[Film] Mulholland Drive

Vos visionnages inoubliables, vos avis, vos coups de cœur…
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elleUwant
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Re: [Film] Mulholland Drive

Message par elleUwant »

Glaukopis a écrit :
Cependant je crois que ça a donné envie à au moins une personne de le regarder... Donc je suis ravie.!
;)

Et en VO ! Parce que le film a beau être très bien, aussi, en version québécoise...huuum, par moment, ça te fait un peu mal aux oreilles :roll: :mrgreen:

Dès que j'ai ma paie (tiens, 25 jours de retard :D ), j'le commande ;)
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Et c'est ainsi que Jean-Pascalin et le raton-laveur furent anéantis.

Fleming

Re: [Film] Mulholland Drive

Message par Fleming »

j´ai donc visionné le film... maintenant je peux lire tous vos posts, même les plus détaillés ;) mais pour cela j´attends quand-même encore un peu.
J´ai lu quelque part qu´il y a deux attitudes face au film ( parmi ceux et celles qui l´ont aimé):
les uns veulent comprendre, les autres se laissent porter.
Je me suis laisser porter.
Et je comprends qu´on puisse regarder Mulholland Drive encore et encore...........
Ce qui a particulièrement retenu mon attention et m´a séduite, c´est le son. Je crois que je n´ai jamais vu auparavant dans un film une scène dans laquelle un acteur bouge les lèvres et aucun mot ne se fait entendre. Rien. Le silence. Les silences sont très forts. Et la musique.
Le rapport son/image....... voilà, pour l´instant, ce qui m´a marquée.
Je reviendrai sans doute partager d´autres... sensations?
En écrivant "sensation" me vient un autre commentaire.
Je dois avouer que j´ai souvent eu la respiration coupée... c´est un film dans lequel on n´entre pas comme ca en s´oubliant une heure et demi ou plus... le corps est tendu, la respiration est coupée... je n´ai pas oubliée que j´étais spectatrice... et en précisant ce point, j´aborde une autre idée... j´ai trouvé que le jeu des acteurs évoluait au-delà du réalisme... et donc ne rendait aucune projection possible... dans aucun des rôles. Mais l´image... le plan par exemple d´une caméra qui avance dans un couloir, l´oeil du spectateur découvre un coin plongé dans la pénombre, des cadres de porte au passage... si je n´ai pas fait de projection dans le jeu des acteurs je l´ai fait dans les lieux. D´où la tension :mrgreen:

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Glaukopis
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Re: [Film] Mulholland Drive

Message par Glaukopis »

Aaaah j'avais hâte de lire CE post de toi, Fleming. J'ai l'impression que le film t'a plu?
Comme dit par d'autres, je pense que le fait que David Lynch soit un artiste complet n'est pas pour rien dans l'impression que provoquent ses films, parce que c'est un même homme qui a pensé les images, les sons, les mouvements... Il nous emmène dans son monde avec une telle poigne qu'on ne peut pas laisser un bout de nous-mêmes sur notre canapé, on est forcément tout entier dans le film.
A ce sujet, personnellement j'ai des frissons quand je repense à la scène du Club. La chanson, évidemment, mais aussi le phénomène du play-back. Je veux dire, en tant que spectateurs, on est déjà trompés par l'objet même de la pellicule, non? Enfin ça ne fait sans doute pas le même effet à tout le monde, mais pour beaucoup de films j'ai pendant le visionnage l'idée du "tournage", je sais que les personnages que je vois sont des acteurs, j'imagine les différentes prises qu'on a pu faire pour une même scène, j'ai la conscience du "mensonge" qu'est la vidéo. Ca ne me rend pas le film désagréable, je le vis simplement moins. Et là... Et là il y a ce gars qui vient nous parler de l'illusion, et on se laisse surprendre par nos sens qui nous trompent alors qu'on vit déjà une autre tromperie, celle du cinéma. Je trouve ça invraisemblablement beau. J'ai peut-être bien un faible pour les scènes de play-back de Lynch, parce que j'ai été tout aussi fascinée par celle de Blue Velvet.

J'attends de lire d'autres de tes réactions!
Volo ut sis.

ZKXNLZLKNRLEKZ

Re: [Film] Mulholland Drive

Message par ZKXNLZLKNRLEKZ »

AH Fleming, tu l'as enfin vu! 8-)

Le son en effet a une très grande importance tout le long du film, du début, jusqu'au générique de fin qui d'ailleurs pour moi donnait la sensation de ne pas signer une fin, mais une continuité chez soi. Le film s'arrête à l'écran, mais continue de son côté. J'avais déjà évoqué cette idée avec d'autres mots plus haut.

