La première fois que j'ai entendu ça, j'en ai littéralement perdu mon latin. La deuxième fois, manifestement, c'est du même acabit.fremonette a écrit :Mais fort malheureusement, le terme "pédé" en l'occurrence ici, est tombé dans le langage courant comme une insulte, sans lien forcément avec l'homosexualité. La plupart du temps quand j'entends cette insulte dans mon entourage, ça n'a rien à voir avec l'homosexualité.
Avant tout propos, ce qui va suivre rentre directement dans la catégorie très bien décrite par Bee :
Que "pédé", "gouine" ou toute autre expression de la sorte soit passée dans le vocabulaire courant, elles n'en restent pas moins des dénigrements, de l'homophobie primaire. On ne banalise pas ce genre de mot sous prétexte fallacieux que "l'auteur n'est pas forcément homophobe".Bee a écrit :On peut rire de tout et blaguer de tout, y compris de l'homosexualité en disant des expressions de ce type, mais pas avec n'importe qui. C'est la première chose. La deuxième chose est le statut de la parole : il ne faut pas confondre parole privée, limitée à un cercle restreint de personnes, et parole publique.
Ces désignations renvoient directement soit à une orientation sexuelle pour les plus homophobes d'entre les auteurs, soit à des clichés pour les copains.
Je ne m'étendrai pas sur le premier cas, nous sommes toutes d'accord à cet égard me semble-t-il.
Le second : ici l'insulte démontre simplement qu'à celui que l'on qualifie de pédé ("Les répétitions, c’est pour les pédés", "je suis pas un pédé", et j'en passe...), on associe les clichés du gars qui - passez moi l'expression - "n'a pas de couilles", qui fait sa mijorée, qui ne sait pas se défendre, qui ne sait rien encaisser, et que sais-je encore. Donc, arrêtez-moi si je me trompe, vous pensez que ce ne sont pas des insultes homophobes et dénigrantes ? Que l'on vous colle des étiquettes comme celles ci est un plaisir innommable et défendable ?
Plus généralement : combien de gens se font passer à tabac encore à l'heure actuelle sous prétexte de leur sexualité ? Combien d'adolescents se suicident en entendant de tels termes à répétition ? Combien de ... ?
En laissant passer ces insultes, on cautionne ces actes silencieusement ou non.