Les Films non lesbiens que vous adorez

Vos visionnages inoubliables, vos avis, vos coups de cœur…
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shoes

Re: Les Films non lesbiens que vous adorez

Message par shoes »

Powder extrait vf

film complet en espagnol [ j'ai plus que du castillan en boutique
Désolée. :( ]



Un enfant albinos, doué d'une empathie extrême et de pouvoirs paranormaux, qui vivait reclus dans une cave depuis 15 ans, découvre le monde...
Powder♡♡♡
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Griottesurlegateau

Re: Les Films non lesbiens que vous adorez

Message par Griottesurlegateau »

"Adoré" n'est pas le terme...si tant est que j'ai déjà pu "adorer" un film :mrgreen: ...

Dernièrement vu, Perfect mothers, d'Anne Fontaine, avec Naomi Watts et Robin Wright...comme très souvent au cinéma, je suis venue à ce film par le biais des actrices...Naomi Watts découverte dans Mulholland Road de David Lynch et Robin Wright découverte dans le rôle d'Erika (Millenium de David Flincher auquel je suis parvenue via Rooney Mara, découverte dans Carol de Todd Haynes).
Bref :lol: .

Les couleurs du film (du bleu-vert de la mer et du blond du sable notamment), caressent les yeux; la tension érotique palpable, couplée aux éléments de ce coin de la terre.

Intéressant de constater, une fois de plus, que les chemins que peut prendre le désir humain se jouent des conventions.
Ce film me rappelle "Marguerite et Julien" de Valérie Donzelli, dans cette dimension.

Naomi Watts m'a bcp moins impressionnée dans ce rôle que dans celui qu'elle incarne dans Mulholland Road.
J'ai, en revanche, bcp aimé Robin Wright dans ce côté très masculin qu'elle dégage. Ces traits sont très carrés et jouent entre féminin et masculin. Bcp aimé l'intériorité, le silence qu'elle donne à son personnage.

Peut-être un peu trop : l'intensité de la mer, la profonde sensation de liberté que dégage cette maison, comme perdue, perchée au dessus des vagues, ces corps offerts aux vents, sculptés...mais ce dernier point fait peut-être partie de ce qui sous-tend le désir, en tout cas, pour une partie.

Pas trop aimé les allusions à l'homosexualité...mais je ne dois pas être équipée du second degré à ce propos :? .
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Griottesurlegateau

Re: Les Films non lesbiens que vous adorez

Message par Griottesurlegateau »

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Arpagon

Re: Les Films non lesbiens que vous adorez

Message par Arpagon »

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short circuit une comédie de 1986, qui pose la problématique de l'intelligence artificielle face à une humanité qui veut l'utiliser à des fins meurtrières .
Mais l'un de ces robots ultra perfectionné est défaillant : suite à un incident, il développe son libre-arbitre, des sentiments.

http://www.youtube.com/watch?v=mM9lQSSABCA

http://www.youtube.com/watch?v=0HcIew2j9YU


Arpagon

Re: Les Films non lesbiens que vous adorez

Message par Arpagon »

J'ai découvert un chef d'oeuvre alliant plusieurs arts dans le même écrin L'inhumaine
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https://youtu.be/duTu3jKD9ho

Arpagon

Re: Les Films non lesbiens que vous adorez

Message par Arpagon »

Je ne l'adore pas mais il trouve en moi un écho très particulier.
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https://youtu.be/N-JMSGKPJnI

Arpagon

Re: Les Films non lesbiens que vous adorez

Message par Arpagon »

Je sais mes goûts sont bons à être postés à la casse cinématographique et inspirent ceci: :x
Mais qui sait ? Peut-être y a-t-il une personne intéressée par mon échoppe de broc' :)
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https://youtu.be/r2jxSjIr9mw
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https://youtu.be/eXmBFh540-A
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https://youtu.be/M6DpL9x8O48

Arpagon

Re: Les Films non lesbiens que vous adorez

Message par Arpagon »

Bon celui là, le dernier pour la route, ne compte pas car c'est une pièce de théâtre filmée :D
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https://youtu.be/oTAzQMvkd0o

Griottesurlegateau

Fur

Message par Griottesurlegateau »

Je viens de visionner Fur (fourrure) de Steven Shainberg avec Nicole Kidman, Robert Downey Jr. et Tyler Gerald Burrell, sorti en 2007.
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Le film avait retenu mon attention pour deux raisons.

D'une part, en creusant le film Carol de Todd Haynes, j'étais tombée sur plusieurs photographes de rue new yorkais dont Diane Arbus (1923-1971) qui avait éveillé ma curiosité.
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D'autre part, en creusant l'actualité de Rooney Mara (qui joue au côté de Cate Blanchett dans Carol), j'étais tombée sur Lion (qui sort actuellement dans les salles françaises), film dans lequel elle joue aux côtés de Nicole Kidman.
Cette actrice était lointainement nimbée, dans mon esprit, du halo de la star américaine surfaite.
Dans son apparition aux côtés de Rooney Mara, lors d'interviews, quelque chose m'a touchée dans sa façon d'être...également dans le graphisme photographique du film, l'époque.
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Ces deux raisons m'ont donc dirigée vers Fur.

Je dois dire que j'ai été portée, de part en part, par le jeu de l'actrice !
Elle y apparaît totalement ingénue, décalée, dans le monde de richesse dans lequel elle évolue.
Elle joue à merveille cet attrait pour le locataire du haut, transcendant les normes polissées de son monde.

L'attaque du sujet par le biais du conte, sans tomber dans le fantastique, est vraiment bien vue.
J'ai bcp aimé ce flirt permanent entre conte et réalité.
On ne peut s'empêcher de penser à La Belle et la Bête mais aussi à Eléphant Man de David Lynch.

Bcp d'érotisme dans l'approche des deux personnages.
A travers le visage, caché par ses poils, de Lionel et en même temps à travers ce timbre de voix calme, chaud, grave, posé, envoûtant. Bcp aimé cette voix de Robert Downey Jr..
De l'érotisme à travers ce regard sans peur, plutôt de curiosité, puis de désir que Diane porte sur cet être différent mais humain en fin de compte, qui renvoie aux photographies qu'a faites le personnage dans la réalité, qui donnaient une humanité aux personnages vivant dans l'ombre.

En revanche, j'ai vraiment trouvé dommage ce parti pris du scénario de retomber, sur sa note finale, dans le schéma classique du conte qui transforme physiquement le crapaud en prince charmant.
L'humanité physique retrouvée de Lionel a rompu, dans mon regard, ce charme délicieux, délicat, saupoudré, de toute la trame narrative antérieure.
Sa pilosité faciale avait quelque chose de beau, d'émouvant avec ce quelque chose de triste dans le regard.

J'attendais, dans cette très belle scène où Diane rase Lionel (là encore très érotique je trouve), à ce que sa pilosité refasse surface (à la façon de cette scène extraordinaire de Black Swan où les plumes prennent racine sur le corps de Nathalie Portman), comme il le dit lui-même en début de scénario, afin qu'il soit aimé avec sa différence.
Ce retour à la norme rompt vraiment le schéma narratif de tout le film.

La scène de sexe (Cate Blanchett, dans un interview, explique qu'il faut toujours se poser la question de ce qu'elle apporte dans un scénario) n'appuie en rien, à mon sens, tout ce que déroule antérieurement le scénario. Il lui donne même, dans mon regard, une certaine fadeur.

Enfin, bcp aimé le thème du masque, donc du caché, du mystère.

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