En plus des images, c'est le son je dirais qui nous absorbe, nous fait entrer, participer à chaque scène. Le son peut même nous donner des petits indices sur ce qu'il se passe, qu'on ne voit pas forcément et sans en avoir conscience peut-être. Et même après avoir visionné le film, ce sont des sons des fois qui peuvent rester en souvenir et continuer à résonner dans sa tête, devenant des repères, en plus de quelques images qui viennent et repartent, se logent dans son cerveau.
Et là comme ça, l'une des scènes qui m'a marqué fortement en son plus qu'en image, au point de se retrouver dans la peau du personnage, c'est lorsque un mec anxieux se retrouve au Winkie's, restau/fast food, parlant à un autre gars d'un rêve traumatisant qui s'était passé exactement à l'endroit où ils se trouvent, en ayant vu à l'arrière du Winkie's derrière le mur, le visage d'un homme qu'il ne veut plus revoir. Du coup, il a besoin d'y retourner pour espérer passer son traumatisme. Voilà en gros pour résumer et situer.
J'ai trouvé cette scène très forte en son. Rien qu'au départ, la sirène de voiture de police qui surgit d'un coup, qui surprend et sonne un peu, le tout en fixant l'enseigne du Winkie's, c'est un son brutal qui capture et fait entrer dans ce lieu je dirais, et je dirais même que c'est un son pour marquer cet endroit précis, qu'on retrouve après d'ailleurs.
Puis après, quand le mec parle en étant nerveux, il y a une petite musique continue à l'arrière qu'on peut entendre, venant s'installer en soi pour faire ressentir l'anxiété du mec je trouve, puis la sonorité monte en volume petit à petit avec des variations et des bruits de l'extérieur qui s'y mêlent et deviennent clairement plus présent quand les deux mecs se décident à aller voir à l'arrière de la cour du Winkie's s'il y a encore la présence de l'homme du rêve.
J'ai vraiment été tenue en haleine, je me suis sentie dans la même attitude que les deux gars qui avancent sans savoir à quoi m'attendre et s'il va y avoir une apparition ou pas jusqu'au bout. J'ai trouvé ça fort. PAF apparition, un son qui tend. Puis le Dan paniqué qui s'évanouit, avec la voix de l'autre, en l'appelant le secouant, qui résonne et devient lointaine, toute cette sonorité fait clairement entrer dans un état d'évanouissement limite suffocant tout en étant éveillé, c'était très prenant pour moi personnellement.
Et après bien sûr en continuant à regarder la suite, on s'aperçoit qu'on retrouve cet endroit avec différent plans parallèles.
Et ce n'est pas le seul moment où on retrouve des sons marquants et des plans parallèles dans le film.

J'ai vraiment alors trouvé que ce long-métrage fait appel à une mémoire visuelle, mais aussi et surtout auditive. Ca m'a vraiment marqué, mais surtout charmée.
Puis le duo Lynch Badalamenti est juste parfait je dirais.
Hop, un petit son que je mets, pour se remettre dans l'ambiance. Musique que je trouve prenante et émouvante pour ma part. Ensuite, cette scène dont tu parles Glaukopis, après avoir vu tout le film, elle m'a fait l'effet d'un gros panneau sur une porte avec écrit "FERME NE PAS ENTRER", mais en essayant malgré tout d'ouvrir la porte et insister parce que le message du panneau n'a pas réellement été imprimé dans la tête.
C'est aussi une scène que j'ai trouvé forte en émotions en s'y sentant parachutée, puis prise par la situation sans vraiment savoir pourquoi au moment même où les images étaient sous nos yeux.
C'est aussi là que je me dis que le réalisateur a su entrer, titiller nos cerveaux.
Et là j'ai l'impression de voir les doigts de David Lynch dans mon cerveau stimulant certaines zones plus que d'autres pour m'envoyer divers messages, des petits guilis à certains endroits et des petits guilis à d'autres, avec l'attention totalement détournée. :lol:

