Je tombe kennedy sur cette chanson interprétée par Bourvil que tu as postée...bcp d'émotion.
J'ai écouté cette chanson toute mon adolescence mais par cette interprète
Marie Laforêt - La tendresse.
apache a écrit :Par contre, je prends très souvent des arbres dans mes bras
Me concernant apache, je ne qualifierais pas ce geste que je fais souvent, de tendre. Je dirais que c'est plus une question d'énergie profonde, de connexion (quoiqu'à la réflexion, la caresse de l'écorce relève de quelque chose de tendre sensitivement, comme la peau d'un enfant est tendre, mais avec une intention de douceur ).
C'est vrai aussi pour ce que tu dis dans ton introduction concernant l'observation de la nature ou de ton chat.
Je suis très souvent dans la nature et je ne ressens pas à cet endroit de la tendresse. Plutôt d'être exactement à la bonne place, dans un présent intemporel, en équilibre total, dans un accueil racinaire, comme si j'étais à la maison.
Ça m'intrigue d'ailleurs que ces instants soient pour toi tintés de tendresse. Pourrais-tu développer ?
Si je réfléchis, la tendresse (l'intention), est pour moi, liée à l'être humain. Pour les animaux par exemple, je ressens bcp d'affection, d'empathie, de connexion, mais pas de la tendresse à proprement parler.
La tendresse me touche de façon bien plus profonde que l'affection, mais m'apparaît comme la résultante d'un geste dans le temps, terriblement touchant, qui porte en lui bien plus que des mots.
Pas d'exemples de mots qui me viennent à l'esprit.
Ce sont les gestes et leur intention qui me vont droit au coeur et me font tressaillir, changent ma perception du monde, ouvrent des portes intérieures.
apache a écrit :la tendresse il me semble n’enlève rien à la peine, mais elle trouve le moyen de se frayer un chemin à l’intérieur pour te laisser un geste auquel t’attacher.
L'image est belle. Elle me fait penser à l'avancée sinusoïdale pleine de vie, d'un ruisseau de montagne.
apache a écrit :Pour le second message, c’est très joliment écrit aussi
Il s'agissait de tendresse filiale

.
apache a écrit :est ce la tendresse qui conduit le désir ou le désir qui conduit vers la tendresse
Je dirais que la tendresse découle d'une émotion profonde qui actionne chez moi le geste qui la traduit.
Je pense en même temps que la tendresse peut se révéler dans une attention.
L'un des plus beau geste de tendresse pour moi est longtemps resté cette scène dans
Les enfants du silence, quand Sarah Norman pose sa tête sue les genoux de James Leeds. J'y trouvais un total abandon et un accueil sans aucune réserve. Une confiance sans bornes.
La tendresse traverse finalement différents types de sentiments. Je la trouve d'ailleurs plus tangible que l'amour. Moins équivoque.
J'aime les opposés que tu utilises Blackswan "désert"/"sécheresse" et "eaux"/"profondeurs" parce que je crois qu'en effet, la tendresse est précieuse comme l'eau dans le désert; mais il faut parfois effectivement aller la chercher en profondeur.
Ta réflexion, qui cache finalement l'intensité du sentiment, me fait penser au film "
Le patient anglais" et cette grotte que découvre le personnage de László Ede Almásy, perdue dans le désert, sur les parois de laquelle ont été dessinés très antérieurement, des personnages très stylisés couleur brique, qui nagent. Un trésor.