Alors voilà, je ne sais pas dessiner les gens réels mais suite à l'insistance de mon entourage je m'y suis essayée un peu ces derniers temps. Ici c'est la pauvre Emily de skins qui a été l'objet de mon étude.
.. et pfiouu, j'ai arrêté de refaire des retouches car sinon mon crayon allait passer au travers de la feuille
Qu'en pensez-vous ? Moi j'ai l'impression qu'il sagit de quelqun d'autre
"Un problème sans solution est un problème mal posé."Albert Einstein
Le portrait c'est ma spécialité, je ne sais dessiner que ça! LOOL
Trop fun! T'as un bon coup de crayon! Je comprends quand tu dis que t as l'impression que c'est quelqu'un d'autre mais je trouve ça pas mal du tout pour un premier dessin de "personnes réelles"! Continu!
« If a bullet should enter my brain, let that bullet destroy every closet door » H. Milk
Hey! Je fais mon "come back" pour poster mon dernier texte en date :
Quel est mon crime?
Pourquoi? Pourquoi cela m'arrive-t-il? A moi? J'ai rien fais de mal! J'ai rien dis à personne!
Le rythme accéléré de son cœur battant la chamade, semblant vouloir forcer la porte, cognant d'une énergie douloureuse, lui faisait tourner la tête. Les pauvres éclairages des ruelles ne suffisaient pas à lui faire distinguer correctement ce que les formes s'agitant sous ses yeux représentaient réellement. Elle se cogna une fois. Puis deux. Puis trois. Elle trébucha. Et se releva. Une fois. Deux fois. Les flaques d'eau, elle n'avait guère le temps de les éviter. Parce qu'ils n'étaient pas loin derrière elle. Parce qu'elle entendait leurs chiens. L'eau gelée dans ses chaussures, la pluie sur ses joues, elle ne sentait plus rien. Comme si l'on lui avait injecté un anesthésiant puissant. Respirait-elle? Sûrement, pour courir aussi vite. Ses poumons lui brûlait quand ses pieds congelés arrivaient encore à la porter.
Que me veulent-ils? Qu'ont-ils après moi?
Dérapage incontrôlé au détour d'une ruelle. Les mains pour amortir. Les petits graviers se cognant sur les plaies. Une voix rauque et puissante lui parvint aux oreilles. Ils se rapprochaient. Elle était trop fatiguée et perdait de la vitesse. Alors, comme pour se donner l'impression d'aller plus vite, elle s'appuyait aux murs, aux lampadaires, aux carrosseries des voitures garées le long de trottoirs. La ville muette ne voulait rien à voir avec tout ça. Témoin forcée d'un drame imminent, témoin obligée de ne pas s'opposer. Ville meurtrie par un régime totalitaire. Ville noire, la face contre terre.
Une foulée. Deux foulées. Trois foulées. Un chat noir qui lui coupe la route.
Même les chats ont peur de sortir. Ils préfèrent les croquettes de grand-mère, à leur courses-poursuites à travers les gouttières.
Encore combien de temps faudra-t-il courir? Encore combien de temps vais-je encore tenir?
Les aboiements se rapprochaient. Un cul-de-sac lui fit face. Elle s'immobilisa, en freinant des quatre fers.
Je ne suis pas une criminelle.
A présent, seul son souffle court ponctuait le silence. Elle avait l'impression qu'ils n'étaient soudain plus là. Comme s'ils avaient disparu, par enchantement. Un bref mais intense frisson lui parcouru l'échine. Un vent glacial s'était soulevé dès lors qu'elle s'était arrêtée. Rebrousser chemin était la seule solution car malgré sa grande taille, le mur qui lui faisait face devait facilement atteindre les cinq mètres de haut. Et puis aucune prise, aucune poubelle à gravir. Ici, on était pas dans un film. Le réalisateur n'avait pas judicieusement disposé chacun des objets pour que son personnage ne rencontre aucun obstacle. Ici, c'était un cul-de-sac fermé par un mur. Un vrai. Un de ceux qu'on de peut pas franchir.
Ses cheveux dégoulinaient le long de son visage fin. Le mascara lui faisait des yeux de panda. Triste panda conscient de son imminente capture par les sauvages. Deux gros sauvages, accompagnés de deux molosses aux canines aiguisés.
Plutôt mourir de froid que d'être mordu par l'un deux.
Elle fit demi tour et s'avança vers d'où elle venait. Une petite rue sombre et humide. Dans laquelle elle n'eut le temps de faire que quelques pas. Avant qu'un grand sac vienne s'abattre sur sa tête pour la plonger dans l'obscurité.
Que se passe-t-il?
On lui mit des menottes. Et elle su. Ils avaient réussi. Elle avait échoué. Qu'allait être la suite des événements, maintenant qu'ils l'avaient enfin coincé pour un crime qu'elle-même ignorait?
«La vie serait plus douce si on se levait plus tard parce que les soirées seraient plus longues.»
"Tout comme une fleur ne choisit par sa couleur, nous ne sommes pas responsables de ce que nous sommes ; ce n’est qu’en prenant conscience de cela qu’on se libère. Et devenir adulte, c’est être libre."- Stoker
--- (Message subliminal)