Pour ce qui est du petit débat sur la classification de Mulholland Drive en film lesbien ou pas.
Tout ce que je retiens, c'est que je l'ai découvert et ai voulu le voir sans être dans l'optique de voir un film lesbien, mais plutôt un film dont j'avais entendu parlé dans mon entourage, c'était le dernier film de David Lynch à l'époque, mais sans connaître son univers. J'étais alors avant tout curieuse, mais sans savoir à quoi m'attendre et aussi sans savoir qu'il avait été autant analysé. C'était vraiment le sentiment de le découvrir dans sa grotte d'ermite en l'ayant vu et se sentir out de sa grotte lorsque j'ai réalisé à quel point il avait été disséqué.
Puis après l'avoir vu, je n'ai pas retenu ou ma réaction première n'a pas été de me dire que je venais de voir un film lesbien, bien au contraire, je m'en sentais bien loin de cette catégorie même en ayant eu sous les yeux deux nanas ensembles, passionnées, amoureuses, jalouses, torturées, etc etc, j'ai plus vu un film où justement j'y ai ressenti diverses personnes évoluer, qui se croisent, se rencontrent, se rerencontrent, comme dans une petite fourmilière avec une activé différente à chaque étage, alimentée par une relation amoureuse, passionnée, torturée, le tout dans un décor sonore et visuel travaillé au millimètre près, un décor prenant, mystérieux, étourdissant, émerveillant, etc etc. Soudainement, penser à mettre un tampon "Gay lesbien" sur mon DVD, j'aurai l'impression de réellement amputer ce film de toute sa réelle construction, de ses messages, de son réel scénario et simplement me focaliser sur une partie sentimentale entre la blonde et la brune et en gros massacrer toute la fourmilière pour n'en garder qu'une galerie. Ca n'aurait plus aucun intérêt.
Après qu'on en parle ici, j'en suis fort ravie, pouvant me trouver de manière troublante à travers certains avis et pas du tout dans d'autres. D'ailleurs heureusement qu'on en parle, sinon ça serait vraiment le sentiment d'être limitée sur le forum et bloquée dans une catégorie bien précise et réduisant la représentation lesbienne à un schéma de scénario bien précis, ça serait déprimant. Et comme il me semble que le but du forum n'est pas d'étiqueter les films, mais plutôt d'en extraire le contenu, pour ensuite en débattre, que divers membres puissent échanger leur propre regard pour justement faire vivre une représentation variée, il ne faut certainement pas se priver de débattre sur Mulholland Drive sur le forum. En parler oui, l'étiqueter non.
Puis, c'est tout bête, mais s'il fallait vraiment le classer, comme le disait une membre plus haut, je crois bien que c'est Noland, c'est avant tout et tout simplement du Lynch.

Fleming

Re: [Film] Mulholland Drive

Message par Fleming »

:D je venais ajouter une idée, je découvre vos derniers posts, Glaukopis et Z, que je viens de lire, et depuis j´ai un :D et pendant quelques secondes plus rien d´autre que le plaisir d´avoir lu votre enthousiasme et vos impressions.
Alors je suis entièrment dá ccord avec le propos de Z:
j'ai plus vu un film où justement j'y ai ressenti diverses personnes évoluer, qui se croisent, se rencontrent, se rerencontrent, comme dans une petite fourmilière avec une activé différente à chaque étage, (...) penser à mettre un tampon "Gay lesbien" sur mon DVD, j'aurai l'impression de réellement amputer ce film de toute sa réelle construction (...)
Après qu'on en parle ici, j'en suis fort ravie, pouvant me trouver de manière troublante à travers certains avis et pas du tout dans d'autres. D'ailleurs heureusement qu'on en parle
oui, merci d´en parler! sinon je serais passée à côté de cette oeuvre artistique, c´est vraiment une oeuvre artistique comme j´aimerais en voir beaucoup plus souvent.

La facon dont tu décris, Z, la scène du type dans le café venu comme exorciser son rêve... je l´ai vécue comme tu la décris... oui, c´est tout à fait comme ca que je l´ai suivie aussi. En me demandant s´il allait vraiment surgir de derrière le mur, à l´angle, l´homme de ses rêves ( il a fait ce rêve 2 fois)... si le scénario s´en verrait apauvri ou non... et j´ai aimé restée dans le flou: un homme est-il vraiment apparu ou n´était qu´une vision?

