Je suis tombée complètement par hasard sur ce livre à la couverture racoleuse en divaguant dans les rayons du savoir l’autre jour.

Ça m’a arraché un sourire dans la foule consommatrice environnante. Alors je l’ai retourné pour en lire la présentation :
Le ton était donné, je riais déjà dans le magasin de cet humour décalé.Vivre avec des cons nous entraîne dans une folle journée à la con consacrée à l'observation du con d'élevage dans son milieu naturel... du voisin qui se lève aux aurores le week-end pour vérifier le bruit de sa perceuse, en passant par les cons mobiles, des tueurs de vieilles aguerris qui sévissent à vélo, en voiture, en rollers propulsés sur les crottoirs par leur rottweiler, en passant par votre conjoint ou la conne qui vous est jointe... Bref, tout le monde y trépasse. Une chose est certaine, les cons et les connes ne sévissent pas qu'au bureau, et si en période de globalisation les cons s'externalisent, voilà un nouveau livre pour lutter efficacement contre le réchauffement connologique, le conformisme et les cons formés !
Quelle ne fut pas ma grossière erreur de lire ce livre dans le train ?
Imaginez-vous un samedi en heure de pointe dans un train…
Vous y êtes ?
Maintenant imaginez quelqu’un qui, à la lecture du livre dans lequel elle a son nez plongé, contient maladroitement des petits rires toutes les minutes environ, jusqu’à partir en fou rire inmaitrisable.
Oui hein… ça fait désordre.
Tout ça pour en venir aux faits : cet ouvrage est un délice d’humour et de jeux de mots que l’on trouve maximum toutes les 3 lignes. Il regorge d’un savant mélange entre cynisme, ironie et dérision, le tout présenté avec un verbe léger, faussement grave et joueur.
Qui plus est, les scènes décrites ont un goût de déjà vu pour tout un chacun, de ces évènements et rencontres de la vie courante qui vous blasent ou vous font monter sur vos grands chevaux.
Et pour celles qui n’ont pas encore décroché de cette présentation, voici un extrait :
Tonvoisin Depalier – Vivre avec des consL’ouvrage que vous tenez dans les mains est le fruit exquis de nombreuses expériences innommables au beau milieu des cons les plus ignominieusement avariés. De ce naufrage les yeux grands ouverts, de cette incroyable immersion en milieu amer (jeu de maux) où l’apnée d’intelligence se fait la seule respiration des imbéciles, je viens, éreinté, mais vivace, vous rendre compte.
Dire que le constat est effarant serait un euphémisme sirupeux : j’y ai débusqué une conjuration abjecte, la conjuration des cons, un très vilain complot soigneusement organisé, dont les fondements remontent à la nuit des temps.
[…]
Ce vide, aussi sidérant que sidéral, favorise naturellement la prospérité de la conjuration des cons, qui apparaît aujourd’hui plus épanouie que jamais. Il semblerait même que soit venue, pour nombre d’entre eux, l’heure du grand conning-out.
