Après le geste de Nina , Erika comprend que son amie non seulement est lesbienne mais est aussi amoureuse d'elle. Elle ne sait pas trop comment réagir.Elle veut garder Nina comme amie mais elle s’aperçoit que ce n'est pas si simple.
Nina en tire les conséquences.
Verbotene Liebe – Épisode 917 :
(Paula Cole- I don't want to wait)
Erika est encore sous le choc.
Erika : Est ce que tu viens juste de m'embrasser?
Nina : Je suis désolé Erika. J'ai eu un moment d'égarement. Je voulais me retenir mais...
Erika : Est ce que tu pourrais t'exprimer plus clairement?
Nina : J'étais obligée de t'embrasser.
Erika : Obligée ?
Nina : J'ai cherché à lutter contre mes sentiments mais ...Erika je suis totalement amoureuse de toi.
Après le choc, Erika tente d'avoir une explication plus précise.
Erika : Pourquoi tu ne m'as pas dit que tu étais lesbienne?
Nina : Parce que j'avais peur que tu es un problème avec ça. Je ne voulais pas mettre notre amitié en péril.
Erika : Ah Nina, mon amitié avec toi est aussi importante mais je n'éprouve pas plus pour toi. J'ai plus d'affinité pour les hommes.
Nina : Je le sais bien Erika. Je ne voulais pas me mettre entre toi et Arno. Je ne pouvais pas contrôler mes sentiments encore plus longtemps. Je suis tellement désolée.
Erika : Tu n'as pas à l'être.
Nina : Tu dois penser que j'étais chez vous intentionnellement juste pour te draguer.
Erika : Pourquoi tu penses ça?
Nina : C'est logique, je ne peux pas te blâmer.
Erika : Non au contraire. Je comprends tes hésitations, d'abord sur le boulot et après sur le fait de s'installer chez nous.
Nina : J'aurais dû me douter que ça ne pourrait pas bien fonctionner. Mais je ne voulais pas le voir. Je voulais être proche de toi. Est-ce que tu peux le comprendre?
Erika : C'est juste...Je n'ai jamais eu une déclaration d'amour d'une femme
Nina : Je te mets dans l'embarras maintenant! C'est ce que je voulais éviter. C'est mieux que j'aille dormir ailleurs ce soir.
Erika : N'importe quoi, en plus toutes les chambres sont occupées.
Nina : Mais la situation est difficile pour toi.
Erika : Nina, je suis sûr que nous nous en sortirons. En plus nous sommes des adultes.
Le lendemain matin, Nina rejoint Erika allongée sur un transat.
Erika : Tu t'es organisée un énorme programme vu l'heure où tu t'es levé. Tu as dû t'inscrire à toutes les activités.
Nina : Pas toutes. Je ne pouvais plus dormir, du coup je suis allé faire du jogging et après je suis allée me faire masser.
Erika : Je n'ai pu aller qu'au maquillage et maintenant j'ai l'air d'avoir 10 ans de moins!!
Erika fait tomber un magazine. En tentant de le ramasser elle touche la main de Nina.
Nina : Voilà où nous en sommes. On ne peut même plus être ensemble normalement.
Erika : Non, je.
Nina : Je ne m'attendais pas à ce que tu oublies ça.
Erika : Je suis désolé Nina. Je ne peux pas mettre ça de côté.
Erika et Nina continuent leur conversation à l'intérieur.
Nina : Je n'aurais pas dû te le dire.
Erika : Si c'était juste, mais c'est devenu tout à coup si compliqué. Je ne sais pas comment on peut gérer une telle situation.
Nina : C'est dommage que notre amitié maintenant se brise.
Erika : Elle ne se brisera pas Nina. J'ai juste besoin d'un peu de temps pour travailler tout ça.
Nina : J'ai pensé que prendre de la distance était la meilleure solution mais il vaudrait mieux qu'on ne se voit plus pour un moment. Dés qu'on rentrera je ferai mes affaires et j'irais me trouver un nouveau travail.