Là je remonte jusqu´au post de Glaukopis, oui, la scène où la femme chante dans le cabaret est grandiose... et pour moi, cette scène est la clée du film, elle souligne l´aspect non seulement onirique du film, mais son message: tout est illusion et projection de nos propres désirs, angoisses, espérances etc...
Le point culminant pour moi, et c´est l´idée que je venais ajouter ce soir en fait:
j´ai trouvé que le jeu des acteurs se situait au-delà du réalisme, sauf, sauf... dans la scène où la blonde joue dans le casting avec l´homme plus âgé dans le rôle de l´ami du père. Cette scène-là est hyper réaliste, et super bien jouée en plus... eh bien c´est une scène qui est sensé être de la comédie.....
Voilà, je n´ai pas encore lu les posts écrits avant... je vais le faire, c´est un réel plaisir de lire vos impressions ;) Merci.

ZKXNLZLKNRLEKZ

Re: [Film] Mulholland Drive

Message par ZKXNLZLKNRLEKZ »

Je voulais ajouter un petit mot. Je voulais juste relever ce que tu as dit Glaukopis. Et je peux dire que je m'y retrouve dans ce que tu dis.
Glaukopis a écrit :Au fil du temps de plus en plus de choses se sont associées pour moi à Mulholland Drive, qui correspond parfois de façon troublante à des évènements de ma vie ou à ma mentalité, donc je le revois chaque fois avec beaucoup d'émotion et je me prends toujours un aussi grand coup d'émerveillement dans la figure.
Je dirais même que j'en ai eu conscience en découvrant ce long-métrage d'une familiarité étrange et particulièrement troublante, comme si un génie avait pu filmer et capturer un univers, un état d'esprit, emprisonné en soi, en se sentant soi-même muette, ne pouvant l'expliquer. C'est très fort.
Une chose est certaine Mulholland Drive, n'est jamais trop loin pour moi.

Et autre petite chose que je voulais dire. Fleming tu parles de la beauté de Laura E Harring. Je trouve que David Lynch a su exploiter toute la profondeur et magnificence de cette actrice que j'ai particulièrement trouvé bluffante entre chacun de ses regards et chaque émotion partagée tout le long.
Et je ne l'ai ressenti dans aucun autre de ses rôles, c'est dommage.
Aussi, j'ai regardé quelques interviews et vraiment on sent l'enthousiasme de chacun s'étant investi à fond dans ce film qui semble avoir eu des hauts et des bas.
C'est particulièrement agréable de voir toute une équipe aussi passionnée par son travail et pour donner vie à un projet.

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Glaukopis
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Re: [Film] Mulholland Drive

Message par Glaukopis »

Oh, j'ai manqué le train. J'ai dû partir de chez moi alors que j'en étais à la moitié de la première réaction de Z, du coup j'ai été quelque peu coupée dans mon élan.

Pour tout le début, je ne peux qu'être d'accord avec toi, j'ai vécu la scène du Winkie's exactement comme tu le décris. Et j'ai aussi été très amusée par ta vision de Lynch tripatouillant dans nos cervelles pour y provoquer diverses réactions et sensations. C'est tellement vrai! :o On entre dans son univers, mais il y est roi et dès lors on lui appartient. Mince alors, je vais finir par comparer ça à Faust =/ Ooooh d'ailleurs il y a un film que je vous conseille bien qu'il ne touche ni de près ni de loin à l'homosexualité (mais si, le méchant ressemble à Elton John!...), il s'agit de Phantom of the Paradise, et c'est de Brian de Palma, qui va nous sortir Passion dans pas longtemps si j'ai tout suivi.

Pour l'étiquetage, tu as raison, mais je ne voyais pas le terme de "film lesbien" de la même façon. Pour moi un film lesbien est un film dont on parle sur un forum comme celui-ci, pas un film qu'on va aller tamponner et ranger dans un rayon spécial. Je ne m'attends certainement pas à retrouver celui-ci dans la catégorie gay-lesbien d'une médiathèque ou d'un magasin, ce serait placer Requiem for a Dream au rayon Toxicomanie. D'ailleurs je suis un peu extrême mais j'ai un peu de mal avec les films qui n'ont qu'une problématique homosexuelle, parce que j'ai du mal avec toutes les comédies romantiques et que pour moi c'en sont. J'apprécie réellement de voir un film traitant d'homosexualité, mais en étant pas ailleurs assez complet pour toucher n'importe quel public.

J'ai fait beaucoup de hors-sujet là. :?
Volo ut sis.

