinières concevaient aussi des jardins.
Edda : Oui mais trop peu, en hiver pas du tout. Et l'hiver est encore long.
Éliane : Eh je connais ce sentiment. Je me suis aussi sentie d'une certaine façon en tant que femme de chambre sous exploitée. Mais quand on veut arriver à quelque chose on doit..
Edda : S'activer soi-même.
Éliane : Parle à madame Vanlohen. Elle n'aura certainement rien contre si tu veux faire plus.
Éliane est de retour au WG. Isabelle ouvre la porte de la chambre toute surprise de voir déjà sa petite amie.
Isabelle : Qu'est-ce que tu fais déjà ici?
Éliane : Eh je dois repartir?
Isabelle : Oui ça serait bien utile. Je prépare une surprise pour toi.
Éliane : Eh!
Éliane essaie de voir ce qu'a fait Isabelle dans la chambre mais celle-ci l'empêche de passer.
Éliane : Allez! (Elle embrasse Isabelle).
Isabelle : J'aime quand tu es si curieuse, eh bien soit! (Elle ouvre la porte) Tada!
Éliane : Oh wow!
Isabelle : Une soirée agréable (douillette, chaleureuse) à regarder un film au lit.
Éliane s'allonge sur le lit pendant qu'Isabelle prépare un DVD.
Éliane : Un moment, on ne va pas regarder le film que tu as vu au cinéma à Hambourg?
Isabelle : Non.
Éliane : J'ai besoin d'une soirée relaxante.
Isabelle : Bien que tu pourrais regarder une histoire d'amour entre une policière et une voleuse.
Éliane : Mais ça sonne un peu cliché non? (Isabelle soupire) Avec ce sujet on ne sera jamais d'accord. Tu me reprocheras toujours de ne pas m'intéresser à la « Scène » et à tout ce thème.
Isabelle : Oui parce que je n'arrive tout simplement pas à le comprendre. Tu sais par exemple « Fabienne et Tonja » c'était le 1er film d'amour que j'ai regardé dans lequel je ne me suis pas sentie déconcertée. J'ai pu vraiment m'identifier avec les personnages féminins.
Éliane : Tu ne pouvais pas le faire quand tu regardais un film d'amour?
Isabelle : Non, j'ai toujours regardé gentiment, après je commençais à m'ennuyer et à la fin je n'en n'avais rien à faire si les personnages finissaient ensemble ou pas. Oh mon dieu, j'aurais dû comprendre bien avant que je n'étais pas attirée par les hommes. Mes relations amoureuses n'ont pas duré longtemps aussi et … oui et au lit ça ne se passait pas très bien non plus. Je n'avais tout simplement pas de plaisir.
Éliane : Eh c'est OK. Tu es merveilleuse. Il est important que tu saches ce que tu signifies pour moi.
Isabelle : Alors montre le moi.
Elles commencent à s'embrasser passionnément et s'allongent sur le lit.
Isabelle est au magasin de fleurs de Merle.
Isabelle : Celles-ci vont très bien?
Edda : Parfaite.
Volker rentre à son tour et il a l'air fatigué.
Edda : Eh!
Volker : Edda savez-vous où se trouve Merle?
Edda : Ou elle vient juste d'apporter le bébé au lit.
Volker : Merci. (Voyant Isabelle) Eh!
Isabelle : Eh !
Volker : Pour Éliane?
Isabelle Mmh!
Volker : Qu'est-ce que tu as fait ?
Isabelle : En tout cas je ne l'ai pas laissée seule avec mon bébé toute la matinée!
Volker : OK!
Isabelle : Non tout est OK entre Éliane et moi, en fait.
Volker : En fait?
Isabelle : Nous avons une façon différente de vivre notre outing. Pour moi ça a été une totale libération.
Volker : Ça se voit, ça te va très bien.
Isabelle : Eh je suis déjà avec quelqu'un. Alors qu’Eliane a totalement d'autres centres d'intérêts que moi.
Volker : Mais ce n'est pas un problème.
Isabelle : Si c'est un problème. Je suis souvent dans la « scène » et je vois des femmes..
Volker : OK et sans Éliane?
Isabelle : Oui sans Éliane. La dernière je lui ai posé un lapin à cause de ça.
Volker : C'est pourquoi les fleurs, pour te faire pardonner. C'est très masculin. Toutes les femmes n'apprécient pas.
Isabelle : Eh je me suis déjà excusée, les fleurs c'est juste pour la garniture.
Volker : Tu as vraiment changé. Tu sais ça! Je dois retrouver Merle sinon plus aucune fleur ne me sera utile.
Isabelle : Eh salue la pour moi, au revoir.
Éliane finit de servir une cliente quand Isabelle arrive avec un bouquet de fleurs à la main.
Éliane : Qu'est-ce que tu as fait comme bêtise encore?
Isabelle : Pourquoi tout le monde pense que l'on veut se faire pardonner seulement parce qu'on apporte des fleurs.
Éliane : L'expérience de la vie? (Elle embrasse Isabelle) Merci beaucoup.
Isabelle : J'aime te surprendre sans fondement.
Éliane : Et moi je t'aime. (Le téléphone d'Isabelle sonne) Réponds, comme ça s'arrêtera plus vite. C'est peut-être une de ces dames que tu as connues à Hambourg.
Isabelle : C'est Giovanni.
Éliane : Qui est Giovanni?
Isabelle : Oui c'est un ancien collègue. Ça fait longtemps que je n'ai plus entendu parler de lui. « Eh Giovanni, comment ça va? Qu'est-ce que tu fais? Ah ah et tu as pensé à moi? C'est un peu inattendu. Non non non je me réjouis. Oui OK, mmh. Je te contacterai, t'es un amour. A bientôt, au revoir. »
Éliane : Alors c'était bien que tu répondes tout de suite ?
Isabelle : Oui Giovanni m'a proposé un job, vraiment un job de rêve.
Éliane : Vraiment?
Isabelle : Assistante du directeur dans le superior Pacific. C'est un hôtel à Singapour.
Éliane : A Singapour ?
Éliane est triste quand elle pense qu'Isabelle pourrait partir si loin.