Erika : Tu n'es pas obligée!
Nina : Erika tu n'as pas besoin de me raconter des histoires. La situation est insupportable pour toi.
Erika : Non... oui, je dois juste m'y habituer.
Nina : Tu crois que ça sera plus facile si on se voit tous les jours. Tu vois, ça sera mieux que je sois hors de ta vue.
Un employé arrive.
L'employé : Mesdames votre activité est prête.
Erika : Nous arrivons tout de suite.
Nina : Laisse tomber, partons.
Erika : Oui.
Erika et Nina sont de retour à la maison. Arno pense que c'est Milli qui est là.
Arno : Milli! Déjà !
Erika : Ça c'est un super accueil.
Arno : Désolé. Ce n'était pas bien?
Erika : Si mais dés le 1er jour on avait tout fait et ce n'est pas si passionnant que ça.
Nina : Je vais en haut.
Erika : Oui.
Arno : Qu'est-ce qui s'est passé?
Erika : Ah Arno!
Arno : Vous vous êtes disputées?
Erika : Au contraire. Nina est amoureuse de moi.
Arno : Moi aussi...dis ça encore une fois!
Nina a préparé ses affaires et s'apprête à partir.
Nina : Bon je vais y aller.
Erika : Prend soin de toi. Où je dois envoyer ton courrier?
Nina : Dès que j'aurais une nouvelle adresse, je vous ferai signe.
Arno : Fais ça!
Nina : Arno je suis désolée, je ne voulais pas...
Arno : Ça va Nina c'est OK.
Nina : Tchao tous les 2, et encore merci pour tout.
Erika : Tchao Nina, fais attention à toi.
Nina est partie.
Erika : Elle me fait de la peine. Qu'est-ce qu'elle va faire sans appartement sans travail
Arno: C'est une adulte, elle va s'en sortir.
Erika : Malgré tout j'ai mauvaise conscience. Si j'avais remarqué quelque chose, tout ne serait peut être pas arrivé.
Arno : Comment tu aurais pu remarquer quelque chose. Elle ne porte pas de pancarte marquée « je suis Nina et lesbienne »
Erika : Ça n'a rien à voir. Mon problème c'est qu'elle soit tombée amoureuse de moi.
Arno : Qu'elle soit partie était la meilleure solution.
Erika : Je sais mais c'est dur de perdre une amie.
Arno : Ça n'a pas besoin de devenir aussi dramatique.
Erika : Je tiens beaucoup à Nina. C'est l'ironie du destin, je pars au centre de bien-être pour récupérer de tout ce stress et je reviens avec plus de problèmes.
Arno : Tout ira mieux.
Nina fait ses adieux à Henning.
Henning : Tu regrettes de lui avoir dit?
Nina : Non, je n'aurais pas pu cacher plus longtemps mes sentiments même si je perds dans l'affaire une amie.
Henning Quand aurez passé le cap, vous pourrez reprendre votre amitié sur de nouvelles bases.
Nina : Oui mais pour l'instant ça n'en prend pas le chemin.
Henning : Et qu'est ce que tu as prévu?
Nina : En fait je voulais aller à la gare. J'ai besoin de mettre un peu de distance. Je vais voir une amie à Paris. Et après... aucune idée!
Henning : Nina, quoi qu'il y soit, appelle-moi.
Nina : Merci Henning, tu es le seul qui est là pour moi en ce moment. Et Franck bien sûr, mais je ne le vois pas trop en ce moment.
Henning : Tu peux toujours compter sur moi.
Nina : C'est gentil de ta part.
Henning : Bien je vais t'emmener à la gare.
Nina : Ah laisse, je t'ai déjà retenue assez longtemps. Mon train ne part que dans une heure, j'ai le temps. Je vais prendre le bus.
Henning : Comme tu veux.
Nina : Merci de m'avoir écoutée.
Henning : Amuse-toi bien à Paris.
Nina : A bientôt.
Henning : Tchao!