Fleming

Re: [Film] Mulholland Drive

Message par Fleming »

:D je viens de regarder le film une deuxième fois... et cette fois-ci, ce qui me frappe, c´est la folie de la blonde... que je n´avais pas percue autant lors du premier visionnage.
La scène du banquet chez le régisseur avec qui, peut-être, ce n´est pas dit, la brune va se marier (c´est comme ca en tout cas que j´interprête les non-dits...) cette scène où la blonde est meurtrie... au premier visionnage je trouvais que la brune était salope, mais au deuxième visionnage, je crois voir la scène à travers le regard de la blonde, sa folie, sa jalousie, et en fait, peut-être que ce que l´on voit n´est pas ce qui se passe vraiment.... les regards que lance la brune à la blonde comme pour la narguer, je me dis que c´est la blonde qui les interprête ainsi.
Une autre scène que j´ai mieux détaillée ce soir, c´est la rencontre du régisseur avec le cowboy... il m´a semblé que le cowboy jouait le rôle de porte-parole de David Lynch... j´aime bien cette scène.
Ce sera tout pour ce soir 8-)

ZKXNLZLKNRLEKZ

Re: [Film] Mulholland Drive

Message par ZKXNLZLKNRLEKZ »

Ah je suis toujours enthousiasmée quand je vois que le sujet Mulholland Drive remonte dans la liste des films.
On entre dans son univers, mais il y est roi et dès lors on lui appartient.
Je trouve que cette phrase résume plutôt bien un état d'esprit, en tout cas une condition dans laquelle on peut se trouver face à Mulholland Drive et je dirais même que soit on accepte d'être guidée en avançant au rythme donné, soit on veut prendre les devants, mais au risque de se perdre à un croisement sans carte et boussole et du coup abandon.
Là tu vois je visualise des câbles qui relient mon cerveau à l'écran et dès que je clique sur play, la connexion est établie, mon cerveau accepte de se donner, reçoit divers messages à chaque visionnage par rapport à l'intrigue du film et permet même de faire des liens par rapport à des situations de son propre quotidien dans mon cas. Ces câbles deviennent presque comme des cordons ombilicaux et nourrissent vraiment le cerveau. C'est salvateur.
J'ADORE MULHOLLAND DRIVE, j'aimerais presque y faire un petit tour histoire de voir si une Rita totalement déboussolée ne s'y est pas égarée... on ne sait jamais, on peut toujours rêver. :lol:
Je me dis que pour les fanas de psycho, ce film doit être le pied à étudier.

Pour la parenthèse Phantom of the Paradise, je l'ai vu et le souvenir que j'en ai eu, c'est un sacré fou rire et je crois bien que le petit mec blondinet, un croisement entre Claude François et Elton John, aux airs de psychopathe, a été le moteur de mon euphorie du moment. Je ne déconseille pas de le voir en tout cas!

Fleming, vu comme tu es partie, je suis sûre qu'à chaque visionnage tu seras prise par de nouveaux éléments. C'est comme si tu montais ton puzzle avec nous, c'est sympa d'avoir un regard tout neuf tout frais concernant ce film.
Je ne m'attends certainement pas à retrouver celui-ci dans la catégorie gay-lesbien d'une médiathèque ou d'un magasin
Tu serais surprise des films que tu pourrais trouver dans cette catégorie, c'est une catégorie un peu fourre-tout souvent.

ZKXNLZLKNRLEKZ

Re: [Film] Mulholland Drive

Message par ZKXNLZLKNRLEKZ »

Je sais que tout prétexte est bon pour poster côté Mulholland Drive au risque de radoter de temps à autre. Je parle pour moi.
Là je remets un petit coup.

Voilà à quoi je repensais.
En parlant Fleming des éléments qui t'ont frappé, je me souviens qu'à la découverte du film, ce qui m'a vraiment marquée et limite obsédée et surtout séduite, c'est la présence de la couleur rouge, avec diverses nuances.
J'ai vraiment aimé ce rouge que ce soit dans les lieux, ou sur les personnages. Le rouge devient même symbolique je trouve, ne serait-ce qu'à travers l'évolution des personnages.
Cette couleur marque vraiment le transfert entre la rêverie et la réalité, elle donne même des indices et je trouve qu'elle devient même plus intense lorsqu'on découvre l'existence de Diane et Camilla.
En plus, sachant que c'est vraiment LA couleur que j'aime, qui m'attire, je me suis sentie gâtée, d'autant plus que David Lynch a vraiment choisi des nuances à la fois légères et profondes, le tout avec beaucoup de goût.

Bref, voilà la petite observation que je voulais ajouter.

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