Fantasmagorie a écrit :Je l'ai regardé aujourd'hui. J'y reviendrai après re-visionnage. Je l'ai vraiment beaucoup aimé. Belle découverte.
Oh...tant mieux

.
Fantasmagorie a écrit :D'autres part, aimer une personne c'est peut-être souhaiter son bonheur avant tout... mais en premier lieu ce ne serait pas qu'elle soit heureuse auprès de nous ?
Dans l'absolu, mais cela requiert une capacité de haute voltige, je ne crois pas...qu'elle soit heureuse, avec ou sans nous et c'est extrêmement difficile d'en arriver à ce niveau. Je dirais qu'il y entre une part de spirituel, de détâchement par rapport à ses propres projections sur l'autre.
Fantasmagorie a écrit :Même-si je dirais que c'est dans Carol qu'on a une réaction plus complète avec Harge.
Pour quelle(s) raison(s) "plus complète" à tes yeux ?
Phyllis Nagy a quelque peu rendu le personnage de Harge "convenable" dans
Carol.
Il n'est pas de cette teneur dans le livre.
Et même s'il parvient quand même à violer l'intimité de Carol et Thérèse par l'intermédiaire du détective (c'est un sentiment très dilué en fait dans le film), on peut arriver à ressentir une once d'empathie pour lui.
Même si dans l'absolu, son épouse à son bras, inactive, en pot de fleur, le met, lui, en avant avant tout, depuis toujours.
Il est le produit d'une société et ne déroge pas à son milieu social.
Je trouve la réaction de Tim, dans sa fureur, dans sa destruction des faire-parts de mariage, dans son rejet de Mia, dans son accablement, la plus probante. Il est anéanti.
Nous ne sommes pas du tout dans les mêmes époques. Ça joue aussi.
Fantasmagorie a écrit :Je pense que pour Harge, cela doit venir du fait qu'il a un enfant avec Carol. Il y a beaucoup plus "de choses" en jeu.
Tu l'as souligné toi même côté topic
Carol : Harge se sert de sa fille pour atteindre Carol...odieusement (je rajoute ce terme, là

).
Mais c'est vrai, Carol et lui ont construit davantage que Tim et Mia. Ils ont Rindy en commun. Mais ce n'est pas le gage d'une attitude plus posée dans une séparation.
Fantasmagorie a écrit :Un jour ou l'autre Heck regrettera de ne pas s'être battu pour Rachel.
Je ne le trouve pas vraiment touché en effet. Mais il a compris (toujours en un temps record) qu'il a perdu Rachel. Elle est partie ailleurs et du reste, elle n'éprouvait pas de sentiments amoureux pour lui...un lien d'enfance qui s'est pérennisé à l'âge adulte. Une erreur d'aiguillage en somme.
Elle rencontre quelqu'un qui la fait palpiter.
Quelles sont les armes d'Heck contre cette évidence ?
Coccinelle77 a écrit :A 500% d'accord. C'est tellement plus facile de rien faire et de laisser l'autre devant... "rien".
Si l'autre a décidé de partir, si l'autre n'a pas vraiment de sentiments amoureux, si l'autre est attiré par une autre lumière bcp plus puissante, que veux-tu faire ?
Que veut dire "il faut se battre" ? Contre quoi ?